Itteville. Saint-Germain (1739-1793). Une paroisse rurale au XVIIIe siècle en Seine-et-Oise Nouveau

Gustave Cahen reproduit ici fidèlement les délibérations du conseil de fabrique de la paroisse d’Itteville de 1739 à 1793, registre tenu presque entièrement par M. le curé Simon-Louis Chesnel.

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Description du produit

Gustave Cahen reproduit ici fidèlement les délibérations du conseil de fabrique de la paroisse d’Itteville de 1739 à 1793, registre tenu presque entièrement par M. le curé Simon-Louis Chesnel.

 

Ce dernier constata à son arrivée que l’église Saint-Germain était malpropre au point de ressembler à une grange plutôt qu’à un temple ; le beffroi avait besoin de réparations urgentes. Il fit entreprendre des travaux de carrelage et de menuiserie dans l’église et reconstruire la maison du vicariat. Le 16 septembre 1747, Claude Drouas de Boussey, archidiacre d’Étampes, visita l’église de Saint-Gombert, située dans l’enceinte d’Itteville et la trouva dans l’état le plus indécent. Vu l’inutilité de cette église pour l’édification des paroissiens et la somme considérable qu’exigeraient les réparations, il fit interdiction d’y célébrer à l’avenir aucun service divin et même d’y faire aucune station pendant les rogations et autres fêtes. Le 28 octobre 1753, J.B. Fresnois, prêtre, vicaire de la paroisse, observant qu’il n’y avait pas de confessionnal pour le vicaire et pour montrer la bonne intelligence avec laquelle il voulait vivre avec les fidèles, offrit d’en faire fabriquer un à ses frais, à condition qu’il ne servirait qu’à lui et à ses successeurs. Le 14 décembre 1759, l’archevêque de Sens envoya la lettre circulaire par laquelle le roi demandait aux églises de suivre son exemple en faisant porter leur vaisselle d’argent à la Cour des monnaies, au bien de l’État. Le curé Chesnel nota dans son registre : « Il n’a été fait aucune réponse à cette lettre, attendu que les Confréries n’ont aucune argenterie et qu’il n’y a à la fabrique qu’un calice, des vases pour les saintes huiles, un ciboire et le haut d’un soleil qui emprunte son pied au ciboire ». Le 14 septembre 1760, le cardinal de Luynes fit savoir qu’il ne donnerait aucune ordonnance pour abattre l’église Saint-Gombert. Le curé Chesnel commenta cette décision : «  Ce qui aura plutôt décidé le prélat, amateur de la paix, à ne pas ordonner la démolition de cette chapelle, c’est la crainte d’une révolte de la part des habitants obstinés, pour la plupart à conserver cette masure. Il n’y a jamais rien à craindre d’une vraie dévotion. Mais la mutinerie est une suite assez ordinaire de la superstition ». Le 5 septembre 1762, il obtint l’autorisation de bâtir en lieu et place de cet édifice un logement pour une sœur qui instruirait les jeunes filles de la paroisse et prendrait soin des malades ainsi qu’une petite chapelle pour conserver la mémoire du saint.

  • Pays : France
  • Région : Ile-de-France
  • Département : Yvelines
  • Auteur : Gustave Cahen
  • Format : 14 x 20 cm
  • Nombre de pages : 278
  • Date d'édition : 2019

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