Suite de l’affaire Cheynet de Beaupré : un nouveau procès

Le 11 sept. 2020 par Frédéric Thébault

Mardi prochain aura lieu un nouvel épisode d’une affaire hors normes dans le monde de la généalogie. Celle-ci concerne, entre autres, des destructions massives d’actes d’état-civil, des falsifications d’actes et de documents, et la diffusion de fausses généalogies.

Cette affaire est décrite notamment : sur le site internet de l’association “Pour la défense du patronyme Cheynet”, dans un article écrit par Guillaume de Morant dans le magazine Marianne (“Noble à tout prix” du 2 novembre 2018), et dans un ouvrage publié par Eric Mension-Rigau “Enquête sur la noblesse – la permanence aristocratique” paru aux éditions Perrin le 7 mars 2019.

Mardi 15 septembre 2020 aura lieu devant la 17ème chambre du Tribunal de Paris :

  • A 10h une audience en référé demandant la fermeture du site l’association “Pour la défense du patronyme Cheynet”, pour atteinte à la vie privée.
  • A 13h30 un procès en diffamation suite à la publication de l’article de Marianne, contre Guillaume de Morant auteur de l’article, Pierre Cheynet, Vincent Cheynet et Jean-Marc Blanc cités dans celui-ci, ainsi que le directeur de la publication.

Pour ceux qui n’ont pas suivi les étapes précédentes, en voici un bref résumé :

Un premier procès s’est tenu le 10 décembre 2015 au Tribunal Correctionnel de Privas. 

Le Conseil Général de l’Ardèche s’était alors porté partie civile pour des destructions d’actes d’état civil avec plus de 187 pages qui auraient été arrachées au mois d’août 2011 dans divers registres. Ces pages contenaient à chaque fois des actes concernant la famille Cheynet. Le prévenu a été relaxé par le tribunal au motif qu’il “subsiste, à minima, un doute sur la date de commission des faits” et donc un doute sur la prescription du délit.

Puis, le 5 novembre 2018, s’est tenu à Dijon un nouveau procès pour diffamation à l’encontre du site de l’association “Pour la défense du patronyme Cheynet”. Le plaignant a été débouté.

Nous ne manquerons pas de vous informer de la suite de cette affaire.