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Origine du prénom Thomas Retour

À propos de ce prénom

Thomas (Saint Thomas Ou Didyme) :
[jumeau, en hébreu et en grec], apôtre, martyr en Asie, au premier siècle, honoré le 21 décembre. Saint Thomas, né en Galilée, d'une humble famille de pêcheurs, est nommé dans l'évangile le huitième des douze apôtres choisis par Jésus-Christ. Il suivit le Sauveur pendant les trois dernières années de sa prédication, et lui montra le plus tendre attachement. Le jour de sa résurrection, Jésus apparut à ses apôtres, mais Thomas, qui ne se trouvait point avec eux, leur dit : « Je ne le croirai point, si je ne vois la marque des clous dans ses mains et celle ... (Voir plus) [jumeau, en hébreu et en grec], apôtre, martyr en Asie, au premier siècle, honoré le 21 décembre. Saint Thomas, né en Galilée, d'une humble famille de pêcheurs, est nommé dans l'évangile le huitième des douze apôtres choisis par Jésus-Christ. Il suivit le Sauveur pendant les trois dernières années de sa prédication, et lui montra le plus tendre attachement. Le jour de sa résurrection, Jésus apparut à ses apôtres, mais Thomas, qui ne se trouvait point avec eux, leur dit : « Je ne le croirai point, si je ne vois la marque des clous dans ses mains et celle de la lance dans son côté. » Huit jours après , les apôtres étant, encore assemblés, et Thomas avec eux, Jésus-Christ leur apparut une seconde fois, et s'adressant à Thomas : « Portez ici votre doigt, lui dit-il, voyez mes mains et mon côté, et ne soyez pas incrédule, mais fidèle. Thomas s'écria: « Mon Seigneur et mon Dieu! » Alors Jésus reprit : « Vous avez cru, Thomas, parce que vous avez vu ,mais heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Après la descente du Saint-Esprit, Thomas alla prêcher l'évangile aux Parthes, à d'autres peuples de l'Orient et jusque dans les Indes. Il est constant qu'il souffrit le martyre et que son corps fut transporté à Ëdesse, où il était honoré d'un culte particulier dès les premiers siècles du christianisme.

Thomas D'Aquin (Saint), de l'ordre des Dominicains, docteur de L'église, au treizième siècle, honoré le 7 mars et le 18 juillet. Thomas, né en 1227, au château de Roca-Secca, ou, suivant d'autres, dans la petite ville d'Aquin, au royaume de Naples, appartenait à la famille des comtes d'Aquin, l'une des plus illustres familles de l'Italie. Dès l'âge de cinq ans, il commença ses études au monastère du Mont-Cassin, et à treize ans il alla les continuer à l'université de Naples. Au milieu des distractions et des plaisirs qui faisaient de cette ville un séjour si dangereux pour la jeunesse des écoles, Thomas, vivant à l'écart, se recueillait en lui-même et se fortifiait par la méditation : tout son temps était consacré au travail et à la prière. De plus en plus détaché du monde, il résolut d'embrasser la vie monastique, et, à peine âgé de seize ans, il fit profession dans l'ordre des Dominicains. Ses supérieurs l'envoyèrent étudier la philosophie et la théologie à Cologne, sous Albert le Grand, un des hommes les plus savants de son siècle. Attentif aux leçons de cet illustre maître, Thomas fit bientôt des progrès extraordinaires, mais il les cachait par humilité, et ses condisciples, prenant son silence pour de la stupidité, l'appelaient avec dérision le boeuf muet, le grand boeuf de Sicile. « Attendez un peu, dit Albert aux railleurs, les, doctes mugissements de ce boeuf retentiront un jour dans l'univers entier. » Parole prophétique s'il en fut jamais! Saint Thomas devint en "effet la merveille de son siècle, et composa un grand nombre d'ouvrages où la science la plus vaste est unie à la plus haute piété. Après avoir été élevé au sacerdoce, il fut chargé d'annoncer la parole de Dieu, et dans ses prédications il s'attachait bien plus à instruire et à éditer qu'à se faire admirer. Il enseignait en même temps la théologie, et Cologne, Paris, Rome, Naples, furent tour à tour les principaux théâtres de son éloquence. A Paris, il se lia d'une étroite amitié avec saint Bonaventure de l'ordre des Franciscains, et le roi saint Louis lui témoigna toujours une estime particulière. Saint Thomas ne voulut jamais être que simple religieux dans son ordre. Le pape Clément IV lui offrit l'archevêché de Naples, mais le saint docteur refusa cette haute dignité, et son humilité mit le comble à la gloire que ses lumières et ses vertus lui avaient acquise dans tout le monde chrétien.

En 1274, le pape Grégoire X, ayant convoqué un concile général à Lyon, invita Thomas d'Aquin à s'y rendre. Quoique malade, le saint docteur se fit un devoir d'obéir. Forcé, par son état de faiblesse, dé s'arrêter en route, il se fit transporter à l'abbaye de Fossa-Nuova, de l'ordre de Citeaux, et en y entrant, il prononça ces paroles : « C'est ici pour toujours le lieu de mon repos. » Il y mourut quelques jours après, dans la quarante-huitième année de son âge. Saint Thomas fut l'homme le plus savant et le plus profond théologien de son temps, ce qui lui a valu les surnoms de docteur universel, docteur angélique, ange de V école, il ne fut pas moins remarquable par sa piété, et mérita d'être canonisé.

Thomas de Cantorbery (Saint), primat d'Angleterre,martyr au douzième siècle, honoré le 29 décembre. Un antique privilège, connu sous le nom de bénéfice du clergé ne permettait pas que le clergé fût cité devant les tribunaux laïques, les ecclésiastiques n'étaient justiciables que de leur évêque. Au moyen âge, dans ces temps de barbarie et d'oppression, les tribunaux ecclésiastiques, qui ne pouvaient prononcer de peine emportant effusion de sang, sauvaient bien des innocents injustement poursuivis. Le roi d'Angleterre, Henri II, résolut d'abolir ce privilège et de ramener les clercs sous la juridiction royale, mais il devait trouver un puissant adversaire dans l'homme sur lequel il avait jeté les yeux pour l'aider à accomplir ce dessein.

Il y avait alors à sa cour un Saxon, nommé Thomas Becket qui, de simple archidiacre de Cantorbery, s'était élevé par ses talents aux plus hautes dignités de l'État. Nommé chancelier d'Angleterre, Thomas affectait de surpasser en luxe tous les seigneurs normands. Les comtes et les barons tenaient à honneur de lui rendre visite, et lui envoyaient leurs jeunes fils pour servir dans sa maison et être élevés près de lui. Ce fut cet homme, déjà si élevé en dignité, que le roi voulut faire archevêque de Cantorbery et primat d'Angleterre. Thomas Becket refusa d'abord d'accepter ces hautes fonctions, et dit au roi. « Vous avez sur les affaires de l'Église des vues auxquelles je ne pourrais me prêter , et je crois que si je devenais archevêque, nous ne serions bientôt plus d'accord. » Mais Henri II ne tint aucun compte de ces paroles qu'il ne crut pas sérieuses, ordonna aux évêques du royaume de procéder à l'élection, et Thomas contraint d'accepter le titre de primat, fat consacré archevêque le jour de la Pentecôte de l'année 1162. Dès ce moment, résolu de se dévouer tout entier aux intérêts de L'église, il se démit de ses fonctions de chancelier et de toutes les autres charges qu'il remplissait à la cour. « Peu de jours après sa consécration, ceux qui le virent ne le reconnaissaient plus. Il avait dépouillé ses riches vêtements, démeublé sa maison somptueuse, rompu avec ses nobles hôtes et fait amitié avec les pauvres, les mendiants et les Saxons. Comme eux il portait un habit grossier, vivait de légumes et d'eau, avait l'air humble et triste, et c'était pour eux seulement que sa salle de- festin était ouverte et son argent prodigué. »

Henri II comprit bien que cet homme, devenant ainsi l'ami des pauvres et le défenseur des opprimés, allait contrarier ses projets, il en ressentit le plus profond dépit, et bientôt toute l'amitié qu'il avait eue pour son ancien chancelier, se changea en une haine violente contre l'archevêque. Dans un conseil tenu à Clarendon, il fit adopter des réformes et des dispositions toutes nouvelles, qu'il lui plut d'appeler anciennes coutumes, et qui, connues sous le nom de Statuts de Clarendon, ôtaient à L'église d'Angleterre sa liberté et détruisaient les lois ecclésiastiques. Thomas hésitait avant de donner son acquiescement aux nouvelles dispositions, il écrivit au pape Alexandre III pour le faire arbitre de son devoir. Le pape les statuts de Clarendon, et encouragea l'archevêque à résister à l'injustice. Le roi, furieux, convoqua un parlement à Norihampton, et fit sommer Thomas Becket d'y comparaître. L'archevêque, malgré son état de souffrance et de maladie, se rendit à l'assemblée, revêtu de ses ornements pontificaux, portant le Viatique sur son coeur et dans ses mains la crosse archiépiscopale , mais il y fut abreuvé d'humiliation et d'insultes, et le conseil rendit contre lui une sentence d'emprisonnement. L'archevêque ayant vainement protesté contre ce jugement inique, sortit de Northampton pendant la nuit, et après bien des fatigues et des périls, il put s'embarquer et arriver sur le territoire français. Le pieux roi Louis VII accorda à l'archevêque paix et sécurité dans son royaume et ne cessa durant les six années que dura son exil, de lui témoigner les plus grands égards. Il fit plus encore : il employa tous ses soins et ses efforts à réconcilier le roi d'Angleterre avec le primat, et il y réussit, puissamment secondé dans ce louable dessein par le pape Alexandre III qui siégeait alors dans la ville de Sens. La réconciliation eut lieu en 1170. Elle était bien peu sincère de la part de Henri II, et Thomas Becket partit pour l'Angleterre avec le pressentiment que sa perte était résolue.

De Sandwich, où il débarqua, l'archevêque se dirigea vers Cantorbéry, au milieu d'une immense foule de peuple avide de revoir son premier pasteur. De toutes parts accouraient de pauvres serfs, des habitants des campagnes, des ouvriers, des marchands, les uns étendaient leurs vêtements sur son passage, les autres chantaient : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » L'archevêque entra dans la grande église de Cantorbéry, et là, devant le peuple assemblé, il prêcha sur ce texte : « Je suis venu pour mourir au milieu de vous. » Henri II, qui était resté en Normandie, apprenant que Thomas Becket était toujours fermement résolu à défendre les libertés de L'église, fut saisi d'un de ces accès de colère frénétique auxquels il était sujet. « Quoi! s'écria-t-il, pas un des lâches que je nourris à ma table n'ira me délivrer de ce prêtre ! » Quatre chevaliers, qui avaient entendu ces paroles homicides, se conjurant ensemble à la yie et à la mort, partent aussitôt pour l'Angleterre le jour de Noël, et cinq jours après ils pénétraient tout armés dans la cathédrale de Cantorbéry, au moment où le primat montait à l'autel pour l'office des vêpres. Un des conjurés cria à haute voix: « Où est le traître? » Personne ne répondit. » Où est l'archevêque? ? Le voici, dit Thomas Becket, mais il n'y a pas de traître ici. Que venez-vous faire dans la maison de Dieu avec des armes? Quel est votre dessein? ? Nous voulons que tu meures. ? Je m'y résigne , mais, au nom de Dieu tout-puissant, ne faites de mal à aucun de mes compagnons, clerc ou laïque, grand ou petit. » Aussitôt un des quatre meurtriers, ayant levé son épée pour frapper Becket, le coup fut paré par le porte-croix Grim, fidèle et courageux Saxon, qui eut le bras presque emporté, l'archevêque ne reçut qu'une légère blessure, mais un second coup frappé sur la tête le renversa la face contre terre, et un troisième coup lui fendit le crâne.

Ce glorieux martyr, qui venait de verser son sang au pied des autels pour la défense des libertés de L'église, fut canonisé sous le nom de saint Thomas de Cantorbéry. « Jamais martyre, dit Bossuet, n'a ressemblé aussi parfaitement à un sacrifice. » De toutes paris on se rendait en pèlerinage à son tombeau, surtout les Saxons, pauvres déshérités et opprimés, pour qui le saint archevêque avait été un protecteur et un père.
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Genre : Masculin
Fêtes : 28 Janvier (Thomas d'Aquin), 03 Juillet (Thomas)

Popularité du prénom Thomas

L'évolution de la popularité du prénom, de 1600 à nos jours, est calculée sur la base des prénoms mentionnés dans les différentes bases de Geneanet : le pourcentage correspond à la fréquence du prénom par rapport à l'ensemble des prénoms donnés chaque année.

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