Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 29 mars 2021 par Jean-Yves

L’actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd’hui en Israël, au Sénégal, en Australie, au Canada, en Algérie et aux Etats-Unis.

Nom après nom, date après date, les experts du musée d’Auschwitz-Birkenau retracent, grâce à des archives jusqu’à présent fermées, le sort de victimes de ce camp de la mort nazi allemand, symbole de la Shoah – un travail d’investigation, de patience et de commémoration. Ewa Bazan, archiviste, ne cache pas son émotion face aux nouvelles informations sur les prisonniers du camp, accessibles grâce à un projet commun de deux ans réalisé avec les grandes Archives Arolsen en Allemagne. Les Archives Arolsen contiennent environ 30 millions de documents, dont ceux d’anciens camps de concentration nazis, de ghettos, de la SS ou de la Gestapo. Pendant des années, elles n’ont fourni d’informations qu’aux familles des anciens prisonniers mais ont été ouvertes à la recherche scientifique en 2007. (en français)

Venu présider la rencontre de la coalition Benno Bokk Yaakaar de Rufisque, le ministre Oumar Guèye, coordonnateur de la structure, a condamné le saccage de ce qu’il appelle la mémoire des collectivités à travers le Sénégal. “Je pense qu’il faut d’abord condamner avec la dernière énergie le saccage des lieux publics et privés de manière générale. Je pense qu’il faut être insensé pour s’attaquer à des centres d’état civil. Le centre d’état civil, c’est la mémoire qui permet de connaitre les populations dans les localités et au niveau de tout le Sénégal.” Après les forfaits et les dégâts causés, Oumar Guèye annonce l’accompagnement de l’Etat pour la reconstruction, et souligne que la numérisation permettra de résoudre définitivement ces questions. Déjà, un projet est très avancé sur ce plan avec le soutien de l’Union européenne. (en français)

Un récent rapport sur l’organisation de la Bibliothèque nationale d’Australie a mis en lumière plusieurs problèmes au sein de l’établissement. Faute de financement, la bibliothèque risque notamment de faire face à de sérieuses difficultés de stockage. Les services numériques qui pourraient venir répondre à ces soucis sont également pointés du doigt. Dans leur réponse, le président du Conseil de la bibliothèque, le Dr Brett Mason, et sa directrice générale, la Dr Marie-Louise Ayres, sont on ne peut plus clairs : “Tant que nous n’aurons pas une piste à suivre pour financer le stockage des collections actuelles et la croissance prévue, il y a des risques à venir importants liés à la gestion des futures collections de la Bibliothèque”, ont-ils déclaré. (en français)

Au Québec, depuis quelques temps, nous assistons à une discussion publique sur l’avenir des archives de certaines communautés religieuses. Des Québécois s’étonnent même de voir un segment significatif de leur mémoire collective s’étioler qui pourrait finir par leur faire perdre ce qu’ils ont pourtant de précieux comme biens publics. Or, la mémoire nationale est centrale dit-on, mais semble sélective. La Société canadienne d’histoire de l’Église catholique (SCHEC) déplore ce manque de vision et d’initiative forte pour sauver ce qui fait pourtant partie de l’histoire nationale. Au-delà d’avoir un budget adéquat, de regrouper en lieu sûr des vestiges du passé et d’avoir une relève professionnelle suffisante, il convient de regarder la question des archives religieuses avec suffisamment de discernement. (en français)

Les chercheurs algériens doivent pouvoir accéder aux archives sur l’Algérie conservées en France, pour Abdelmajid Chikhi, directeur général des archives nationales algériennes. Ce dernier appelle à l’ouverture des archives des deux côtés de la mer Méditerranée. Pourtant, le directeur des archives nationales algériennes n’a pas voulu commenter directement le contenu du rapport Stora : “Je n’ai pas d’évaluation à faire en ce qui concerne le rapport Stora. J’estime que c’est un rapport français demandé par le président français à un citoyen afin qu’il lui fournisse un avis sur ce qu’il nomme l’esprit ou la mémoire apaisée. Il s’agit donc d’une affaire française. Nous n’avons pas été informés officiellement du contenu de ce rapport pour que l’on soit obligés, même moralement d’y répondre. Donc officiellement, ce rapport n’existe pas pour nous.” (en français)

Une nouvelle technologie développée par le MIT permet d’ouvrir virtuellement une lettre scellée, sans jamais y toucher physiquement autrement qu’avec un scan. En 1926, le musée de La Haye s’est vu transmettre une malle qui appartenait à Simon et Marie de Brienne, maîtres de poste pour un réseau de communication qui reliait alors la France et les Pays-Bas. Dans cette malle, on trouve des milliers de lettres qui n’ont jamais été remises à leurs destinataires. Parmi elles, 500 n’ont jamais pu être ouvertes. Les lettres étaient scellées par une ancienne méthode de sécurisation consistant à plier le papier d’une certaine façon, puis à cacheter avec un sceau. Impossible d’ouvrir le courrier sans détruire le contenu. Le dépliage virtuel mobilisé pour la première fois dans cette étude a permis de lire — sans jamais y toucher physiquement — un courrier scellé daté du 31 juillet 1697. (en français)

4 commentaires

lucoise
08/04/2021

Je souhaiterais connaître la démarche pour rechercher des ancètres en Belgique (Flandre).
Merci


bonjour,
les registres paroissiaux sont ils numérisés et consultables sur internet?


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