Rumengol - Son sanctuaire et son pèlerinage

Rééditon de l'oeuvre originale de 1924

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Description du produit

La verrière de l'abside de l'église de Rumengol illustre la légende du vœu de Grallon : après l'engloutissement de la ville d'Is coupable de superstitions druidiques et de corruption au Ve siècle, le roi entreprit de bâtir une église chrétienne à l'emplacement d'un sanctuaire d'idolâtrie.

 

Tous les personnages (dont saint Corentin et saint Guénolé) y sont mis en scène pour évoquer la victoire définitive du christianisme sur le paganisme. Les mentions écrites concernant Rumengol n'apparaissent qu'à partir du XIIe siècle. Á cette époque, Geffroy, évêque de Quimper, accorda sa prébende à l'abbaye de Sainte-Marie de Daoulas récemment fondée par les seigneurs du Léon.

 

Cet acte fut confirmé en 1225 par Renaud qui rattacha Rumengol pour le spirituel à l'abbaye.

 

De date immémoriale, les seigneurs vicomtes du Faou avaient le titre de fondateurs du fief et fondateurs de l'église de Rumengol. Ce titre ne permet cependant pas de leur attribuer la construction de l'église, ses agrandissements et ses embellissements. Tous ces travaux ont été commandés par la fabrique et payés avec les offrandes des pèlerins.

 

Le premier seigneur du Faou aurait, dit la légende, massacré les moines Judual et Tudec avant que Dieu permette à un monstre marin de ravager le bourg, dévorant hommes et bêtes ; converti au christianisme, le vicomte fit construire la première abbaye de Daoulas.

 

Le 24 août 1572, Charles II de Quelennec, converti au protestantisme, fut tué dans la cour du Louvre durant le massacre de la Saint-Barthélemy. Le maréchal Louis-Armand de Richelieu autorisa l'agrandissement du chœur de l'église et les tréviens le prièrent de faire accorder par le Grand Conseil, l'établissement de foires au bourg, eu égard à la venue régulière d'une multitude de pèlerins attirés par les nombreux miracles.

 

Même si l'église n'était qu'une église tréviale de la paroisse de Hanvec, les fidèles revendiquèrent parfois très énergiquement une certaine autonomie, et en particulier le droit de gérer les deniers.

 

Au XVIIe siècle, à l'instigation du seigneur baron de Kerliver, homme puissant et redouté, les recteurs de Hanvec soulevèrent un procès qui dura de nombreuses années devant différents tribunaux. Les gens de Rumengol obtinrent gain de cause : les droits reconnus au recteur de Hanvec ne furent jugés qu'honorifiques.

 

En 1660, des fonts baptismaux furent installés avec l'autorisation de l'évêque de Quimper et de Marie Françoise de Guémadeuc, comtesse douairière de la vicomté de Faou. Aussitôt, un nouveau procès s'ouvrit quant à leur utilisation. En 1699, enfin, un maître plombier fut payé « pour avoir garni la piscine des fonts baptismaux ». © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Bretagne
  • Département : Finistère
  • Numéro INSEE : 29053
  • Auteur : Abbé N. Billant
  • Format : 14 x 20 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 9782758610151
  • Nombre de pages : 144
  • Date d'édition : 2018

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