La Table d'ardoise, Silvanonia 1959

préface d'Ysabelle Lacamp, Livre illustré des photographies des lieux et des protagonistes
Dans les années 60 à Chaumont sur Tharonne, Vouzon, La Ferté Saint-Aubin

16,00 €

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Description du produit
1959, au cœur de la forêt de Sologne.
« Il respirait à pleins poumons l'odeur des sapins dégageant leur senteur puissante de résine sous le petit soleil de juin. l'air était pur, son cœur aussi, son âme légère et sereine... Plus pour très longtemps... »

À dix ans, Silvère apprend avec bonheur puis douleur ce que sont l'amitié, l'amour, la jalousie. Nous le suivons dans ce récit imprégné du terroir solognot, mais aussi de romanesque, de suspens et de mortelles trahisons.

Une vie au milieu des livres : Yves PORTIER-RÉTHORÉ est né le 15 octobre 1949 à la Rougellerie à Chaumont-sur-Tharonne, Loir-et-Cher. Enfant et adolescent en Sologne, apprenti géomètre à Orléans, traiteur de commandes chez un fabricant-lunetier à Paris puis à Nancy, grimpeur d'échelons chez Hachette à Nancy et ensuite à Maurepas, libraire à Paris près des Buttes-Chaumont, puis avenue de l'Opéra, Thénardier de bar à jazz à Rouen, secrétaire de laboratoire de recherche d'histoire à l'université de Rouen, et enfin éditeur universitaire, toujours à Rouen.

Ysabelle Lacamp est la fille de Max Olivier Lacamp, journaliste et écrivain (Les Feux de la colère, prix Renaudot 1969).
Révélée en 1987 par Le Baiser du dragon, elle a publié depuis une quinzaine de livres, dont entre autres, L'Éléphant bleu, Les Nuits kimono, Les Paradis lointains, L'Homme sans fusil, son dernier ouvrage paru étant La Jalousie des fleurs en 2004. Une prochaine nouveauté est annoncée chez Flammarion pour ce printemps 2008.
Véritable artiste complète, elle est ou a été présente également dans tous les domaines de la création, cinéma, chanson, peinture, télévision (fiction ou chroniqueuse). Elle partage son temps et ses activités entre Paris et son refuge cévenol.

La Table d'ardoise, la genèse
Voici bien 20 ans maintenant, alors que je contemplais depuis mon balcon sur les hauteurs des Buttes-Chaumont le Parc de la Villette et les immeubles bordant la saignée de la Petite Ceinture qui sortaient de terre, modifiant considérablement le paysage du xixe arrondissement où j'avais connu la grande Halle en activité et le train, je pris conscience du temps qui passe et des bouleversements que traversent chaque vie sur terre.
Je me pris à ramener ces considérations à ma modeste personne, et me revinrent soudain avec une acuité et une précision étranges mon enfance, puis le chemin parcouru pour en arriver là. Le décalage entre les modes de vie était flagrant, pour toutes les générations, et je me disais qu'en quelques décennies, trois seulement à l'époque, tout cela avait été balayé par la course frénétique au confort et la recherche de la facilité du quotidien.
Mon enfance me parut avoir été vécue dans un autre monde, j'avais l'impression de venir d'une autre planète. Il fallait que je laisse un témoignage de cette vie d'enfant seul coupée de tout, au milieu de 600 hectares de forêts et d'étangs, sans copains puisque l'école était à 6 kilomètres puis plus tard le collège à plus de 10, avec pour toute compagnie la famille et celle des ouvriers forestiers, le jardinier du château et sa femme, et partout, omniprésente, la nature, les bois, la chasse.
La seule ouverture sur le monde, chose rarissime à l'époque et dont je remercie mes parents d'avoir fait l'acquisition, fut la télévision que nous eûmes fort tôt (en 1959), et qui n'était pas la télévision de maintenant, loin de là. Mais quand on est esseulé, un peu « sauvage » dans le sens « solitaire qui ne connaît rien d'autre », quel merveilleux outil d'évasion, quelle incroyable machine à rêver ! Mais cette évasion se produisit un peu plus tard que la période qui nous occupe.

La Table d'ardoise, c'est quoi ?
Je me mis donc à écrire ma vie quotidienne quand j'avais 10 ans, et cela fut fort agréable, un peu nostalgique bien sûr. Et puis, mon imagination prit le dessus. Je me disais que ce paysage magnifique, que ces personnes bien réelles, « ordinaires », auraient pu servir de décor et d'acteurs à une histoire extraordinaire. Et les personnages fictifs apparurent comme si cela allait de soi. Ils m'échappèrent d'ailleurs bien vite, et s'incrustèrent dans la vie des miens sans complexe. Je les laissai faire, et l'histoire se construisit d'elle-même, mi-fiction, mi-réalisme. Les aléas de la vie me firent ranger la chose au fond d'un carton pendant de nombreuses années à environ un tiers de son élaboration. Puis, un jour, une certaine sérénité retrouvée, je décidai qu'il était temps de reprendre le travail. Et La Table d'ardoise poursuivit son cours.

Chacun(e) trouvera ce qu'il (elle) veut dans ce livre :
Ode à un terroir forestier ancestral méconnu et au travail de la terre et des bois
Comédie dramatique de tous les jours poignante et romanesque faite d'amour et d'amitié
Suspens et mystère
Témoignage de la vie quotidienne à la campagne à la fin des années cinquante
Relation historique, à travers le livre du grenier racontant l'histoire de la Sologne, et l'appendice final regroupant les principaux événements de cette année 1959 absents du vécu de l'enfant, pourtant si importants dans la vie « extérieure ».

Lorsque l'ouvrage fut terminé, je le fis lire à quelques amis et connaissances plus ou moins proches, et je fus surpris et ravi de l'accueil sans concessions qu'on lui fit. Certains et certaines furent de merveilleux conseillers quand au fond, et d'autres me permirent de remanier la forme. Enfin, après de nombreuses tentatives infructueuses bien sûr, un éditeur et son comité de lecture tombèrent sous le charme à leur tour...
Parmi les gens qui ont permis que ce livre voit le jour tel qu'il est, je tiens à signaler Ysabelle Lacamp, amie de longue date dont l'enthousiasme me poussa à lui demander une préface, ce dont elle s'acquitta avec la gentillesse qu'on lui connaît, Yvan Leclerc et Emmanuel Vincent, respectivement spécialistes de Flaubert et de Maupassant, et enfin Claude Michelet, fondateur de l'École de Brive pour ses encouragements répétés.
Et je n'oublie pas « Pépère », chat merveilleux qui, par sa présence sur mes genoux durant les dernières phases de la préparation du livre a aussi fait par sa sérénité que j'ai eu la patience d'arriver au terme de l'entreprise. Il nous a quitté ce 8 janvier 2008, et repose désormais au pied d'un grand arbre dans la forêt.

La Table d'ardoise, les lieux et personnages de l'action
L'essentiel du roman se déroule à la Rougellerie, propriété forestière de 600 hectares de forêt (à l'époque des faits, elle comptait 5 étangs et 3 fermes) sise sur les communes de Vouzon, La Ferté-Saint-Aubin et Chaumont-sur-Tharonne, rattachée administrativement à cette dernière commune.
Le château (Château pour le jeune héros du livre pour qui cette bâtisse était le lieu le plus important et sacré de la communauté avec tout le respect qu'on lui devait), construit en briques dans le style des élégants petits châteaux du xixe siècle était alors habité par Madame et Monsieur, les châtelains, et par les deux « bonnes », Micheline la sœur (du narrateur), et l'autre Micheline, l'une cuisinière, l'autre femme de chambre. Tout ceci est rigoureusement exact, de même que la cuisine où se déroule une partie de l'action.
Les communs, bâtiment en U non loin du château, séparé de celui-ci par une large allée bordée de grands platanes, sont habités par le garde, Edgar, père du narrateur, et Lucienne, sa mère. Le jardinier François et sa femme sont logés dans le même bâtiment. À l'étage, des pièces abandonnées, et le grenier sombre sous le toit où le narrateur découvre le livre qui raconte l'histoire de la Sologne aux enfants.
Sur le côté gauche du U, à l'arrière, un hangar à bois, puis le poulailler et le jardin d'Edgar. Vient ensuite la longue allée de Chaumont qui mène à la route conduisant au village, et le bois de mélèzes imposants, décor des rêves et cauchemars de Silvère.
De cette allée, part un sentier qui conduit à l'étang de Bromassin où, caché dans les ruines d'une ferme ancienne, Silvère apprend la « trahison » de Tino et de sa sœur.
Sur le devant du château, un grand pré, puis le « Désert », lisière de la forêt où se rend souvent Silvère pour rêver en contemplant le château ou guettant les allées et venues de ses occupants.
À l'arrière du château, un autre grand pré puis l'étang du Parc, but de promenade de la famille. Une longue allée sablonneuse incurvée partant du château de ce côté-là mène à la ferme des Blanquebert, ouvrier forestier, et à la maisonnette de Tino. Devant les logements, la mare entourée de végétation touffue, où on assiste aux épisodes clés de l'histoire. Si cet endroit existe toujours de nos jours, il a été (heureusement) assaini et présente maintenant un environnement cossu et charmant. À l'époque des faits, il en était tout autre...
Quelques « scènes » se déroulent aussi dans le village de Chaumont, petite bourgade tranquille où subsistent (encore de nos jours) quelques traces des fossés médiévaux qui l'entouraient. Un important moment de l'action s'y déroule, c'est là que Silvère « recrute » malgré elle Lisette, jolie blonde instrument de sa vengeance.
On croise aussi parfois à divers endroits une mystérieuse silhouette de femme habillée tout de noir. Qui est-elle ? Que veut-elle ?

Ces lieux et ces personnages sont presque tous illustrés par des photographies réelles ou fictives. Seul l'auteur et les généreux possesseurs savent ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Mais est-ce si important ?

Ce livre est vendu sous la marque Regain de lecture, une marque de Corsaire Editions.
  • Pays : France
  • Région : Centre-Val de Loire
  • Département : Loir-et-Cher
  • Numéro INSEE : 41046
  • Auteur : Y. Portier-Réthoré
  • Numéro ISBN ou EAN : 978-2-35391-009-0
  • Nombre de pages : 224
  • Date d'édition : 2008

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