Avec Geneanet ADN, vous avez désormais la possibilité de connaître les patronymes et lieux que vous partagez avec vos cousins génétiques. Découvrez ces nouvelles fonctionnalités

Cas pratique de recherche généalogique : Michel Oliver

Le 20 avr. 2020 par Frédéric Thébault

Comment faire une recherche généalogique ? Découvrez notre méthodologie grâce à un cas pratique ! En partant d’informations lacunaires, nous allons essayer de montrer de quelle façon on peut chercher des informations sur une personne afin de reconstituer sa généalogie grâce aux ressources disponibles sur Geneanet… et ailleurs. Temps de la recherche : 1h00.

En publiant la newsletter du 1er avril dernier, nous avions désiré présenter des généalogies de cuisiniers habitués des plateaux-télé. Nous avons remarqué qu’il manquait un personnage important du petit écran : Michel Oliver, qui animait dans les années 80 l’émission “La vérité est au fond de la marmite”.

Pour ajouter sa généalogie sur le site Geneastar, consacré aux généalogies de personnalités d’hier et d’aujourd’hui, connues ou moins connues, voici le résumé du petit exercice de recherche auquel nous nous sommes livrés.

La fiche Wikipédia de Michel Oliver devrait nous fournir quelques éléments biographiques et c’est bien le cas. Certains lecteurs de ce blog se souviendront que Michel avait repris le flambeau de son père Raymond, lui aussi cuisinier très connu et réputé, qui en son temps présenta la première émission culinaire de la télévision, Art et magie de la cuisine”, mais qui fut surtout le chef du restaurant Grand Véfour, à Paris.

Nous avons de la chance, Raymond a bien sûr également une fiche, qui nous apprend que son père, Louis, était également cuisinier, et qu’il était d’origine espagnole, plus précisément de l’île de Majorque. Nous allons maintenant compléter et vérifier ces informations à partir des sources d’état civil à notre disposition.

Un premier petit tour sur Geneanet avec une recherche “OLIVER” à Langon ne donne rien, hormis la fiche de l’INSEE concernant Raymond, qui nous apprend juste qu’il avait pour second prénom Guillaume, et qu’il fut résistant pendant la Seconde Guerre mondiale (il ne s’agit que d’une référence, pas du dossier complet).

Une petite recherche dans la bibliothèque (accès Premium) nous permet de dénicher deux articles de la revue “Paris-Baléares” qui a consacré au père et au fils Oliver une courte biographie particulièrement instructive puisqu’elle explique l’origine de la famille.

Reste que ces informations sont à prendre avec circonspection, seul l’état civil pourra nous permettre de vérifier ce qui est écrit.

Commençons par le commencement. On se tourne alors vers les archives départementales de la Gironde (l’adresse figure dans notre rubrique “Ressources > Bien débuter”) où l’on trouve sans difficultés l’acte de naissance de Raymond :

Les mentions marginales, très importantes, nous apprennent que Raymond Oliver s’est marié trois fois. La première union a eu lieu en 1931 et la seconde en 1942 : Son fils Michel étant né en 1932, il est donc le fils de Suzanne Doria Inès Gisclard.

Une recherche sur Geneanet avec l’ensemble des prénoms s’impose, en cochant soigneusement la case “tous les prénoms” et en décochant la case “utiliser les variantes orthographiques pour l’ensemble des critères”, en pied de formulaire (fonction Premium) :

Un seul résultat nous est proposé : les données de l’INSEE qui enregistrent les décès que leurs communiquent les mairies.

Pour être certain que c’est bien elle (même s’il est extrêmement peu probable qu’une autre personne porte ces trois mêmes prénoms), une seule solution : consulter son acte de naissance et vérifier dans les mentions marginales son mariage avec Raymond Oliver. C’est bien le cas :

Passons à la génération précédente. On cherche les parents de Raymond, Louis Paul Oliver et Marie Cavernes. Cette recherche ne donne rien… ou presque, car nous avions conservé une recherche sans variantes orthographiques, or il s’avère que Oliver est une déformation de Olivier, comme l’on pouvait d’ailleurs s’y attendre !

Geneanet nous signale dans le pavé “Aller plus loin” que des résultats existent avec lesdites variantes. Nous les consultons :

Il s’agit d’un relevé effectué par une association de généalogie :

Celui-ci nous ramène vers le site de l’association où il figure, sans filiation mais avec la date et le lieu de mariage, le 22 avril 1908 à Langon. On trouve rapidement l’acte indiqué dans les registres numérisés, avec les noms des parents des deux époux.

Ce sera plus simple côté maternel car l’on trouve sur Geneanet les parents de Suzanne après avoir saisi leurs noms et prénoms via une recherche par couple (option Premium) : ils figurent sur un arbre en ligne, il ne restera plus qu’à bien vérifier ce qui est indiqué et le cas échéant à contacter le propriétaire de l’arbre.

L’écueil du XXe siècle est maintenant franchi et nous allons pouvoir entamer une recherche généalogique sans difficultés majeures. Au passage, on s’apercevra que nous avons eu raison de ne pas placer une confiance aveugle dans l’article de presse de “Paris-Baléares”, le Louis Vierne mentionné étant en fait Louis Vimes, comme l’indique sans ambigüité l’acte de mariage Oliver/Cavernes…

Une recette de Michel Oliver… bon appétit !

62 commentaires

lperon1
09/05/2020

A l´heure actuelle, mes problèmes se situent entre le XVI et le XV° siècle! beaucoup d´archivess manquantes lorsqu´on appartient au “TIERS ÉTAT”


d’accord avec toi Christian BEAUMONT. Généanet est si compliqué que g préfère utiliser mon logiciel de gnéa sur mon ordi et transférrer par Gedcom


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