Faites entrer l’accusé… L’affaire était dans le sac !

Le 4 juil. 2019 par Thierry Sabot
 

Initialement suspendu au plafond du greffe de la Chambre criminelle de la châtellenie bourbonnaise, au fil des siècles et des révolutions citoyennes, administratives ou culturelles, il a été décroché, remisé de salle d’archives en salle d’archives. Il a connu les greniers poussiéreux, les sous-sols humides. Tour à tour, son contenu a été transvasé, enregistré, classé, coté, à nouveau référencé, entreposé et … oublié.

Initialement suspendu au plafond du greffe de la Chambre criminelle de la châtellenie bourbonnaise, au fil des siècles et des révolutions citoyennes, administratives ou culturelles, il a été décroché, remisé de salle d’archives en salle d’archives. Il a connu les greniers poussiéreux, les sous-sols humides. Tour à tour, son contenu a été transvasé, enregistré, classé, coté, à nouveau référencé, entreposé et … oublié.

Nous sommes au matin froid du 31 janvier 1776. Il y a à peine plus de dix ans, Ferrières, paroisse au cœur de la Montagne bourbonnaise, a été déchirée par une terrible tragédie : « l’Affaire des Pions » [3]. Les plaies sont encore à vif et l’émotion va être à nouveau exacerbée.

Le cadavre, dépouillé de ses hardes, enveloppé d’un linceul, a été déposé par Louis Petoton, geôlier de justice, sur la pierre ordinaire, à l’entrée du cimetière. Vue l’ordonnance délivrée la veille par Jacques Reignier, châtelain-juge de la châtellenie de Ferrières, le sieur curé s’apprête à procéder à l’inhumation.

 

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