Avallon ancien et moderne

Réédition de l'oeuvre originale de 1880

26,00 €

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Description du produit

Par sa position exceptionnellement favorable d'un point de vue défensif puisqu'elle offrait sur trois de ses côtés une fortification naturelle, le site d'Avallon était voué à devenir une place fortifiée.

 

Sous les Bourguignons comme sous les Romains et les Gaulois, il revêtit une importance militaire qu'il conserva au fil des siècles. Mais si cette circonstance a donné du relief à son histoire, elle lui a également fait subir toutes les vicissitudes d'un état de guerre presque permanent.

 

Le château des comtes d'Avallon, qui devint ensuite celui des ducs de Bourgogne et plus tard le château royal, fut bâti dans l'enceinte qui avait contenu la cité romaine. Il n'en reste plus aucune trace mais on sait que le palais de justice actuel a été construit sur l'emplacement des anciennes cuisines. S'il est difficile de se faire une idée de ce qu'étaient les fortifications avant le XVe siècle, on peut supposer qu'elles n'étaient ni formidables ni établies avec beaucoup d'art, puisque après le siège de 1433, elles furent renforcées seulement au moyen « d'une haie d'épines soutenue par des pieux ». C'est entre 1440 et 1470 que leur véritable reconstruction fut entreprise.

 

La tour de l'Horloge fut édifiée à l'emplacement de l'ancienne porte de la Boucherie et servait de passage, par une arcade, à la principale rue de la ville. Bâtie sur le point culminant de la cité qu'elle domine de toutes parts, elle rappelle par sa forme et sa destination les beffrois municipaux dont se dotaient les villes du nord de la France à la suite de leur affranchissement.

 

Pour faire face aux dépenses considérables qu'engendrèrent les travaux, des taxes furent imposées aux habitants sur diverses denrées. On approvisionna la place d'engins d'artillerie dont l'invention était récente et la garde de la ville fut organisée militairement.

 

La fondation de l'église Saint-Lazare remonte aux temps primitifs. Réédifiée en 746, elle fut placée jusqu'en l'an mil sous le vocable de Notre-Dame. Puis quand le comte Henri fit don d'une relique de saint Lazare rapportée de Palestine, on y a ajouta le nom de ce saint, qui par la suite fut le seul qui prévalut. Cette relique attira un grand nombre de pèlerins. En 1482, Louis XI, malade, eut recours à tous les saints dont les reliques étaient en renom. Il fit à celle de saint Lazare un don de trois cents écus d'or et promit un reliquaire en or s'il guérissait. Cette libéralité excita la jalousie des Autunois. Plusieurs procès s'ensuivirent qui n'affectèrent en rien la ferveur des fidèles. En 1535, une translation de la relique attira plus de cent mille pèlerins. © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Bourgogne
  • Département : Yonne
  • Numéro INSEE : 89025
  • Auteur : A. Heurley
  • Format : 14 x 20 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 9782758609315
  • Date d'édition : 2016

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