Origine des prénoms

Origine du prénom Remi

Étymologie du prénom Remi

Saint Remi :
Remigius [d'un mot latin qui signifie action de ramer, navigation], évêque de Reims, apôtre des Francs, au cinquième siècle, honoré le 1er octobre. Saint Remi, né en 438, appartenait à une famille noble du diocèse de Laon. Il fit de rapides progrès dans les sciences divines et humaines, et, dès son adolescence, il s'était rendu aussi recommandable par son savoir que par sa piété. Son mérite parut un motif suffisant pour le dispenser de l'âge prescrit par les réglements de L'église, et, à vingt-deux ans, il fut placé, malgré sa résistance,_sur le siége épiscopal de Reims. Remi se consacra, avec le zèle le plus admirable, aux fonctions de son ministère, priant et méditant, prêchant la parole divine pour éclairer son peuple, pour convertir les pécheurs, les hérétiques et les infidèles. Son humilité, sa douceur, sa charité, tout en lui attirait les âmes à Jésus-Christ. Mais le plus grand acte de son épiscopat fut la conversion du roi Clovis et des Francs.

Clovis, maître d'une grande partie de la Gaule, était païen, ainsi que tous les Francs auquels il commandait. La reine Clotilde, son épouse, qui était chrétienne et que L'église honore comme une sainte, l'avait longtemps et inutilement pressé d'abandonner le culte des faux dieux. Dans une bataille qu'il livra aux Allemands, Clovis, voyant ses soldats sur le point de prendre la fuite, invoqua le Dieu des chrétiens et promit de se faire baptiser, s'il remportait la victoire. Ses soldats reprirent aussitôt courage, et les ennemis furent entièrement défaits. Clotilde apprit bientôt de la bouche méme de son époux quel secours inespéré il avait trouvé dans la protection du Dieu qu'elle adorait, et pour achever sa conversion, elle s'adressa à saint Remi, dont elle connaissait l'éloquence persuasive. Le roi, après avoir été instruit des mystères de la foi par le saint évêque, hésitait encore, parce qu'il craignait que ses soldats ne voulussent rester fidèles à leurs idoles , mais cédant aux conseils de saint Remi, il les assembla, leur parla du Dieu qu'ils ne connaissaient pas encore et du projet qu'il avait conçu d'embrasser son culte. Tous s'écrièrent qu'ils étaient prêts à renoncer à leurs dieux mortels pour obéir au Dieu immortel que prêchait SaintRémi.

Le jour de la cérémonie du baptême, qui fut la veille de Noël, étant arrivé, les rues et les places publiques de la ville de Reims furent tendues, et l'on marcha en procession, avec les saints évangiles et la croix, depuis le palais du roi jusqu'à L'église, en chantant des hymnes et des litanies. Saint Remi tenait le roi par la main, la reine suivait avec les deux princesses, soeurs de Clovis, et plus de trois mille hommes de son armée, la plupart officiers, que son exemple avait gagnés à Jésus-Christ. Lorsque le roi fut arrivé au baptistère, il demanda le baptême. Le saint évêque lui dit : « Prince sicam-bre, courbe la tête sous le joug du Seigneur, adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. » Ensuite, lui ayant fait confesser la foi de la Trinité, il le baptisa et l'oignit du saint chrême. Les trois mille Francs qui accompagnaient le roi, sans compter les femmes et les enfants, furent baptisés le même jour par les évêques et les prêtres qui s'étaient rendus à Reims pour cette cérémonie. La nouvelle de la conversion de Clovis répandit la joie dans tout le monde chrétien et surtout dans le clergé gaulois, opprimé par les Visigoths et les Bourguignons, qui étaient tous ariens. Clovis se trouvait le seul prince de son temps qui fût catholique selon la doctrine de Jésus-Christ, et il était véritablement le fils aîné de L'église, titre qui fut donné à ses successeurs.

Saint Remi poursuivit avec un zèle que l'âge ne put jamais refroidir, l'oeuvre sainte qu'il avait si heureusement commencée. Il fonda des églises et les pourvut non-seulement de pasteurs, mais encore de tous les objets nécessaires aux cérémonies du culte divin. Avec l'autorisation du saint-siège, il établit des évêques à Tournai, à Laon, à Cambrai et dans d'autres villes. Saint Remi eut le bonheur de voir la vraie foi s'étendre par toute la France, et il mourut, en 533, à l'âge de quatre-vingt-quinze ans, plein de mérites devant Dieu et devant les hommes.

L'église honore aussi, le 19 janvier et le 15 mai, saint Remi archevêque de Rouen, au huitième siècle, et, le 28 octobre, saint Remi archevêque de Lyon, au neuvième siècle.
Genre :
Masculin
Fête :
01 Octobre

Fréquence du prénom Remi

L'évolution de la fréquence du prénom, de 1600 à nos jours, est calculée sur la base des prénoms mentionnés dans les généalogies déposées sur Geneanet.

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