Luc-sur-Mer - Le passé, le présent

Réédition de l'oeuvre originale de 1891

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Description du produit

Lorsque Guillaume le Conquérant entra en possession de la couronne ducale de Normandie, il supprima le titre de comte de Bayeux et du Bessin. Sept baronnies furent alors établies dans le temporel de l'évêché de Bayeux, celle de Luc étant intégrée à la baronnie de Douvres. Une partie du hameau de la Délivrande dépendit de la commune jusqu'en 1839.

 

L'ancienne église du XIIe siècle a été remplacée par une vaste église romane édifiée à partir de 1873. La tour carré d'origine a été conservée, puisqu'elle a échappé en 1372 à la volonté du roi d'Angleterre de convertir les églises dotées de tels donjons en place de guerre.

 

En effet, le mauvais temps qui persista durant neuf semaines ne permit pas à sa flotte d'accoster et l'édifice n'eut à subir aucune attaque. Jadis, le jour de la Pentecôte, des étoupes allumées étaient lancées par les ouvertures de cette vieille église. Mais, soit que cette coutume déplût aux fidèles, soit que les risques d'incendie aient été jugés trop importants, des fleurs leur furent bientôt substituées.

 

Le patronage de la paroisse de Luc appartenait à l'abbaye de Fécamp qui percevait les deux tiers de la dîme. Les moines de l'abbaye Saint-Étienne de Caen possédaient des terres considérables. Ils bénéficiaient d'un droit de varech dans le district et la baronnie de Luc, confirmé en 1275 par Philippe III, qui leur permettait de s'approprier tout ce qui pouvait être rejeté par la mer. Si les habitants étaient obligés à certains services et obligations, et soumis à des taxes pour les ventes, ils bénéficiaient de quelques droits.

 

Ainsi, en 1450, les manants et habitants étaient conviés à prendre un dîner le jour de la fête de la Trinité dans l'abbaye, une fois leurs mains lavées. Si le service militaire était inconnu à Luc, les paysans étaient souvent réquisitionnés pour guetter les pirates sur les côtes.

 

Lorsqu'en 841, par une forte tempête, les pirates commandés par Hasting et leurs barques furent projetés, pour les uns dans les volutes mugissantes de la mer et pour les autres, sur le rivage, les habitants effrayés prirent les cris des naufragés pour des sorciers « qui s'étaient emparés de l'air pour y exciter des orages et faire voguer des barques volantes au gré des vents ».

 

Les pauvres bicoques de pêcheurs, construites au hameau du Petit Enfer, feront dorénavant place à des habitations particulières et des hôtels. Les étrangers et les promeneurs viendront à Luc respirer un air pur « chargé d'iode et de brome, émanations du varech, qui rajeunit et fait revenir en vous la vie, disparaître en quelques heures toutes les mauvaises impressions de l'hiver rigoureux ». © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Normandie
  • Département : Calvados
  • Numéro INSEE : 14384
  • Auteur : E. Liot
  • Format : 14 x 20 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 9782758609803
  • Nombre de pages : 100
  • Date d'édition : 2017

Derniers commentaires client

Note 
Par Daniel P
05/06/2017
Vacances au bord de la mer

Ca va me rappeler de bon souvenirs de vacances, chez des cousins.