L’incendie du Bazar de la Charité : nouveau mini-projet

Le 18 nov. 2019 par Frédéric Thébault
 

Dans des baraquements de bois, décorés de façon à imiter une rue au moyen âge, ce sont plus d’un millier de personnes qui se pressent ce jour-là pour y faire leurs emplettes, tout en faisant une bonne action : la recette sera reversée aux pauvres. Ce 4 mai, c’est le deuxième jour de l’ouverture du bazar, qui ne doit être installé ici que quatre jours. La foule se presse autour des stands, tenus par des bénévoles toutes issues de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie. La duchesse d’Alençon, soeur de l’impératrice Sissi, est elle-même volontaire pour participer aux ventes, elle y perdra la vie.
Un projecteur de cinématographe, récente invention à succès, a également été mis en place sous un appentis pour permettre aux visiteurs de découvrir les premiers films des frères Lumière.

A 16h30, le réservoir à éther de la lampe de projection est vide. Pour le remplir, l’assistant du projectionniste craque une allumette, mais l’appareil, installé de façon un peu précaire, dégage des vapeurs d’éther qui prennent immédiatement feu, déclenchant un incendie dans le petit local : rideaux et parois prennent feu.

Les premières minutes de l’évacuation se déroulent dans le calme, mais le feu a gagné le plafond, et en quelques secondes, toute la toiture, faite de résine, s’enflamme en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et c’est tout le bazar qui s’embrase brutalement. La panique s’empare de la foule, et les personnes qui ne mourront pas brûlées vives meurent piétinées par les autres. En un quart d’heure, tout est terminé, et 124 personnes sont mortes, toutes des femmes ou des jeunes filles, à l’exception de six hommes…

Nous avons créé un arbre collaboratif destiné à reconstituer des généalogies (partielles) de chaque victime de l’incendie.

Nous recherchons des Gentils Généalogistes (G.G.) prêts à consacrer un peu de temps à ce travail de recherche qui devrait s’avérer relativement simple :

  1. retrouver les actes de décès (tous en ligne)
  2. compléter la fiche de chaque victime avec sa naissance et son adresse au moment du décès
  3. saisir cinq générations d’ancêtres (dans la mesure du possible !), les victimes étant déjà dans l’arbre
  4. agrémenter la saisie de photos de tombes ou de documents d’archives quand cela est possible

Pour ce faire, nous donnerons à chaque volontaire un accès “éditeur”.

Le projet vous intéresse ? Remplissez ce petit formulaire (il restera ouvert une semaine) puis nous vous donnerons un accès à l’arbre.

 

74 commentaires

C’est très touchant. J’essaie de faire de même avec les victimes de l’incendie des Nouvelles Galeries en 1938…


maudeva
23/04/2020

Ces personnes qui se sont dévouées pour les plus pauvres , méritent de pas tomber dans l’ oubli .Merci à vous .


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