Football au féminin : Geneanet n’est pas en reste !

Le 10 juin 2019 par Frédéric Thébault
 

En 2019, c'est sans doute la première fois que l'on parle autant de football féminin. Coupe du Monde oblige, bien sûr, mais aussi évolution des moeurs et reconnaissance du rôle et du statut des femmes dans la société, le machisme ayant la dent dure... mais un peu moins depuis quelques années. Réjouissons-nous ! Nous avons cherché à savoir qui étaient les joueuses qui allaient faire palpiter nos coeurs l'été prochain, au travers de l'angle que nous connaissons le mieux : la généalogie.

Un peu d’histoire !

  • 1920 : à Preston, en Angleterre, première constitution d’une équipe de football féminin française, de façon très informelle car la discipline n’est pas encore reconnue. Les Françaises perdent 2-0 face au Dick’s Kerr Ladies Football Club. Ce match est aujourd’hui considéré comme la première rencontre internationale de foot féminin.
  • 1971 : la France reconnaît – enfin – l’existence du football féminin ! Ceci étant, de nombreux clubs existent déjà, qui disputent des compétitions. En 1970, il y a même une coupe du monde non officielle en Italie, avec une victoire française face aux Pays-Bas et un score de 4-0.
  • 1991 : c’est la première édition de coupe du monde féminine. Malheureusement, la France n’est pas qualifiée…
  • 2011 : une année restée dans les mémoires comme le plus beau parcours féminin en coupe du monde. Les Bleues gagnent en quart de finale face à l’Angleterre, mais perdent face aux USA en demi-finale.
  • 2019 : la presse et les médias se sont enfin emparés du football féminin, ce qui n’est que justice.

Contrairement aux joueurs masculins dont le nom est connu par tout le monde, les noms et les origines de ces jeunes filles sont encore méconnus. Voici de quoi en savoir un peu plus.

La liste des 23 Bleues sélectionnées :

Gardiennes :
Sarah Bouhaddi (OL, 139 sélections/0 but),
Solène Durand (Guingamp, 0 sélection/0 but),
Pauline Peyraud-Magnin (Arsenal, 1 sélection/0 but)
Milieux :
Charlotte Bilbault (Paris FC, 14 sélections/1 but),
Elise Bussaglia (Dijon, 186 sélections/29 buts),
Grace Geyoro (PSG, 20 sélections/1 but),
Amandine Henry (OL, 83 sélections/11 buts), capitaine de l’équipe
Maeva Clémaron (FC Fleury 91, 3 sélections/1 but),
Gaëtane Thiney (Paris FC, 154 sélections/58 buts)
Défenseuses :
Julie Debever (Guingamp, 2 sélections/0 but),
Sakina Karchaoui (Montpellier, 23 sélections/0 but),
Amel Majri (OL, 46 sélections/4 buts),
Griedge Mbock Bathy (OL, 49 sélections/5 buts),
Eve Périsset (PSG, 13 sélections/0 but),
Wendie Renard (OL, 108 sélections/20 buts),
Marion Torrent (Montpellier, 20 sélections/0but),
Aïssatou Tounkara (Atlético de Madrid, 11 sélections/0 but)
Attaquantes :
Viviane Asseyi (Bordeaux, 30 sélections/5 buts),
Delphine Cascarino (OL, 11 sélections/3buts),
Kadidiatou Diani (PSG, 45 sélections/7 buts),
Valérie Gauvin (Montpellier, 17 sélections/9 buts),
Emelyne Laurent (Guingamp, 3 sélections/0 but),
Eugénie Le Sommer (OL, 159 sélections/74 buts).

Affiche officielle Facebook

 

Parmi elles, quatre sont déjà sur Geneanet, mais leurs généalogies sont malheureusement incomplètes (qui est volontaire pour les compléter ?), voici déjà ce que l’on peut en dire :

  • Pauline Peyraud-Magnin, gardienne, née en 1992 à Lyon

La généalogie de Pauline est hélas peu fournie, mais elle permet déjà d’appréhender un peu ses racines : elle est née à Lyon comme ses parents et son grand-père, qui a lui-même pour grands-parents des personnes toutes issues de régions assez éloignées (pour l’époque !), nés peu après le milieu du XIXe siècle : à Saint-Vallier (Drôme, COURTY et DENESSON), La Motte Aveillans (Isère, GAILLARD et GUEYMARD), Mornant (Rhône, FAYOLLE et PUPIER) et La Tourette (Loire, MALLARD et ROBERT). Leurs professions restent à trouver.

  • Eve Périsset, défenseuse, née en 1994 à Saint-Priest

Eve tient par son arrière-grand-mère maternelle, la seule branche connue, des origines au nord-ouest de l’Isère, dans une zone pas encore montagneuse, mais déjà vallonnée. C’est notamment à Saint-Chef, petite ville de 3000 habitants, et ses alentours, que l’on trouve des familles de laboureurs ou de fermiers, les COUILLOUD, PRIEST, DAVALLON, BARRAL, BUYAT-MOÏSE, CHAMBATIT, MATHIEU-VARNET, MAGNIN… Une région où l’on bougeait peu, ce qui explique la fréquence des noms de famille composés de deux noms, qui peuvent évoluer au gré des unions et des générations.

Cousinage notable : le footballeur professionnel Fabrice LEVRAT, né en 1979 ! (de la 13e à la 14e génération quand même).

  • Marion TORRENT, défenseuse, née en 1992 à Châlons-en-Champagne

Seule la branche de la grand-mère maternelle de Marion est connue : il s’agit de sa grand-mère paternelle, Françoise Thérèse RODRIGUEZ. Comme son nom l’indique, celle-ci n’a pas de racines françaises. Elle était née à Oran, en Algérie, tout comme ses deux parents au début du XXe siècle. Ceux-ci étaient des enfants d’immigrants espagnols, venus de la région de Valence dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Les uns du nord, de Castille, les autres du sud, d’Alicante. Les recherches en Espagne étant plus compliquées, cette généalogie ne permet que de remonter jusqu’à la fin du XVIIIe siècle avec le couple Francisco CABEDO et Juana Francisca SABATER, nés respectivement en 1773 et 1774 à Novelda Alicante.

  • Eugénie LE SOMMER, attaquante, née en 1989 à Grasse

Bien que née dans les Alpes-Maritimes, Eugénie a de fortes racines bretonnes via sa grand-mère maternelle. C’est dans une zone qui correspond à l’un des neufs anciens évêchés bretons, le Vannetais, que l’on trouve ses ancêtres. Elle est située au nord d’Auray et de Vannes, dans le Morbihan. On croise des familles ARS, MOUSSET, ROSNARHO, GUHUR, SAMSON, LE DELETER, JAN, LAGEUX… essentiellement réparties sur les villages de Grand Champ, et de Plumergat, plus loin dans les temps à Camors, Plougoumelen, Pluvigner, etc. Des familles de cultivateurs et de laboureurs, mais aussi par une branche ténue, une branche issue de la noblesse : l’écuyer Jean de ROSNARHO (1676-1739) avait une ascendance très aisée qui compta un procureur fiscal de juridiction, un conseiller au Parlement de Bretagne, un huissier, jusqu’à un autre Jean, archer à la fin du XVe siècle.

Cousinages notables : un autre sportif contemporain de son âge, Julien KERNEUR, kite-surfeur professionnel et triple champion du monde (à la 11è génération), et la dirigeante du Rassemblement National, qu’on ne présente plus, Marine LE PEN (de la 13e à la 12e génération). Par l’un ou par l’autre, c’est par le couple Laurent Le Douarain et Vincente Morel, mariés vers 1620 sans doute à Plougoumelen, que tous descendent.

D’autres footballeuses sont présentes sur Geneanet, nous en avons relevé quelques-unes… : Aurélie NAUDCamille ABILY, Alexandra Patricia MORGANSandy BALTIMOREMarie Judith NAZECarmen Nicole Joëlle AUVRAYAnna CLERACMary Abigail ‘Abby’ WAMBACHOphélie MEILLEROUX

Certes, nous sommes loin de voir ces jeunes sportives aussi bien représentées que dans d’autres sports, mais c’est déjà un bon début !

> Voir la liste de tous les footballeurs/ses de Geneastar

 

Rappel :

  • Pour trouver/vérifier un cousinage avec une Geneastar, utilisez la comparaison :

  • Pour signaler votre cousinage, veillez à ce que la personne soit mentionnée sur votre arbre, puis passez par Geneastar :

Concluons enfin avec la seule conclusion possible : Allez les Bleues !

13 commentaires Voir les commentaires précédents

c est un tres bon jeu de foot mais il ne faut pas faire le rapprochement avec notre foot masculin il faut le voir en tant que foot feminin et il est tres bon comme jeu laissons les progresser a leur rythme


Jacques LANIER
16/06/2019

Bien d’accord avec Luckyluck !…. Pas de comédies sur le terrain en se roulant sur le gazon en interpellant l’arbitre et mimant la douleur pour obtenir coup franc ou penalty……On joue au foot ! Et on gagne à la “loyale”…..Regardez donc un de leurs matchs messieurs!……..Merci les filles!……


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