Loix - Aperçus sur le passé du village

Si les historiens ne s'accordent pas sur la date de la donation des terres de Loix à l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm, il semble indéniable que ce sont les moines qui ont pris l'initiative de les défricher.

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Dès leur arrivée et jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, la paroisse a connu un développement économique important, grâce à l'agriculture, la viticulture et surtout la saliculture, la mise en place et l'aménagement des marais salants ayant permis un essor considérable de la production.

 

De nombreux navires étrangers venaient s'approvisionner en sel dans la rade de Loix, avant de partir pour de longues campagnes de pêche. Au fil des siècles, l'« archipel rétais » a connu de nombreuses invasions et fut le théâtre de multiples affrontements, notamment avec les armées anglaises. La période des guerres de Religion reste également une époque douloureuse. Le 1er septembre 1574, une expédition royale débarqua dans la fosse de Loix : plusieurs villages furent attaqués et les protestants qui étaient alors nombreux sur l'île furent chassés. En 1622, puis en 1627, les Anglais, venus au secours des Rochelais, subirent une défaite sanglante dans la presqu'île. Le fond de la baie en a conservé pour mémoire le nom de « Fosse aux Anglais ».

 

Durant le XIXe siècle, la population s'est considérablement accrue, dépassant très largement le millier d'habitants. Cette densité bien plus importante que sur le continent, s'explique par l'activité liée à la production du sel qui nécessitait une forte main-d'œuvre.

 

Si les Loidais travaillaient essentiellement dans les champs pour produire la vigne, l'orge et la pomme de terre, ils se rendaient régulièrement dans les marais salants mis en valeur sous l'impulsion des moines de l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm, et de manière quasi quotidienne à l'écluse.

 

Face aux problèmes que posaient la pauvreté du sol et l'absence d'engrais naturel provenant du bétail, le sart ou varech représentait un atout de circonstance pour l'agriculture. L'herbe marine convoitée depuis des siècles faisait l'objet d'une réglementation intransigeante.

 

Loix n'a jamais été un village de marins et les Loidais ne pêchaient que pour leur propre consommation, les écluses à poissons, constituant un des plus sûrs garde-manger.



L'auteur :


Né à Sainte-Marie-de-Ré il y a 62 ans, Jacques Buisson est Loidais de cœur et d'adoption. Diplômé de l'École des hautes études en sciences sociales et titulaire d'un diplôme d'études approfondies en histoire de la Révolution française, il a été instituteur à Loix de 2000 à 2006. Passionné d'histoire, il a également publié deux romans : « Le cri de la chouette » et « Brocanteur de l'oubli ». © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Poitou-Charentes
  • Département : Charente-Maritime
  • Numéro INSEE : 17207
  • Auteur : J. Buisson
  • Format : 14 x 20 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 9782758609865
  • Nombre de pages : 140
  • Date d'édition : 2017

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