Le Croisic inconnu - Son église, ses cimetières et ses chapelles

Réédition de l'oeuvre originale de 1923-1925

 

Au XIXe siècle et au début du XXe, des historiens, des érudits locaux et des amateurs éclairés se sont livrés, dans les services d'archives et sur le terrain, à des enquêtes longues et opiniâtres. Ce sont des rééditions de ces ouvrages sur l'histoire des villes et des villages que nous vous proposons aujourd'hui.

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Le Croisic connut une époque florissante aux XVe et XVIe siècles grâce, notamment, à son commerce prospère. Ses armateurs envoyèrent dès 1580 à Terre-Neuve des navires de fort tonnage et furent parmi les premiers à se livrer à la pêche à la morue. Ses marins avaient rendu de tels services aux rois de France que ceux-ci accordèrent à la cité croisicaise une multitude de privilèges et d'exemptions.

 

Á partir de la révocation de l'édit de Nantes, Le Croisic, centre important de la religion réformiste, déclina. De nombreuses familles protestantes émigrèrent et, petit à petit, le commerce disparut presque définitivement.

 

Vers 1740, la pêche à la sardine et une vaste exportation du sel conférèrent un regain de vitalité et de belles habitations sortirent de terre.

 

Sur la place Dinan s'élevait jadis le château construit en 1355 par Alain Bouchard, amiral de Bretagne, puis démantelé par La Tremblaie lors de la prise du Croisic, en 1597. Sur le quai de la Poissonnerie, se pressent côte à côte deux maisons étroites à deux étages de trois fenêtres chacun ; elles remontent à 1598 et 1600.

 

La place d'Aiguillon fut ainsi nommée, le 9 novembre 1754, en reconnaissance au duc d'Aiguillon qui témoigna son intérêt pour les travaux entrepris sur le port pour combler un canal qui séparait la ville en deux quartiers.

 

Un monument dont il ne reste rien avait même été érigé pour rappeler cet évènement. L'hôtel du même nom appartint autrefois aux Yvicquel de la Grée. Il fut incendié durant le séjour qu'y fit le duc en mars 1756 et c'est sans doute à cette époque qu'il acquit son appellation.

 

Du bout de la place, on aperçoit l'église Notre-Dame-de-Pitié. De style ogival flamboyant, elle remplaça une petite chapelle bâtie après les invasions normandes au IXe siècle.

 

Jacques Penfaut, trésorier élu par l'assemblée des bourgeois de la ville, chargé de l'administration des deniers destinés à la construction de l'église, posa sa première pierre le 4 décembre 1494.

 

On suppose qu'elle fut édifiée par la Corporation des maîtres maçons de Lamballe qui venaient de construire la crypte de la basilique du Mont-Saint-Michel. L'église possède une physionomie très particulière par le manque de symétrie architecturale de son intérieur, tantôt voulu, tantôt fortuit.

 

Sur le quai du Port Ciguet demeure le pavillon où travaillait le poète Desforges-Maillard qui, sous le pseudonyme de Mademoiselle de Malcrais, envoya au Mercure de France ses compositions gracieuses et spirituelles qui enflammèrent Voltaire et d'autres beaux esprits qui lui adressèrent les déclarations les plus passionnées. © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Pays de la Loire
  • Département : Loire-Atlantique
  • Numéro INSEE : 44049
  • Auteur : R. de Cornulier-Lucinière, Abbé Clénet
  • Format : 14 x 20 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 9782758609858
  • Nombre de pages : 132
  • Date d'édition : 2017

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