La vie d'autrefois à Aix-les-Bains

Au XIXe siècle et au début du XXe, des historiens, des érudits locaux et des amateurs éclairés se sont livrés, dans les services d'archives et sur le terrain, à des enquêtes longues et opiniâtres. Ce sont des rééditions de ces ouvrages sur l'histoire des villes et des villages que nous vous proposons aujourd'hui.

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Description du produit

Le nom d'Aix-les-Bains (originellement Allobrogum Aquae Gratianae) a eu, de tout temps, une résonance mythique : est-ce en raison de son habitat lacustre d'autrefois, de ses eaux sulfureuses renommées dès l'Antiquité, de son appartenance (jadis) à la Maison de Savoie qui passait pour la plus ancienne des maisons régnantes d'Europe, du lac du Bourget immortalisé par Alphonse de Lamartine ou du nombre de célébrités qui y séjournèrent, d'Henri IV à Alexandre Dumas ou à la duchesse de Castries, en passant par Mme de Mazarin, Victor-Emmanuel Ier et Honoré de Balzac ? Difficile à dire, d'autant que l'histoire de la cité en elle-même est déjà d'une grande densité : très tôt la population aixoise est active et prospère et, dès le IIe siècle, la vie balnéaire est intense ; les baigneurs sont riches ou modestes, mais les touristes, particulièrement nombreux, viennent, poussés par un sentiment religieux (ils visitent le Bois sacré), par la simple curiosité (on raconte tant de choses sur cette région des Alpes) ou par nécessité, la route de Genève à Chambéry passant très près des thermes d'Aix.
Cette prospérité se maintient jusqu'au Ve siècle, période des grandes invasions qui voit les Burgondes s'installer en Savoie, avant les rois mérovingiens puis carolingiens.
Aux Xe et XIe siècles, Aix devient la résidence des rois de Bourgogne, Conrad dit le Pacifique et Rodolphe III, dont l'épouse Ermengarde favorise la fondation d'un prieuré qui, ravagé, au XVe siècle par un incendie, sera remplacé par une église collégiale. Au XIIe siècle, nous voyons le domaine d'Aix figurer parmi les possessions des comtes de Savoie qui choisirent les de Seyssel comme seigneurs des lieux, capables, dans ce poste avancé, de défendre la capitale de la Savoie, Chambéry. La bannière des De Seyssel flotta sur bien des tours jusqu'à la fin du XVe siècle, au prix de nombreux combats contre le Dauphin, contre les Anglais et même contre le duc de Savoie, ce qui causa leur perte. Pendant tout ce temps, les sources aixoises ne sont pas délaissées (Bain des femmes signalé en 1373 et citation, comme baigneuse de haut lignage, de Marie de Genève, femme d'Humbert, dont un frère fut pape en Avignon.) Au XVIe siècle, les eaux sont encore à tout le monde et le Bain Royal n'est qu'un grand bassin carré recouvert d'un toit. Henri IV vient s'y baigner très simplement, en l'an 1600, mais le nombre des baigneurs ne va cesser d'augmenter, d'autant que l'état des routes s'améliore. Les hôtelleries se multiplient et on s'efforce d'assainir et d'embellir la ville, en la débarrassant de ses mendiants, de ses ivrognes et de ses charlatans sous l'impulsion de l'intendant général de Chambéry, du châtelain chargé de la police locale et du directeur des Bains nommé en 1783. Quatre ans plus tard, c'est un poste de médecin qui est créé, un règlement est institué, on tolère les jeux, même s'ils ne sont pas officiellement autorisés, on recourt à la publicité des gazettes... Les saisons de 1790 et 1791 seront brillantes. © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Rhône-Alpes
  • Numéro INSEE : 73008
  • Numéro ISBN ou EAN : 2-84373-133-X
  • Nombre de pages : 392
  • Date d'édition : 2002

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