Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 6 mai 2021 par Jean-Yves

L’actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd’hui aux Pays-Bas, aux États-Unis, au Sénégal, au Canada, aux Émirats arabes unis et en Israël, en Australie et en Égypte.

La ministre néerlandaise de la Culture, de l’Éducation et de la Science, Ingrid van Engelshoven, a annoncé l’ouverture d’une collection numérique inédite, de grande ampleur. En tout, ce sont 1,9 million de documents qui sont ainsi passés sous les scanners, pour reconstituer une histoire de l’esclavage. La mise en ligne s’est opérée en douceur, et la base d’archives compte donc près de 2 millions de documents et dessins. Tous traitent du passé colonialiste des Pays-Bas, résultant d’un projet de numérisation entamé voilà huit ans. Ils concernent plusieurs entreprises impliquées dans la traite des esclaves. Les Pays-Bas ont collaboré avec l’Angleterre, dans ce processus : une partie des archives a en effet refait surface à Londres. Il s’agissait là de milliers de pièces volées par les corsaires de la marine britannique, aux navires hollandais, entre 1652 et 1815. (en français)

Une femme qui était à la recherche de ses parents biologiques a découvert que sa mère était la victime non identifiée d’un meurtre remontant à 1980. En voulant remonter les traces de son passé, Christine Marie Salley n’imaginait pas faire une telle découverte. Cette Américaine de 41 ans, adoptée en Californie, a longtemps voulu connaître l’histoire de ses origines. En 2018, elle a embauché un détective privé qui n’a pas mis longtemps pour trouver les papiers de l’adoption sur lesquels était identifiée la mère biologique de la jeune femme, une certaine Pamela Dianne Duffey. Pour aller encore plus loin, le détective privé a envoyé l’ADN de sa cliente au site de généalogie génétique GEDmatch qui l’a fait correspondre à celui d’une personne non identifiée, dont le propre ADN avait été envoyé au site par la police. Les autorités enquêtaient depuis des décennies sur le corps d’une femme découvert dans le désert en novembre 1980. (en français)

Au Sénégal, un podcast est dédié à l’histoire du pays. “Xam sa Demb, Xam sa Tey” (“Connais ton passé pour connaître ton présent”, en wolof) est un projet lancé par l’Institut Goethe en collaboration avec les Archives nationales du Sénégal et la Maison de l’Oralité et du Patrimoine. Objectif : rendre l’histoire du Sénégal accessible aux jeunes. Ces podcasts sont des récits basés sur des écrits universitaires, et qui se transmettent dans la tradition de l’oralité. Une quinzaine d’épisodes sont déjà en ligne, il y en aura 50 au total. Un nouvel épisode est à découvrir chaque mardi sur le site du Goethe Institut Sénégal. (en français)

Au Canada, pour préserver son histoire, la francophonie yukonnaise pourra compter sur un nouvel organisme qui centralisera les ressources, étudiera, interprétera et mettra en valeur le riche passé des francophones du territoire. La Société d’histoire francophone du Yukon s’est constituée en société au début du mois d’avril. Composée d’une douzaine de personnes, elle tente se faire connaître et ainsi de mesurer l’intérêt des gens. L’histoire fascine encore et notamment la ruée vers l’or qui a attiré des dizaines de milliers d’âmes rêvant de faire fortune au Klondike, dont de nombreux francophones. Qu’ils soient prospecteurs ou coureurs des bois, venus du Québec, du Manitoba, de l’Ontario, de France ou d’ailleurs, ils ont fait naître cette francophonie yukonnaise sur les rives du Yukon. (en français)

Dans le cadre de l’amélioration et du développement de la coopération future entre les Émirats arabes unis et Israël, et du renforcement des relations culturelles dans l’intérêt des deux pays amis, les Archives nationales des EAU et la Bibliothèque nationale d’Israël ont signé un protocole d’accord. Ce protocole vise à soutenir les objectifs communs, à stimuler les programmes et les activités d’intérêt mutuel et à coopérer dans les activités culturelles de manière à servir les intérêts du secteur international du patrimoine culturel et documentaire dans les deux pays. Le protocole d’accord a été signé à distance par le directeur général des Archives nationales des EAU, Dr. Abdallah Mohamed Al Raissi, et le directeur général de la Bibliothèque nationale d’Israël, Oren Weinberg. (en français)

Les Archives nationales d’Australie s’empressent de numériser plus de 11 millions d’articles photographiques et 400 000 articles audiovisuels sur bande magnétique et film qui pourraient être perdus dans les 5 à 10 prochaines années en raison de la détérioration ou du vieillissement de l’équipement de lecture. “Il est internationalement admis que d’ici 2025, les machines qui font fonctionner ce matériel seront hors service et que les personnes qui peuvent entretenir ce matériel auront disparu”, explique David Fricker, directeur des Archives nationales d’Australie. (en anglais)

En Egypte, un projet de loi soumis par le gouvernement pour instituer l’Autorité Générale des Archives Nationales permet, à l’article 13, au ministre compétent, le Premier ministre, à la demande du conseil d’administration de l’Autorité, de décider que tout document détenu par des particuliers, des organismes, ou les personnes morales, publiques ou privées, ont une valeur nationale ou historique. L’article interdit au propriétaire du document de le transférer hors de la République arabe d’Égypte ou d’en disposer de quelque manière que ce soit, sauf avec une licence du ministre compétent, et lors de sa disposition, il doit informer l’administrateur par écrit que le document a une valeur nationale ou historique. Dans tous les cas, les dispositions des lois applicables doivent être respectées. (en anglais)

2 commentaires

très intéressant – merci


chamalove
07/05/2021

Super !! :)))


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