Monographie de la commune de Saint-Loubes

Au XIXe siècle et au début du XXe, des historiens, des érudits locaux et des amateurs éclairés se sont livrés, dans les services d'archives et sur le terrain, à des enquêtes longues et opiniâtres. Ce sont des rééditions de ces ouvrages sur l'histoire des villes et des villages que nous vous proposons aujourd'hui.

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Description du produit

A. de Comet, qui avait des ascendants loubésiens et des ancêtres bordelais plus anciens, a consacré à Saint-Loubès une monographie exceptionnelle : convaincu, et à juste titre, que l'histoire, surtout quand elle est locale, « ne se résume pas dans l'avènement des dynasties et la chute des trônes, dans les victoires et les défaites qui grandissent et abaissent les nations », mais qu'elle se trouve surtout liée à tout ce qui constitue la vie du terroir depuis ses origines (topographie de la commune de Saint-Loubès, vestiges gallo-romains trouvés sur le territoire du bourg du Truch d'où est sans doute issue notre cité, évocation de l'ancienne église et du prieuré édifié en 1245 par Bertrand de Saint-Loubès...), il a effectué toutes les recherches qu'il estimait nécessaires et « livre au public une œuvre de patience, sans soucis de la critique comme de l'éloge ». Dédié à la Société des archives historiques du département de la Gironde et plus encyclopédique que narratif, son ouvrage répond, par avance à toutes les questions que les Loubésiens, amoureux de leur passé, peuvent se poser. Les vignobles ? Leur présence dans la région est très ancienne et leur pérennité a été assurée malgré une surveillance très rigoureuse des autorités : longtemps on n'en a permis la plantation qu'à la condition expresse d'en arracher une quantité égale ; dès 1560, Charles IX prescrivait de supprimer les vignes, un arrêt du Conseil d'État du 5 juin 1731 interdisait toute nouvelle plantation de vigne et l'auteur se souvient personnellement d'une motion du conseil général (1811) à ce sujet qui avait « impressionné vivement tous les propriétaires de vignes » (mauvaise récolte de céréales et guerres napoléoniennes).
La destruction de la vieille église ? Il revient longuement sur ce sujet douloureux (« En 1853, on parla d'abord vaguement de la nécessité d'agrandir et de restaurer la vieille église. ») et pour ce qui est de la vie religieuse dans la paroisse, il la décrit dans tous ses aspects, évoquant le cimetière et la fabrique, les curés, vicaires et desservants de 1238 à 1867, les revenus de la cure de Saint-Loubès, les dîmes du prieuré, la nouvelle église et le baptistaire. Il est tout aussi précis et prolixe à propos des communaux - de l'usage (pacage des bestiaux) et de la répartition des terres, le droit de tiers étant réservé au roi et aux seigneurs - ainsi qu'au sujet des statuts des palus (terres alluvionnaires et marais desséchés) et du fonctionnement du Syndicat, chargé de l'exécution des décisions prises dans les assemblées de propriétaires. Il établit aussi des tableaux comparatifs sur l'état des propriétés dans les palus de Saint-Loubès au XVIIIe et au XIXe siècle, il étudie la transformation des cultures, décrit les chemins et les fossés, fait l'historique du droit de vaine pâture et brosse un tableau très vivant de l'époque de l'Ancien Régime dans la région, avec le domaine du roi, les maisons nobles (de Labatut, Reignac, Lamothe Saint-Loubès...), l'administration de la paroisse, à laquelle succèdent celle des officiers municipaux, des maires et des adjoints. A quoi il faut ajouter les chapitres consacrés à l'instruction primaire (la France ne date pas de 1789), aux institutions de charité, à la population, aux cours d'eau et aux moulins, à l'impôt, aux anciennes et nouvelles cultures, aux voitures publiques et aux chemins vicinaux, à l'état du bétail... © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Aquitaine
  • Département : Gironde
  • Numéro INSEE : 33433
  • Auteur : M-A. De Comet
  • Numéro ISBN ou EAN : 2-84373-206-9
  • Nombre de pages : 726
  • Date d'édition : 2002

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