Anecdotes et croquis maubeugeois au fil de mes souvenirs 1850-1913

Réédition de l'oeuvre originale imprimée en 1914

24,00 €

+ -
Description du produit

Alors que la Première Guerre mondiale allait bientôt éclater, le docteur E. Monier, cédant aux sollicitations de ses amis, résolut de décrire les vieilles mœurs maubeugeoises, glanées lors de ses rencontres avec les anciens, pour faire découvrir aux jeunes des coutumes démodées et « leur faire part de l'illusion des choses qui se sont passées depuis soixante-dix ans ».

 

Commencé en 1679 et élevé d'après le plan de Vauban, le mur d'enceinte avec ses sept bastions surmontés de hauts cavaliers demeurait presque intact. Á cette époque où l'Alsace et la Lorraine étaient perdues pour la France et où la plupart des forteresses qui formaient la fameuse barrière de fer avaient été démantelées, cette œuvre, cœur de la cité, paraissait presque unique.

 

La promenade commence par « la Fortif » extra-muros. E. Monier traverse le pont Rouge, conçu trop étroitement car nul n'avait songé au chemin de fer de Villers. Il était également trop court pour laisser un espace nécessaire au chemin de halage : les chevaux devaient tirer sur un chemin en pente raide pour sortir les bateaux montants engagés sous les voûtes.

 

Plus loin, la lunette n°22 possède un abri bâti en 1870, à l'endroit même où, en 1860, fut fusillé un lancier du 6e. L'auteur était alors enfant. Ses camarades et lui tentèrent au petit matin d'assister à l'exécution mais ils ne purent qu'entendre les détonations. Arrivés très en retard à l'école, ils entendirent également le père Duburcq, professeur de latin, les traiter de cancres et de futurs ratés.

 

Les écoliers se retrouvaient le jeudi, un peu plus loin, dans la Chambre noire où ils suppliciaient les chauves-souris et faisaient cuire des pommes de terre. Utilisé comme corps de garde par les Russes de 1816 à 1818, l'abri accueillit de nombreux amoureux et fut la résidence fixe pendant six ans d'un homme singulier, dit Barbe-à-poux, qui y vécut quelque temps avec la Femme-à-barbe rencontrée fortuitement dans un cabaret du Pont-Allant. Pendant toute son adolescence, E. Monier put faire le tour de la ville sur la fortification intra-muros.

 

Jusqu'en 1864, à 10 heures précises du soir, les portiers rapprochaient les deux épais battants de chêne des différentes portes. La ville était ainsi claquemurée jusqu'au lendemain 4 heures en été et 5 heures en hiver. Les habitants n'étaient point pris en traîtres car, dès 10 heures moins le quart, le sonneur de l'église mettait en branle la petite cloche dite Gringolette, pour annoncer la fermeture de l'enceinte. Les portiers étaient intransigeants envers les retardataires ; seul le porte-monnaie facilitait quelques transactions. © Micberth

  • Pays : France
  • Région : Nord-Pas-de-Calais
  • Département : Nord
  • Numéro INSEE : 59392
  • Auteur : E. Monier
  • Format : 14 x 20 cm
  • Numéro ISBN ou EAN : 9782758608547
  • Date d'édition : 2015

Derniers commentaires client

Aucun commentaire client