Je source, tu sources, il source… : une étape essentielle en généalogie

Le 12 oct. 2020 par Frédéric Thébault

En matière de généalogie, mais plus largement pour toute publication, que ce soit sur Internet ou ailleurs, il est fondamental de ne pas laisser croire que les données que vous publiez résultent d’un travail de recherches effectué par vous-même si ce n’est pas le cas. S’il n’est pas illégal d’utiliser voire de recopier des informations (c’est le principe de base de l’Internet), s’approprier le travail d’autrui est au pire interdit et vous risquez des poursuites pénales, au mieux un manque de respect.

Les zones sources et notes sont très consultées, leur importance étant grande : ce sont elles qui étoffent vos recherches, expliquent et prouvent ce que vous publiez :

Comment indiquer ses sources

Il existe plusieurs façons de sourcer ses données. Peu importe celle que vous choisissez, du moment que l’internaute qui visitera votre arbre comprendra où vous l’avez trouvée pour aller lui-même la consulter.

Sur un site web d’archives départementales

  • inutile de donner l’adresse du site des archives, tout le monde trouvera facilement le site, soit via Geneanet soit via Google
  • évitez d’indiquer simplement “archives de la Moselle” ou “état civil de telle commune”, cela n’aidera pas vraiment celui qui veut vérifier la source car il a déjà connaissance du lieu où s’est déroulé l’événement.
  • la cote du registre : elle est importante si plusieurs registres se recoupent ou en cas de double entre la collection communale et celle du greffe. Avec la cote, aucune ambiguïté possible, on sait dans quel registre figure l’image.
  • le lien pérenne, c’est-à-dire l’adresse de votre navigateur qui se termine par “.ark” : la plupart des sites vous permettent de la recopier en un clic, repérez le pictogramme qui définit cela dans la visionneuse d’images. C’est ce qu’il y a de mieux !
  • le numéro de l’image : si aucun lien pérenne n’est utilisable, alors notez le numéro de l’image par rapport au nombre total d’images. On retrouvera vite l’image 57/341 alors qu’avec la simple date il faudra chercher l’acte en question, parfois très longtemps si plusieurs registres sont inclus dans le lot d’images et qu’ils sont mélangés.
  • si vous le pouvez, téléchargez l’image… en haute-résolution !

Sur Geneanet

  • sur un arbre en ligne, vous pouvez indiquer simplement l’identifiant de l’arbre en question, par exemple “pierfit”. Cela permettra d’aller voir rapidement si cet arbre a lui-même indiqué une source plus complète. L’idéal reste de recopier la source indiquée sur ledit arbre ET son identifiant (il peut s’être trompé)
  • sur un relevé collaboratif ou d’un partenaire, copiez l’adresse et/ou le contenu
  • sur une image de registre ou un acte isolé, vous pouvez relier l’image à votre arbre sans avoir besoin de la télécharger. Si son propriétaire a autorisé le téléchargement, alors n’hésitez pas !

Sur un autre site

  • Il s’agira souvent de sites de généalogie où figurent des relevés en ligne, rarement des images. Notez donc bien le nom du site et son adresse. Les sites personnels sont parfois anciens ou les adresses peuvent disparaître ou changer, nous vous conseillons donc de recopier entièrement ce que vous voyez à l’écran, par un copier-coller ou une capture d’écran. Si des images figurent sur le site, téléchargez-les.

Où indiquer ses sources ?

Sur Geneanet comme sur la plupart des logiciels de généalogie, vous disposez de plusieurs zones :

  • la zone “Sources” qui permet de copier une adresse web ou une information courte (numéro d’image par exemple)
  • les zones “Notes” soit par personne, soit par événement, soit par couple, qui permettent de copier des quantités d’informations importantes (contenus de relevés complets, textes issus de sites, réflexions personnelles, etc). Peu importe que vous utilisiez les notes de l’événement plutôt que celles de la personne ou du couple, car elles apparaissent toutes sur la fiche que vous consultez sur Geneanet. Usez et abusez-en ! Evitez néanmoins de diffuser des échanges privés (copies intégrales de messages avec numéros de téléphone par exemple)…
  • les images : rien de tel que de publier la photo de l’acte original que vous avez téléchargée au préalable, ou de relier une image déjà publiée ailleurs, votre visiteur constatera de lui-même la qualité de votre information. En 2020, il est parfaitement admis de publier des images d’actes provenant des archives départementales par exemple sur un arbre généalogique, car leur utilisation n’est pas destinée à un usage commercial.

Nous espérons que ces quelques rappels élémentaires de bon sens vous seront utiles !

Rappel : vous pouvez limiter vos recherches aux seules données sourcées (option Premium), c’est-à-dire considérées par notre algorithme comme suffisamment renseignées (présence de notes, sources ou images). Il suffit de cocher la case “Données sourcées” dans les filtres qui apparaissent à la gauche de la liste des résultats de recherche.

243 commentaires

Merci de ces précisions.les données sourcées me semblent intéressantes pour éviter des erreurs regrettables.


Mais il arrive que ce que j’ai mis n’est plus juste car il arrive que les registres ont été renumérisés


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