A la suite de vos retours, nous avons ajouté des addenda à notre note "Geneanet, un site collaboratif, contributif et freemium". Nous vous invitons à en prendre connaissance.

Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 20 janv. 2020 par Jean-Yves
 

L'actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd'hui en Italie, aux Etats-Unis, en Uruguay, au Canada, en Algérie, en Corée du Sud, en Irlande.

Les Archives d’Etat de Venise lâchent l’EPFL pour le projet Venice Time Machine. La haute école lausannoise va néanmoins continuer de développer cette “machine à remonter le temps”, qui vise à reconstituer numériquement l’histoire de la Cité des Doges. Les Archives d’Etat de Venise avaient déjà annoncé en septembre qu’elles suspendaient leur collaboration avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Les relations sont désormais “définitivement rompues”, écrit l’institution italienne dans un communiqué daté du 27 décembre. Malgré ce coup d’arrêt, l’EPFL assure que Venice Time Machine pourra continuer sans les archives de la ville, en “s’appuyant sur des collaborations avec d’autres institutions que les Archives”, comme par exemple l’Université Ca’Foscari de Venise. (en français)

La plateforme américaine Discoverfreedmen.org référence à ce jour près de 1,8 million de noms d’esclaves affranchis. Un riche catalogue désormais consultable en ligne pour permettre à tous les Afro-américains de renouer avec leurs ancêtres et d’en savoir un peu plus sur leur arbre généalogique. Le site est l’aboutissement d’un projet plus large intitulé The Freedmen’s Bureau Project qui a pour but la numérisation de tous documents sur les réfugiés et les affranchis post-guerre civile américaine. Cette base de données a été rendue possible par le Bureau des réfugiés, des affranchis et des terres abandonnées, habituellement désigné sous le nom de Freedmen’s Bureau. Initiée par Lincoln en 1865, cette agence gouvernementale avait pour but de venir en aide à ceux affectés par la guerre civile américaine. (en français)

Le ministère des Affaires étrangères uruguayen a annoncé, le 3 janvier 2020, que le Saint-Siège avait achevé de numériser ses archives secrètes concernant les personnes disparues en Uruguay entre 1968 et 1985, période pendant laquelle la junte militaire dirigeait le pays. Le gouvernement de Montevideo explique que la publication des archives secrètes est le fruit de la décision commune du pape François et du président de la République uruguayenne, Tabaré Vazquez, qui avait été prise lors de leur rencontre au Vatican en décembre 2016. Les données numérisées peuvent désormais être consultées par des parents de personnes disparues, ainsi que par les membres de l’Eglise qui seraient concernés par ces disparitions. Il suffit d’adresser une demande motivée auprès du nonce apostolique en Uruguay. (en français)

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) octroie 2,3 millions de dollars afin d’appuyer 31 projets menés par des organisations des Premières Nations, des Inuits et de la Nation métisse. Dans le cadre des efforts de réconciliation du gouvernement du Canada, BAC appuie les démarches des communautés autochtones pour préserver et rendre accessible leur patrimoine audio et vidéo pour les générations futures. Par l’entremise de l’initiative Écoutez pour entendre nos voix, BAC fournit à des organisations autochtones un financement sous forme de contribution pour les aider à numériser leurs enregistrements existants, et ainsi documenter les cultures et les langues autochtones. Ces fonds aident aussi les communautés autochtones à acquérir les compétences, les connaissances et les ressources nécessaires à la poursuite du travail. Après l’appel de propositions ayant pris fin à l’été 2019, un comité de révision externe composé de représentants des Premières Nations, des Inuits et de la Nation métisse de partout au Canada a revu les demandes et recommandé l’octroi de financement aux organisations suivantes. (en français)

Les Archives nationales d’Algérie organisent les 19 et 20 janvier en cours un colloque national sur la procédure de communication des archives. Les Archives nationales visent à travers cette rencontre, prévue à l’Hôtel Mazafran (Zéralda), à “dégager un texte unifié pour réguler la procédure de communication et dissiper toutes les ambiguïtés”. “Les Archives nationales et l’ensemble de ses structures et services au niveau central et local font l’objet, depuis quelque temps, de flots de critique allant parfois jusqu’à la diffamation, en ce qui concerne la procédure de communication des archives et leur accès au profit des chercheurs”, a explique le communiqué. A ce propos, “les Archives nationales s’emploient à l’organisation et à l’unification de toutes les opérations qui font des fonds documentaires une source pour la Recherche scientifique, conformément aux lois et règlements en vigueur, y compris les méthodologies d’archivage, aussi bien au sein des Archives nationales que dans les établissements et secteurs publics en rapport avec les fonds documentaires, notamment la procédure de leur communication”. (en français)

La Corée du Sud va consolider des bases de données sur les Coréens enrôlés comme travailleurs forcés ou soldats pendant la domination coloniale du Japon, ont déclaré lundi les Archives nationales de Corée (NAK). A l’heure actuelle, les bases de données contenant les listes des victimes coréennes du travail forcé et de la conscription militaire du Japon en temps de guerre sont réparties entre plusieurs institutions publiques, dont les NAK, le Musée mémorial national de la mobilisation forcée sous l’occupation japonaise et l’Institut national d’histoire coréenne. Les NAK ont déclaré vouloir constituer une base de données consolidée sur le travail forcé et la conscription militaire en temps de guerre du Japon d’ici 2023, après avoir formé des groupes consultatifs composés d’experts et de responsables des institutions concernées. En 2020, le NAK vise à consolider les listes d’environ 230.000 Coréens qui ont été forcés à travailler pour des entreprises japonaises et son armée pendant la Seconde Guerre mondiale, grâce à un budget de 900 millions de wons (773 000 dollars). (en français)

Un groupe de généalogistes amateurs irlandais d’une petite ville du comté de Galway cherche à entrer en contact avec les descendants de 156 émigrées connues sous le nom de “Primrose Girls” d’après le nom du navire sur lequel elles ont navigué vers le Canada en 1853. “The Primrose Girls’ Project” entreprend actuellement des recherches sur un groupe de filles orphelines qui ont voyagé de Mountbellew Workhouse dans le comté de Galway, en Irlande, via le port de Limerick à destination du Québec, Canada, sur le navire Primrose le 16 juillet 1853. L’objectif est de découvrir ce qui est arrivé à ces orphelines à leur arrivée au Canada. Le groupe espère avoir une commémoration pour les filles en 2021 à Galway. (en anglais)

7 commentaires

ma branche paternel a partir des grand parents se trouve en albanie sous le nom de lasko transforme par une mauvaise transcription par lesko a la naturalisation


Ma branche paternelle se situe en Espagne aussi, en Andalousie et du côté d’Albacete. Par écrit, j’ai reçu un acte de naissance seulement. Sur place, un cousin a eu l’aide des personnes de l’Ayutamento de chaque village/ville, et il a pu prendre en photo quelques actes. Mais au-dessus de 1880 environ, tout est perdu, tout a brûlé. Il faut se faire une raison. Par contre il est bien dommage que les actes n’aient pas été écrits sur deux registres différents. Un seul n’est pas suffisant. Et que fait la France, enregistrement unique ! Bonne chance pour nos descendants.


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