Étude historique sur Ménigoute

Ré-édition d'un ouvrage paru en 1910

 

S'il est probable que Ménigoute ait vu le jour dans la seconde moitié du Ve siècle, le plus ancien document qui fasse mention du village ne remonte cependant qu'au XIe siècle.

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Son plus vieux monument, datant également de cette époque, laisse supposer que la paroisse n'aurait été pourvue que d'une sorte d'oratoire desservi accidentellement durant quatre cents ans. Le plus important fief du pays était la châtellenie de Bois-Pouvreau, vassale de la puissante abbaye de Saint-Maixent. Sa suzeraineté s'étendait sur les trois quarts de Ménigoute. En 1471, Louis XI, un des principaux artisans de l'accroissement du pouvoir royal aux dépens du pouvoir féodal, mécontent de Jean d'Estissac, seigneur de Bois-Pouvreau, assiégea le château. Parmi les nombreuses légendes qui entourent cet événement, l'une d'elles raconte que le châtelain, comprenant que la situation était intenable, s'échappa en prenant la place des entrailles d'un cheval emporté pour être enterré plus loin. La seigneurie continua ensuite à exister, mais les murs du manoir furent rasés de façon à ne plus braver les armées royales. Grand bienfaiteur de Ménigoute, Jehan Boucard, qui avait gouverné pendant plusieurs années l'abbaye Notre-Dame des Châtelliers, trésorier-administrateur du chapitre et archiprêtre de Sanxay, fonda une chapelle et un hôpital qu'il dota richement. Trente « pauvres vieux pèlerins et malades, choisis parmi les plus indigents et non pas ceux qui peuvent bien gagner leur vie ni les grands bêlitres effrontés » devaient y être perpétuellement nourris et entretenus, à tour de rôle, à condition qu'ils assistent à la messe dite chaque jour par un des treize chapelains du chapitre qui pouvait ensuite aller boire avec les miséreux. Pourvue de ses institutions principales et favorisée par une longue période de paix, la population connut des jours heureux au XVIe siècle, alors que les moines accroissaient leur puissance en même temps que faiblissait le prestige seigneurial, conséquences fatales de la fondation de l'aumônerie et du démantèlement du manoir de Bois-Pouvreau. Puis vinrent les guerres de Religion. Aux horreurs de la guerre civile, à une soldatesque fanatisée et brutale semant partout le pillage et l'incendie, s'ajoutèrent une terrible maladie épidémique appelée le flux de sang, et une effroyable disette. © Micberth


Broché

  • Pays : France
  • Région : Poitou-Charentes
  • Département : Deux-Sèvres
  • Numéro INSEE : 79179
  • Auteur : E. Bâty
  • Numéro ISBN ou EAN : 978-2-7586-0657-4
  • Nombre de pages : 120
  • Date d'édition : 2012

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