La Saint-Valentin, c’est tous les jours sur Geneanet !

Le 12 févr. 2024 par Frédéric Thébault

C’est la Saint-Valentin, la fête des amoureux ! Une bonne occasion de l’évoquer au travers des archives et documents consacrés au mariage…

La Saint-Valentin trouve ses origines dans le martyre de Saint-Valentin, un prêtre romain du IIIe siècle. Selon la légende, il aurait bravé l’interdiction de l’empereur Claude II en célébrant des mariages pour les soldats, considérés comme une distraction. Condamné à mort, Valentin aurait également guéri la fille de son geôlier et lui aurait laissé une lettre d’adieu signée “De ton Valentin”. Cette histoire a contribué à faire de la Saint-Valentin une célébration de l’amour et de la romance.

Poème amoureux (dos de photo), années 1930

Au fil des siècles, la fête a évolué pour inclure l’échange de messages d’affection, de cadeaux et de gestes romantiques, devenant ainsi une tradition mondiale célébrée le 14 février. Pour l’occasion, voici un petit tour d’horizon autour du mariage et de l’amour !

Tout d’abord, vous pourrez consulter un article de Geneawiki qui évoque dans le détail l’histoire et le contenu du mariage. Vous y trouverez un petit lexique, les grandes dates de son évolution, les règles légales qui s’y appliquent, avec leur évolution dans le temps, mais aussi toute la symbolique qui y est liée.

Les documents

Les tables décennales : établies uniquement au XIXe siècle (mais il arrive qu’on trouve des tables dans les grandes villes pendant l’Ancien Régime), elles permettent de retrouver rapidement un mariage. Le projet “Tables de mariage du XIXe siècle” vise à constituer une base de données, librement accessible, de tous les mariages des XIXe et XXe siècles (en fait la période 1792-1946) publiés sur les sites d’archives départementales, en effectuant au minimum un relevé complet des tables décennales. Cela permettra ainsi à tout un chacun de retrouver instantanément le mariage de ses ancêtres, quelle que soit leur localisation.

L’acte de mariage : établi en mairie depuis la Révolution, c’est le document le plus important en matière de recherches généalogiques, bien plus qu’un acte de naissance ou de décès. L’acte de mariage fournit les noms et prénoms des conjoints ainsi que leurs lieux et dates de naissance. Il mentionne les parents (et parfois les grands-parents), leur présence et leur domicile, profession et âge. Au XIXe siècle, les dates et lieux de décès du ou des parents décédés sont mentionnés. La mention des témoins est également très importante car ils peuvent être des membres de la famille ou des amis proches (on pourra chercher ensuite l’acte de mariage d’un ami pour retrouver son propre ancêtre comme témoin, avec peut-être des mentions qu’on ignorait !). Les enfants nés hors mariage, quand il y en a (surtout vers la fin du XIXe siècle) sont également mentionnés.

Avant la Révolution, on parle d’un acte de bénédiction nuptiale, établi par le curé de la paroisse. Celui-ci est beaucoup plus lacunaire malheureusement, et plus on remonte dans le temps moins souvent les parents sont mentionnés. Il faudra alors faire jouer l’esprit de déduction ou les probabilités de filiation, en comparant toutes les naissances, unions et décès de la même paroisse afin de pouvoir faire des recoupements.

Le contrat de mariage : au XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle, un contrat de mariage était un document juridique complexe qui régissait les aspects financiers et patrimoniaux d’une union. Ces contrats étaient souvent élaborés avec soin, impliquant souvent les familles des futurs époux.
Voici ce que l’on pouvait trouver dans un contrat de mariage à ces époques :

  • Dot de la mariée : L’inventaire détaillé des biens apportés par la mariée sous forme de dot était fréquemment inclus. Cela pouvait inclure de l’argent, des biens immobiliers, des bijoux, des terres agricoles, ou d’autres actifs financiers.
  • Biens communs et séparation des biens : Le contrat définissait la manière dont les biens acquis pendant le mariage seraient gérés. On distinguait souvent entre les biens propres à chaque époux et les biens communs.
  • Gestion du patrimoine familial : Les contrats spécifiaient souvent les règles de gestion du patrimoine familial, déterminant comment les propriétés, les revenus et les héritages seraient traités au sein du couple.
  • Armoires, linge, vaisselle : Certains contrats détaillaient le mobilier, les biens domestiques (y compris les animaux), le linge de maison et la vaisselle qui étaient apportés par chaque partie. Cela visait à protéger les intérêts de chacun en cas de séparation ou de décès.
  • Clauses de protection en cas de décès : Des dispositions spécifiques étaient parfois incluses pour déterminer la part de chaque conjoint en cas de décès de l’un d’entre eux.
  • Règles en cas de séparation : Les contrats prévoyaient des clauses spécifiques régissant la répartition des biens en cas de séparation ou de divorce, du moins pour les périodes les plus récentes.
  • Droits d’héritage des enfants : Certains contrats incluaient des dispositions sur la manière dont les biens seraient transmis aux enfants du couple, notamment en termes d’héritage.
  • Contrats de mariage nobiliaires : Pour les familles nobles, les contrats pouvaient également inclure des éléments liés au maintien du statut social, aux alliances politiques et aux droits de succession.

Bien sûr, la nature et le détail des contrats de mariage pouvaient varier en fonction des régions, des classes sociales et des époques. Ces documents étaient des instruments juridiques cruciaux pour réguler les aspects financiers des mariages à une époque où les alliances familiales et les patrimoines étaient souvent en jeu.
Sur Geneanet, quelques registres de contrats de mariages ont été numérisés dans divers départements, avec un peu de chances, vous y trouverez peut-être un couple de vos ancêtres ?

Les publications ou bans de mariage : elles remontent au Moyen Âge et servaient à informer la communauté locale du projet de mariage, permettant ainsi à d’éventuels opposants de se manifester. Cette période d’annonce, généralement de trois semaines, était également destinée à recueillir d’éventuelles objections fondées sur des motifs légaux tels que l’inceste, la bigamie ou l’absence de consentement. Aujourd’hui, bien que la fonction principale des bans ait évolué vers une simple formalité administrative, ils demeurent une tradition importante dans le processus matrimonial en France.

Leur utilité est grande, quand on ne trouve pas l’acte de mariage dans une commune où l’on effectue des recherches : réalisés de une à trois fois préalablement à l’union, ils sont rédigés en général dans les deux communes d’origine des époux quand ceux-ci ne viennent pas du même endroit. S’ils sont relativement rares dans les registres paroissiaux, on les trouve par contre soigneusement rédigés au XIXe siècle, parfois même avec des tables qui permettent facilement de les trouver.

Des unions hors-norme

Enfin, pour terminer sur une note plus anecdotique, Geneanet vous propose de consulter la rubrique “Unions et consanguinité” de la page des Records de la Généalogie sur Geneawiki. Elle présente des actes surprenants et des unions extraordinaires au sens premier du terme : le mariage qui a duré le moins longtemps, le nombre de mariages le plus élevé, l’époux le plus âgé et la femme la plus jeune et inversement, le veuvage le plus court avant remariage, etc.

Joyeuse Saint-Valentin à tous les amoureux !

34 commentaires

bon exposé ; merci


intéressant les bans de mariage.merci.


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