Correction du test de transcription

Le 27 sept. 2021 par Frédéric Thébault

Chaque mois, Béatrice Beaucourt, paléographe professionnelle, vous propose une courte leçon destinée à vous familiariser avec les écritures anciennes.

Registre paroissial d’Orléans, paroisse Saint-Maclou (1605-1627)

Afin de faciliter vos lectures je vous proposais, dans ma précédente note, de vous poser et de répondre à quelques questions préalables :

  • A quels types de graphies ai-je affaire ?
  • Suis-je capable de reconnaitre toutes les lettres du texte ? Si la réponse est non, demandez-vous pourquoi ?
  • Y a-t-il des abréviations ? Y a-t-il des ligatures ?

Répondre à ces questions vous permettra d’analyser sommairement la graphie d’un texte et objectiver sa lecture.

Ce texte présente une écriture gothique ronde transitoire peu cursive contenant quelques abréviations.

  • Le scribe a utilisé des lettres gothiques, aujourd’hui tombées en désuétude, associées à d’autres graphies plus rondes et plus récentes.

Ce texte contient les lettres gothiques suivantes :

Les lettres à jambages : I M N U V
Ces lettres, rappelons-le, sont constituées par un ou plusieurs jambages consécutifs, c’est-à-dire par un ou plusieurs petits traits verticaux ou légèrement inclinés dont voici un exemple extrait du texte :

« l’université »

 

– Les lettres à aigrettes : Le « e » constitué d’un jambage et d’une aigrette en exposant.

Le « s » constitué d’un jambage et d’une double aigrette (ici peu formée) en exposant.

En voici un exemple avec le mot « père » et le mot « sont », extraits du texte.

 

Le « c » gothique : visible dans le prénom « Nicolas ».
Le « s » à crosse présent dans le mot « sergent »

Ligature entre le « e » et le « r » ici dans le mot « mère »

Ligature entre le « e » et le « l » dans le patronyme « Amelot »
Ligature entre le « e » et le « n » dans le mot « générale »
Ligature entre le « d » et le « e » dans le mot « de »
Ligature entre le « c » et le « o » dans le prénom « Nicolas »
Ligature entre les lettres « e », « s » et « t » dans le mot « estudient »
Ligature entre le « e » et le « n final dont le dernier jambage plonge sous la ligne d’écriture » dans le mot « en »
Ligature entre le « c » et le « h » et entre le « e » et le « t en trait de fuite » dans le mot « Chatelet »

Il a utilisé enfin des abréviations :

Par suspension dans le mot « audit »

Par contraction dans le mot « l’aumône » 

Par mise en exposant dans le mot « septième » 

Une fois cette rapide analyse effectuée, il est temps de passer à la lecture du texte …

9 commentaires

Je pense que le nom de famille de la mère et du 2ème parrain est Bérard et que le prénom de la mère est Ester. Pensez-vous comme moi ?
Je n’ai pas déchiffré le lieu de résidence des parents.
Merci en tout cas pour cet exercice intéressant.


Bonjour,
A la rubrique “Les lettres à aigrettes”, pourquoi donnez-vous en exemple le mot “sont”, qui est à la fois dépourvu de e à aigrette et de s à double aigrette ? Je ne comprends pas bien le rapport.
Par ailleurs, aura-t-on la transcription complète ?
Merci.


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