Uriage et ses eaux minérales

Les Romains ont de bonne heure apprécié les ressources que fournissent les bains sous le rapport de l'hygiène et de la thérapeutique.

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Description du produit

C'est à cette habitude d'utiliser les eaux minérales vraiment efficaces qu'est due la fondation d'un établissement balnéaire à Uriage. L'antique établissement a été peu à peu mis au jour, au fil des travaux nécessaires pour améliorer le captage des eaux. Outre des médailles qui permettent de faire remonter l'origine des thermes au Ier siècle, il fut découvert un grand nombre de petits marteaux en plomb, ex-voto offerts jadis par des malades pauvres et reconnaissants au dieu Vulcain, auteur des eaux auxquelles ils devaient la santé. Au XIVe siècle, le seigneur d'Uriage aurait fait démolir les bâtiments construits autour de la source pour se soustraire aux visites onéreuses dont la fréquentation des eaux l'accablait. Il ne reste plus aujourd'hui que de rares débris des nombreuses chaumières qui se groupèrent autour du château dont la partie la plus ancienne est une tour datant des Sarrasins.
De temps immémorial, quelques personnes du pays, sans autre inspiration que l'usage, venaient boire les eaux pendant trois à cinq jours. Des accidents furent provoqués par leurs abus, mais, vers 1820, certaines guérisons éclatantes excitèrent tant de surprise et d'enthousiasme dans Grenoble, qu'on songea aussitôt à fonder près de leur point d'émergence, un vaste et bel établissement. Le docteur Billerey fut nommé à cette époque inspecteur de la source et on prit alors des mesures pour l'emploi de l'eau minérale chauffée à une température convenable dans les bains, et l'envoi par l'administration de malades pauvres. La marquise de Gautheron, propriétaire de la source, jeta les premiers fondements de ces thermes dont le comte de Saint-Ferriol fit ensuite un établissement de premier ordre.
Le docteur Gerdy eut le mérite de faire connaître toutes les ressources qui pouvaient être retirées de l'emploi judicieux de cette eau minérale. Consacrant une étude à l'action physiologique et thérapeutique de ces sources, il posa des règles pour leur administration, même si l'explication du mécanisme resta chose difficile. Si les anciens, qui avaient éprouvé les effets salutaires d'une source, élevaient un temple ou une statue à la nymphe qui y présidait, Ph. Blanchard manifesta sa reconnaissance au travers des gravures qu'il élabora au cours des promenades que sa santé retrouvée lui permit d'effectuer et qui illustrent le présent ouvrage. © Micberth

Ré-édition d'un ouvrage paru en 1865



  • Pays : France
  • Région : Rhône-Alpes
  • Département : Isère
  • Numéro INSEE : 38422
  • Auteur : Dr A. Doyon
  • Numéro ISBN ou EAN : 978-2-7586-0643-7
  • Nombre de pages : 206
  • Date d'édition : 2012

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