Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 2 juil. 2021 par Jean-Yves

L’actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd’hui au Canada, au Maroc, en Australie et en Angleterre.

Sans un solide coup de barre, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) continuera de s’enfoncer de plus en plus dans les déficits, préviennent des experts indépendants. Sa principale subvention de fonctionnement, octroyée par le ministère de la Culture, était en 2020 de 50,7 millions de dollars. C’est 1,5 million de moins qu’en 2009, alors que les frais, eux, n’ont pas cessé d’augmenter. Résultat : BAnQ n’a présentement pas les moyens d’entamer son grand virage technologique, urgent si elle veut rester pertinente parmi les grandes bibliothèques du XXIe siècle. Alors que BAnQ est à la recherche de son prochain président-directeur général, qui tiendra la barre de ce navire amiral des bibliothèques et archives au Québec, son budget s’écrit à l’encre rouge. Loin de se résorber, le manque à gagner au seul chapitre des dépenses de fonctionnement devrait ainsi passer d’un peu plus de 2,3 millions en 2020 à presque 9 millions en 2025, pour un déficit accumulé frôlant les 34 millions en six ans. (en français)

Au Maroc, la Commission de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la chambre des représentants devra bientôt entamer l’examen d’un nouveau projet de loi portant n° 36.21 relatif à l’état civil qui met en place un système électronique national et un registre national de l’état civil. Le nouveau système permettra l’enregistrement et la mise à jour de l’état civil des personnes (naissance, décès, mariage, divorce…) à travers un système digital central intégré. Les dispositions de cette loi, après son entrée en vigueur, s’appliqueront à tous les Marocains ainsi qu’aux étrangers dont les naissances ou le décès surviennent sur le territoire national. (en français)

Près de 300 000 morceaux de l’histoire australienne, y compris des enregistrements radio de l’ancien Premier ministre John Curtin et une pétition adressée au roi George V pour une représentation autochtone au Parlement fédéral, seront sauvés après une injection de fonds de 67,7 millions de dollars dans les Archives nationales. Mais le gouvernement a besoin de faire des appels de fonds supplémentaires pour protéger encore plus de documents, d’enregistrements et d’images dans le cadre d’une refonte d’un système d’archivage poussé au bord de l’effondrement par des années de déficit de financement. (en anglais)

Une plume avec encore de l’encre a été trouvée entre les pages d’un document officiel datant du règne de la reine Elizabeth I. L’instrument d’écriture a été découvert par des conservateurs alors qu’ils effectuaient des travaux de réparation sur le manuscrit, un projet de contrat de bail foncier, au siège des Archives nationales du Royaume-Uni, à Kew, dans l’ouest de Londres. Des images incroyables montrent la plume – ses plumes aplaties après des siècles coincées dans le document – couchée horizontalement sur l’une des pages du document du XVIe siècle. (en anglais)

4 commentaires

Je cherche des informations et des actes d’état civil à Alexandrie entre 1850 et 1930. Y a-t-il un fin limier qui peut me faire profiter de ses pistes de recherche ?


Ce qui se passe dans les centres d’archives régionaux québécois dont celui de Montréal depuis sa fusion à l’intérieur de “Bibliothèque et Archives Nationales (BANQ)” est affligeant. Les acquisitions de volumes (souvent des tables de BMS/NMD) et les abonnements à plusieurs revues de généalogie tant françaises, américaines que même canadiennes ont été interrompus depuis près de 5 ans (la section “nouveautés” remonte parfois à 2014) et les postes du personnel chargé de les commander ou de les traiter ont été abolis. Les nouveaux qui ne connaissent RIEN à la généalogie demandent même à ce qu’on leur PROUVE que le contenu des dites publications et magazines ne se trouve PAS DÉJÀ SUR INTERNET. Comment le savoir sans connaître d’abord le contenu de celles-ci ? De plus, la numérisation des documents anciens (donc plus fragiles) a également été interrompue et les originaux sont devenus plus ou moins consultables. À quoi sert de conserver des archives si on ne les rend pas ou plus consultables ??? Tout dernièrement, une ancienne députée (qui a déjà siégée avec l’actuel premier-ministre) qui n’a aucune formation relative à la gestion documentaire vient d’être nommée PDG de la BANQ. On se croirait revenu à l’époque de la grande noirceur (1944-1960) durant laquelle les nominations relevaient du copinage… Quelle déprime !


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