Description de la ville d'Angers

Réédition d'un ouvrage paru en 1868

 

L'enceinte de la ville gallo-romaine existe encore et abrite la Cité, sise sur une hauteur qui rendait son accès plus difficile aux ennemis et qui la mettait à l'abri d'un second déluge.

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Ses murs furent entretenus et visités avec soin pendant longtemps, défense étant faite d'élever plus haut les maisons voisines ou de bâtir à une distance trop proche.

 

Le chapitre de la cathédrale, maître et propriétaire de tout l'enclos, y exerçait toute police et juridiction intérieure. Le comte Charles se réserva cependant le droit d'y saisir les réfugiés coupables de crimes ou de délits commis en ville, et d'y reprendre les femmes et les filles retenues contre le gré de leur mari ou de leurs parents.

 

Commencée par Pépin le Bref et terminée par Charlemagne, selon certains, l'église cathédrale était tombée en ruine lorsqu'elle fut rebâtie par Hubert de Vendôme, évêque d'Angers, au commencement du XIe siècle. Les ducs d'Anjou, rois de Sicile et quelques rois d'Angleterre y firent des dépenses somptueuses, la choisissant pour leur enfeu et lui assignant de grands revenus en terres, en fiefs et en églises. En 1231, Guillaume de Beaumont, évêque d'Angers, installa les cordeliers près de l'hôpital du Temple, dans une vigne qui appartenait au chapitre de Saint-Maurille. Le monastère fut ensuite considérablement augmenté par de nombreuses donations au point que ses dépendances formaient tout un quartier de vignes et de jardins enclos. Aussi, pendant les contagions du début du XVIe siècle, le conseil de ville tint ses séances au couvent, « pour le bon air ». René, duc d'Anjou, y fit construire une magnifique chapelle pour que son cœur y soit déposé après sa mort, ainsi que celui de Jeanne de Laval, son épouse. La charpenterie des halles passait pour être une des plus belles et des plus grandes de France ; elle fut établie par une offrande volontaire des habitants. La ville y recueillait son artillerie. Sur la place fermée de toutes parts, se tenait le marché aux bestiaux et en dehors, le marché au beurre. Dans le bas, les sottises et les mystères étaient représentés dans le Parc des jeux et tout près s'établit un jeu de paume qui devint le théâtre. En 1597, on fit clore les halles qui, la nuit, devinrent le refuge des gueux et, en 1749, quarante boutiques y furent construites. La Rossignolerie n'attira pas de pensionnaires lorsqu'elle fut destinée à servir de retraite aux prêtres âgés ou infirmes qui n'avaient pas de quoi vivre ; ils n'eurent bientôt plus le choix puisqu'elle devint leur prison en 1793. © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Pays de la Loire
  • Département : Maine-et-Loire
  • Numéro INSEE : 49007
  • Auteur : Péan de la Tuillerie, C. Port
  • Format : 14 x 20 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 9782758606239
  • Nombre de pages : 644
  • Date d'édition : 2012

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