Pack "Hiérarchies sociales de nos ancêtres" (3 guides)

Premier guide : Hiérarchie et ascension sociale de nos ancêtres paysans

 

Deuxième guide : Les femmes actrices majeures de nos généalogies

 

Troisème guide : Hiérarchie et ascension sociale de nos ancêtres artisans et boutiquiers

30,00 €

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Description du produit

Hiérarchie et ascension sociale de nos ancêtres paysans


Avec ce fascicule, nous allons découvrir la situation de chaque catégorie de paysans (laboureurs, manouvriers, vignerons...), de chaque profession, sur l’échelle sociale.

 

À travers quelques exemples, nous allons voir comment, sur plusieurs générations, les familles d’agriculteurs pouvaient s’extraire de leur condition, s’élever socialement ou parfois régresser.

 

Autrefois, beaucoup de gens vivaient à la campagne. Des nobles, qui n’habitaient pas forcément un château ou un manoir, des bourgeois, des rentiers, des ecclésiastiques, des officiers royaux et de seigneurie (notaires, greffiers…), un médecin, parfois un maître d’école, des marchands, des artisans, et surtout une masse de paysans.

 

En effet, si la population française était composée de plus de 80 % de ruraux, près de trois habitants sur quatre de la campagne étaient des travailleurs de la terre. Ceux-ci constituaient le fondement même de la société de l’ancienne France, d’abord parce qu’ils produisaient l’essentiel de la richesse du pays, ensuite parce que la vie du village dépendait avant tout de leur travail dans les champs et dans les fermes.

 

Mais la paysannerie, loin d’être uniforme, apparaît extrêmement variée. Si l’on s’en tient aux critères de la profession, du revenu, de la propriété ou de la fortune, la situation socio-économique des paysans paraît simple et fortement hiérarchisée : une majorité de « petits » (manouvriers, petits laboureurs, vignerons…), et une minorité de « gros » (fermiers receveurs de seigneurie, fermiers laboureurs, marchands laboureurs…).

 

En réalité, la place occupée par chacun dépend de critères plus complexes, où interviennent le travail, le mérite, l’instruction, l’ambition, les relations et la mobilité.

 

 

 

Les femmes actrices majeures de nos généalogies


Ce fascicule examine la place et le rôle des femmes ainsi que leurs relations avec les hommes, dans les sphères familiale, sociale, économique, culturelle et religieuse…


Il montre qu’elles occupent depuis toujours une place majeure au cœur de nos arbres généalogiques et de nos histoires de famille… et il remet en cause bien des idées reçues.


Jusqu’à une époque récente, les femmes étaient d’abord définies par leur condition d’épouses et de mères, subordonnées à leur mari… ou à Dieu pour celles appelées par la vocation.



Les discours officiels (religieux, philosophiques ou politiques) relayés par l’opinion publique, ne cessaient de répéter qu’elles devaient se consacrer prioritairement à leurs tâches domestiques et à l’éducation de leurs enfants… en quelque sorte à la quenouille et au berceau !



D’ailleurs, longtemps la formule « aux hommes l’espace public, aux femmes l’espace privé » est restée communément admise, au point de s’imposer dans les esprits, comme une évidence souhaitée et impossible à transgresser.



Pourtant, la lecture des registres anciens, des nombreux témoignages et les travaux récents des historiens nous révèlent que les femmes ont depuis toujours investi l’espace public, y compris pour y assumer d’importantes responsabilités économiques.



Ainsi, malgré des traces ténues dans les documents d’archives (mais si on veut bien les chercher, on finit par les trouver), l’implication des femmes, qu’elles soient célibataires, mariées ou veuves, se vérifie dans tous les lieux d’activité : dans les maisons, dans les fermes, dans les rues, sur les marchés, dans les boutiques, dans les ateliers, dans les manufactures, dans les usines et dans les administrations…




Hiérarchie et ascension sociale de nos ancêtres artisans et boutiquiers


À la ville ou à la campagne, les artisans se répartissent en une multitude de petits métiers qui se différencient entre eux non seulement par la nature de leur travail, leur savoir-faire, leur technicité, mais aussi par leurs revenus et le niveau de leurs fortunes.

 

Ainsi, s’il y a beaucoup d’artisans pauvres, il y en a aussi de plus aisés et de mieux considérés comme les « maîtres » des métiers devenus de véritables chefs d’entreprise à la tête d’un atelier ou d’une boutique.

 

Cette grande diversité du milieu artisanal est une source inépuisable d’étonnement d’autant que les distinctions entre, d’une part, paysan et artisan et, d’autre part, ouvrier et artisan ne sont pas toujours aussi nettes que de nos jours.

 

D’ailleurs, dans les villages, la grande majorité des artisans reste attachée à leurs origines paysannes. Ainsi, ils cultivent presque tous un lopin de terre, vivent au milieu des paysans, travaillent pour eux et partagent leurs espérances et leurs peines.

 

Souvent aussi, ils épousent une fille ou une veuve de laboureur ou de journalier.

 

Par contre, dans les villes, la mise en apprentissage, le compagnonnage et l’embauche à la fabrique ou à l’usine détachent progressivement les artisans de leurs liens ancestraux avec le monde rural. C’est autant d’occasions pour eux d’ouverture sur l’extérieur, sur des espaces commerciaux plus larges, hors du village, de la ville et parfois même du royaume. De plus, par leur position intermédiaire dans la hiérarchie sociale, entre les paysans et les bourgeois, les artisans contribuent largement à l’amélioration et la transformation de l’habitat, du mobilier et de l’outillage. Ce sont des acteurs pleinement impliqués dans le progrès social et matériel des XVIIIe et XIXe siècles.

 

À noter que, comme les frontières entre artisanat et industrie sont floues, j’ai choisi, dans ce Théma, de n’aborder que très peu les artisans salariés des villes et des campagnes, notamment ceux travaillant dans le textile.

 

Une plus large place leur sera consacrée dans un prochain Théma dont le sujet sera Les ouvriers et les mineurs de l’industrie.

 

Enfin, les artisans migrants saisonniers (maçons, chaudronniers, ferblantiers, charpentiers…) ayant déjà fait l’objet d’une étude dans le Théma 6 intitulé Les migrations de nos ancêtres 1814-1914, ils seront seulement évoqués dans ce Théma. De même, le statut des épouses et des filles d’artisans qui travaillent avec leur mari ou leur père à l’atelier ou à la boutique, ayant déjà été étudié dans le Théma 14 Les femmes actrices majeures de nos généalogies, il ne le sera pas ici.




L’auteur : Thierry Sabot, licencié en histoire, fondateur du magazine-web www.histoire-genealogie.com et de sa Gazette du vendredi, auteur de Contexte, pratique depuis longtemps une généalogie pluridisciplinaire avec pour objectif de faire revivre nos ancêtres dans la trame de leur vie quotidienne.

  • Auteur : Th. Sabot
  • Format : 21 x 30 cm
  • Nombre de pages : 48 par guide

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Note 
Par Paul B
22/01/2019
Pack "Hiérarchies sociales de nos ancêtres"

livraison rapide, les trois ouvrages sont agréables et faciles à lire et à relire.