Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 17 juin 2022 par Jean-Yves

L’actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd’hui en Belgique, à Haïti, au Brésil, en Argentine, au Canada.

Belgique – Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreuses maisons et entreprises ont été détruites par les bombes, en Belgique. Pour obtenir des indemnisations, des demandes ont été introduites. Des dossiers de dommages de guerre que les Archives de l’Etat viennent de rendre accessibles au public à Mons. Au total, il y a 50.000 dossiers avec des documents très diversifiés, “on a le constat des dégâts. Il y a les rapports d’experts qui sont envoyés sur place. Toutes les pièces justificatives donc la personne doit prouver qu’il y a un lien immédiat entre les évènements de guerre et les dommages subis. On peut avoir des détails assez précis sur ce qui s’est passé tel jour, à telle heure, sur les bombardements. On a également des plans de maisons, parfois même des photos”, explique Laurent Honoré, le chef du service des Archives de l’Etat à Mons. (Source : en français)

Haïti – La Journée internationale des archives a été établie par le Conseil international des Archives le jeudi 9 juin 2005 afin de faire connaitre le rôle des archives (gardienne du temps) et valoriser le travail des archivistes dans le monde entier. Cette heureuse initiative est venue renforcer le combat engagé depuis 1984 par un groupe de jeunes archivistes haïtiens, tous déterminés à sauvegarder ces irremplaçables témoins de notre histoire de peuple. En dépit de nouveaux efforts déployés depuis plus de trente-sept ans, la menace de destruction d’un pan entier de la mémoire nationale reste et demeure comme une épée de Damoclès suspendue sur la tête et l’avenir de la nation haïtienne. Plus de cinquante ans d’archives administratives et historiques entreposées çà et là dans nos différentes institutions publiques sur toute l’étendue du territoire national ne sont pas encore versées aux Archives nationales d’Haïti. De plus, le tremblement de terre du 12 janvier 2010 laisse encore ses traces peu reluisantes sur nos archives administratives: destruction partielle et/ou totale, éparpillement des sites d’entreposage, inaccessibilité aux documents, prises de décision en dehors des informations fiables. (Source : en français)

Brésil – Qui n’a pas entendu parler de l’emblématique “Pasquim”, un périodique fondé par le dessinateur Jaguar et les journalistes Tarso de Castro et Sérgio Cabral en 1968 pour protester, de manière comique et perspicace, contre la dictature militaire, un régime établi au Brésil le 1er avril 1964. Avec AI-5, qui suspend les garanties constitutionnelles, supprime les mandats parlementaires et institutionnalise la torture comme instrument de l’État, Pasquim devient un outil de verbalisation de la révolte du peuple. Les lecteurs, les curieux et les universitaires pourront accéder à chacune des pages de ses 1 072 éditions, avec la possibilité de faire des recherches par mots dans le matériel numérisé lui-même. Le transfert de l’œuvre sur Internet a bénéficié du soutien de l’Association de la presse brésilienne (ABI) et du dessinateur Ziraldo, qui a fait don de ses exemplaires à la Bibliothèque nationale. (Source : en portugais)

Argentine – Depuis l’époque où les documents étaient conservés dans des enveloppes et enregistrés à la main dans des dossiers jusqu’au processus actuel de numérisation et de diffusion d’un fonds vieux de 400 ans, les Archives générales de la nation (AGN) travaillent à la sauvegarde de l’histoire du pays et à la démocratisation de son accès, notamment accéléré par les réseaux sociaux, a déclaré son directeur, Pablo Fontdevila, dans le cadre de la Journée mondiale des archives. Cet organisme, en plus d’être “dépositaire des documents qui ont trait à l’histoire, à la mémoire et aux droits du peuple argentin”, a pour mission de garantir l’accès et la diffusion de cette documentation historique. “La diffusion est une tâche qui prend une place de plus en plus importante, en plus des tâches habituelles des archivistes”, a expliqué M. Fontdevila. (Source : en espagnol)

Canada – L’Agence des statistiques de l’état civil de la Colombie-Britannique a publié les dossiers de cette année, et il est maintenant possible de les consulter en ligne sur le site Web des Archives de la Colombie-Britannique. Les documents nouvellement publiés comprennent les enregistrements de mariage depuis 1946 et les enregistrements de décès depuis 2001. Les registres de naissance, de mariage et de décès de la Colombie-Britannique peuvent être consultés dans la section Généalogie en ligne des archives provinciales. La prochaine fois qu’une nouvelle collection d’enregistrements de naissance de la Colombie-Britannique sera publiée, ce sera en 2024, soit 120 ans après l’enregistrement des naissances de 1904. En 2004, la loi sur les statistiques de l’état civil de la Colombie-Britannique a ajouté 20 ans à la publication des naissances, la portant ainsi à 120 ans. D’ici là, les chercheurs devront se contenter des registres des naissances en ligne de 1854 à 1903. (Source : en anglais)

1 commentaire

flafreni
22/06/2022

Franchement! 120 ans, ça fait très long avant d’avoir accès aux données de nos ancêtres. Les recensements sont accessibles 100 ans en arrière pas 120. On pourrait donc trouver la mention, lors du recensement de 1916, d’une personne qui aurait aujourd’hui 106 ans mais pas son acte de naissance avant 2036… BRAVO!


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