Les membres du personnel du Crédit Lyonnais victimes du conflit 1914-1918

Biographie reprenant l’état-civil, le grade militaire et les circonstances du décès. 

 

La richesse du document réside dans l’étude des dossiers du personnel, riches de renseignements sur le parcours professionnel, au Crédit lyonnais et précédemment, son niveau scolaire. De nombreux courriers attestent des circonstances du décès et apportent un témoignage émouvant sur ces soldats. 

35,00 €

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Description du produit

« 1592, sur les 8000 membres du personnel qui ont été mobilisés. Parmi ces victimes sont représentés tous les échelons de la hiérarchie : les grooms, les coursiers, les garçons de course, les garçons payeurs, les garçons de bureau, les garçons de recettes, les garçons de caisse, les manipulateurs, les employés qualifiés, les démarcheurs, les chefs de section, les aides-caissiers, les caissiers, les conservateurs, les sous-chefs de service, les « signatures autorisées », les gérants de sous-agence, les fondés de pouvoirs, les sous-directeurs, les directeurs d’agence, les inspecteurs, les secrétaires de direction, le chef du personnel du siège central, les pompiers, un lithographe et les ouvriers ».*

 

L'entreprise compte alors 16 400 collaborateurs à travers le monde dont 13 900 en France.

 

Durement touché par les vides dans son personnel en raison des appels successifs de la mobilisation, le Crédit lyonnais qui déplore de surcroît de nombreuses disparitions, procède à un recrutement intensif d’éléments féminins. Le défaut de cadres l’a obligé à fermer complètement 76 agences et bureaux permanents et à réduire l’activité de 30 autres, auxquels il faut ajouter 21 “succursales” dans les départements envahis ou en Belgique, et 8 autres établies dans la zone des Armées. Ainsi, 135 sièges lui manquent, soit, en nombre, plus du quart de ses installations.

 

Tout a commencé en juin 1996 sur une idée d’une collègue et amie, Joëlle, et à la suite d’un article concernant un de nos collègues de l’annexe Richelieu (UAC), généalogiste, que j’interviewais pour “Les échos, le journal du Comité Central d’Entreprise du Crédit Lyonnais”.

 

Après un déjeuner-réunion, l’association est lancée. Les statuts seront signés le 6 décembre 1996. La déclaration en Préfecture et la publication au J.O. se feront en 1997. Mireille Pailleux est co-fondatrice et présidente depuis cette date. Sylvie Pépino a rejoint le cercle en juin 1999.

 

Depuis le rachat du Crédit Lyonnais par le Crédit Agricole, notre association propose son activité aux collègues du Crédit Agricole (CA sa) et devient : Cercle de généalogie et d’histoire chez LCL CA sa.

 

Installés dans un des immeubles du siège opérationnel de LCL (Le Crédit lyonnais) à Villejuif, nous recevons nos adhérents dans des locaux pourvus d’une importante bibliothèque. Nous aidons nos adhérents à se familiariser avec les recherches sur Internet et les logiciels de généalogie.

 

Notre association est affiliée à la Fédération Française de Généalogie (FFG) et membre de l’Union des cercles généalogiques d’entreprises (UCGE) organisatrice du Congrès national de généalogie 2011 à Lille.

 

PREFACE

Si la guerre de 1914-1918 a été défini comme « grande », c’est qu’elle a concerné l’ensemble de la société française. Aucun territoire, aucun établissement scolaire, aucune association, aucune entreprise n’a été épargnée par la guerre.

 

Au lendemain de l’armistice, les noms des 1 400 000 Morts pour la France ont été inscrits sur les monuments aux morts des communes, sur les stèles des paroisses, mais aussi sur les plaques des sièges des associations des établissements scolaires et des entreprises.

Plus de 100 000 monuments, stèles et plaques matérialisent aujourd’hui la mémoire de ces combattants.

 

Alors que pendant des décennies, ces noms s’enracinaient dans la connaissance de ceux qui les lisaient, les bouleversements de la société et en particulier l’exode rural, les mutations de l’économie et les évolutions démographiques ont progressivement coupé les racines de cette connaissance. Sur les monuments aux Morts comme sur les stèles et plaques, les noms de ceux à qui la France doit d’avoir conservé sa liberté sont devenus anonymes.

 

Sortir de cet anonymat, reconstruire des vies, tel est le but aujourd’hui de ceux qui cent ans plus tard, sont partis à la recherche des destins individuels de chacun de ces hommes et de ces femmes qui constituent cette génération fauchée.

 

Mireille Pailleux, Sylvie et Gilbert Pepino appartiennent à cette grande famille des découvreurs. Avec passion, ils ont redonné à chaque salarié « Mort pour la France » d’une des grandes banques françaises du XXe siècle – Le Crédit Lyonnais- un destin.

 

En 1914, Le Crédit Lyonnais est la première banque mondiale. Il compte 16 400 collaborateurs à travers le monde dont 13 900 en France. 8 000 salariés seront mobilisés, 1592 y perdront la vie.

 

Le travail réalisé par nos trois généalogistes est exceptionnel. Il est un exemple de ce que peut réaliser la recherche combinée à la passion. Ce travail est également une chance pour l’entreprise qui fut Le Crédit Lyonnais et qui est aujourd’hui placée sous la coupe du Crédit Agricole.

 

Une chance, car même au temps de la mondialisation, donner des racines à une entreprise reste un moyen de fédérer et de bien fonctionner.

 

Je remercie Mireille Pailleux, Sylvie et Gilbert Pepino d’être les acteurs de cette chance mémorielle. En espérant que Le Crédit Lyonnais saura simplement la saisir !

Le Contrôleur général des Armées (2s) Serge Barcellini Président général de l’association Le Souvenir Français.

  • Pays : France
  • Auteur : Mireille Pailleux, Sylvie Pepino
  • Format : 21 x 29,5 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 978-2-919295-27-5
  • Nombre de pages : 380
  • Date d'édition : janvier 2019

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