Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 4 janv. 2021 par Jean-Yves

L’actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd’hui en Angleterre, en Algérie, en Belgique, en Italie, dans les Philippines et les Îles Mariannes, et dans les Caraïbes.

Le scénariste britannique James Hyman a une passion : la presse. En l’espace de plusieurs décennies, il a accumulé 160 000 magazines emblématiques de la culture populaire anglo-saxonne : Forbes, The Guardian, Vogue, Rolling Stone, Playboy, The Face… Ce qui lui a valu, en 2012, d’entrer dans le Guiness des records. Problème : cette collection prend de la place et représente aujourd’hui près de deux kilomètres linéaires. James Hyman a donc décidé de procéder à la numérisation de ses collections et fait appel à la société française Numerize située en Alsace. (en français)

Abdelmadjid Chikhi, directeur des Archives algériennes, a été nommé par le président Abelmadjid Tebboune pour servir d’interlocuteur à l’historien Benjamin Stora, chargé par Emmanuel Macron de rendre un rapport, attendu pour janvier, sur la réconciliation mémorielle entre la France et l’Algérie. Dans un entretien au journal Le Monde, M. Chikhi réitère la demande algérienne d’une restitution “intégrale” des “originaux” des archives rapatriées en France après l’indépendance de 1962 tout en admettant que certains documents relevant de la “sécurité de la France” puissent faire l’objet d’une discussion “au cas par cas”. (en français)

Comment les archivistes exercent-ils leur rôle de gardien de notre mémoire ? Comment constituent-ils aujourd’hui les archives du futur ? Thierry Delplancq, enthousiaste archiviste de la ville et du CPAS de La Louvière, va sur le terrain, il se frotte à la réalité. Oui, oui, il sort le nez de ses couloirs d’armoires poussiéreuses : “Il faut poser la question mémorielle dans le monde citoyen, l’archiviste doit sortir de sa tour d’ivoire, sinon il y meurt !”. “On travaille beaucoup dans les cimetières aussi, pour préserver le petit patrimoine funéraire, comme des petites faïences ou des croix en fonte. Là aussi, on prend des photos, parce que les parcelles sont régulièrement désaffectées. Ça peut parfois aider à répondre à la demande d’une famille, qui, des années après, fait des recherches sur le lieu où un aïeul était enterré”. (en français)

Jusqu’ici, la Bibliothèque vaticane disposait déjà de DigiVatLib. Lancée il y a 6 ans, cette plateforme met à libre disposition des utilisateurs des textes précieux et de rares incunables. L’institution élargit cette fois-ci les fonctionnalités de sa bibliothèque virtuelle. Avec “Thematic Pathways on the Web”, les visiteurs ont désormais accès à plus de 26 000 annotations. Le travail de numérisation a été effectué en partenariat avec les bibliothèques de Stanford. À ce jour, la Bibliothèque du Vatican a annoncé que 18 000 des 80 000 manuscrits étaient d’ores et déjà numérisés. Le site est divisé en cinq grandes thématiques, chacune prise en charge par un expert. Une nouvelle organisation qui permet à l’utilisateur de mieux naviguer à travers ces millions de pages et d’en apprendre davantage grâce aux annotations des spécialistes. (en français)

Pour atteindre les Îles Mariannes dans le Pacifique occidental, les humains ont traversé plus de 2 000 kilomètres de haute mer et environ 2 000 ans plus tôt que tout autre voyage en mer sur une distance aussi longue. Ils se sont installés dans les Îles Mariannes il y a environ 3500 ans, un peu plus tôt que la colonisation initiale de la Polynésie. Pour répondre à ces questions, les chercheurs ont obtenu d’anciennes données ADN de deux squelettes du site de la grotte de Ritidian Beach dans le nord de Guam, datant d’il y a environ 2 200 ans. “Nous avons constaté que l’ascendance de ces anciens squelettes est liée aux Philippines”, explique Irina Pugach, chercheuse à l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive de Leipzig, en Allemagne. (en anglais)

Dans une nouvelle étude de l’histoire génétique des Caraïbes avant le contact avec les Européens, les chercheurs ont analysé les données ADN pangénomiques de 174 anciens individus qui vivaient aux Bahamas, en Haïti et en République Dominicaine (collectivement, Hispaniola), à Porto Rico, à Curaçao et au Venezuela, ainsi que les données de 89 individus anciens séquencés précédemment. “La découverte d’une proportion aussi élevée de cousins génétiques dans un échantillon de moins de 100 hommes est un autre indicateur que la taille de la population totale de la région était petite”, a déclaré le professeur David Reich, chercheur au Blavatnik Institute de la Harvard Medical School et du Département biologie évolutive à l’Université Harvard. Les scientifiques ont découvert qu’environ 10 000 à 50 000 personnes vivaient sur deux des plus grandes îles des Caraïbes, Hispaniola et Porto Rico, peu avant l’arrivée des Européens. (en anglais)

3 commentaires

Très interessants……


Bonjour, toujours rien sur la Tunisie qui étais un protectorat


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