Conférence à Paris

Le 17 janv. 2024 par Frédéric Thébault

On nous communique :

« Le maitre d’école du village, au temps des Lumières et de la Révolution »Jeudi 25 janvier 2024 à 15 h

Conférence en partenariat avec les archives de Paris
Lieu : archives de Paris – Porte des Lilas – 18 boulevard Sérurier 75019 Paris
Entrée gratuite – Dans la limite des places disponibles
Ouverture de la salle à 14 h 30.

Portrait du membre

La Révolution eut l’ambition de fonder un véritable système d’éducation nationale, appuyé sur des écoles publiques et des enseignements constamment civiques. Il revenait à l’école, selon les premiers républicains, de former les citoyens de demain, et donc d’assurer la victoire des temps nouveaux. 

À la fin de la Révolution, les écoles privées sont cependant devenues beaucoup plus nombreuses que les écoles publiques voulues par la République. Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont estimé que c’était là la marque du conservatisme global de la population française. 

Les parents auraient préféré confier leurs enfants à des écoles privées dispensant un enseignement traditionnel (la foi catholique) voire hostile à la République ; les écoles publiques, elles, auraient échoué pour avoir voulu dispenser un enseignement exclusivement laïque. 

En somme : la réaction et la religion à l’école privée ; la République à l’école publique. Emprunté aux grilles de lecture de la IIIe République, ce modèle ne correspond cependant que très imparfaitement à ce que révèlent les sources. 

Pour saisir l’échec de l’école publique et le succès des écoles privées à l’heure des premiers pas du dualisme scolaire public/privé, il faut donc retourner aux archives, et remonter le temps – jusqu’au milieu du XVIIIe siècle au moins.

Côme SIMIEN – Maître de conférences en Histoire moderne, Université Paris 1-Panthéon Sorbonne (2020).

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