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Geneanet commémore les 75 ans du massacre d’Oradour-sur-Glane avec un arbre collaboratif

Le 3 juin 2019 par Frédéric Thébault
 

Le 10 juin 1944, la division SS Das Reich semait la mort sur son passage : le petit village d'Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, fut incendié en totalité et tous les habitants présents, des bébés aux vieillards, froidement exécutés : 642 personnes y perdirent la vie.

La tragédie d’Oradour reste, 75 ans après, une très douloureuse épreuve dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Rares sont les événements pour lesquels le devoir de mémoire est impérieux, Oradour en fait partie et pour Geneanet, c’était quasiment un devoir d’y participer.

 

Un mini-projet collaboratif

Nombreuses sont les généalogies qui contiennent des noms d’habitants du village, mais aucun projet numérique complet n’avait jusque-là, semble-t-il, visé à reconstituer les réseaux familiaux des habitants d’Oradour.

Lancé comme un projet personnel, l’arbre généalogique “oradour1944” était prédestiné pour engendrer un travail collaboratif visant à inclure, sur un seul et même arbre, toutes les victimes et leurs familles. C’est pourquoi nous avons souhaité relayer cet appel : si vous êtes habitué des recherches généalogiques, vous pouvez participer au travail collaboratif, en complétant l’arbre en ligne grâce à un accès “éditeur” que nous vous donnerons.

Photo Davdavlhu — Wikipédia

Une seconde étape, une fois les généalogies reconstituées (le but n’étant pas de remonter le plus loin possible mais bien d’avoir des fratries complètes pour retrouver les liens familiaux qui ne manqueront pas d’exister entre tous les habitants), sera de faire figurer sur les fiches de l’arbre tous les médias dont nous disposons et que nous pourrons ajouter : par exemple, de nombreuses plaques commémoratives ou des photos de sépultures, qui sont déjà présentes sur Geneanet.

Les archives de la Haute-Vienne ayant publié le recensement de 1936, celui-ci, qui vient d’être relevé (un grand merci à Bruno Bourret pour son travail), ainsi que le relevé des mariages de 1903 à 1936 (un grand merci également à Hervé Costille et à Michelle Faure) sont des éléments très utiles pour reconstituer les familles, même s’ils s’arrêtent à 1936 soit huit ans avant les faits. En effet, la liste officielle des victimes ne donne pas les liens familiaux, et même si on peut souvent les deviner il est difficile de dire qui habitait avec qui, et à quelle adresse. L’état civil des naissances et décès a également été numérisé pour toute la Haute-Vienne, avec les naissances jusqu’en 1919 et les mariages et décès jusqu’en 1936, autant de précieux outils pour permettre un travail précis.

Bien sûr, certaines personnes présentes ce jour-là n’étaient pas originaires de la région, ainsi dénombre-t-on une quarantaine de réfugiés mosellans, une vingtaine de Parisiens… au total des représentants de plus de 40 départements français, sans oublier quinze Espagnols et quelques Polonais ou Italiens, un Hongrois, un Tunisien, un Américain et même un Allemand naturalisé français. Leur histoire familiale sera d’autant plus intéressante à reconstituer.

Ce projet vous attire, vous avez l’habitude des recherches généalogiques et de Geneanet et vous voulez nous aider ? Contactez-nous depuis la page-contact de l’arbre ! (Inscriptions closes pour la saisie dans l’arbre, mais vous pouvez nous aider pour les relevés des archives en ligne)

Les ressources concernant Oradour-sur-Glane

Informations à caractère généalogique :

Aller plus loin :


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182 commentaires

Bonjour du Québec,
Nous avons visité Oradour en 1980. Je suis sortie de ce sanctuaire tout à fait bouleversée. Encore aujourd’hui, je ne comprends pas ceux qui ont fait un tel massacre. Si vous pensez que je peux participer de chez moi à votre mini-projet collaboratif, veuillez me dire comment et il me fera plaisir de collaborer. Bien à vous. Rita Allard


coletteboulard
01/01/2020

J’avais mis mis sur Généanet les photos de plaques situées dans l’église Sainte Eulalie de Bordeaux, avais relevé les noms. Les noms de deux petites filles s’y trouvaient, victimes du massacre d’Oradour-sur-Glane. Noms particulièrement émouvants et difficiles à reporter dans la liste. J’avais alors un peu cherché sur internet, mais pas trouvé de lien familial. Grâce au travail collaboratif, aux recherches et travail d’autres personnes, leurs deux noms sont maintenant reliés à une famille, que je viens de trouver ici. Nos apports, aux uns et aux autres, n’est ni inutile ni futile. Elles sont moins isolées, ces petites filles qui ont laissé quelque chose de leur mémoire à Bordeaux.


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