Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 7 janv. 2019 par Jean-Yves
 

L'actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd'hui au Maroc, en Lettonie, au Liban, au Canada, au Vietnam et en Inde.

La cérémonie d’installation du nouveau directeur de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM), Mohamed El Ferrane, s’est déroulée à Rabat, en présence du ministre de la Culture et de la communication, Mohamed Laaraj. S’exprimant à cette occasion, M. Laaraj a souligné que le riche parcours professionnel du nouveau directeur de la BNRM et ses importantes contributions et productions scientifiques, vont de pair avec l’orientation de la bibliothèque, notant que cette nouvelle fonction sera marquée par beaucoup de savoir et de professionnalisme. Le ministre a, également, mis en avant le rôle que joue la BNRM dans l’édifice institutionnel national, ce qui nécessite beaucoup d’attention et une gestion minutieuse, relevant que le Maroc dispose aujourd’hui d’établissements et de structures culturelles pionnières conformes aux normes internationales, d’où l’impératif d’œuvrer collectivement en faveur de la restructuration du secteur de la culture et de la pensée afin de créer les conditions de la société du savoir. (en français)

En Lettonie, une liste d’anciens collaborateurs du KGB est révélée au grand jour et parmi les nombreuses personnalités nommées, certaines font toujours partie de la vie politique et des affaires du pays. Un ancien premier ministre letton, l’actuel président de la Cour suprême du pays balte, un cardinal catholique aujourd’hui décédé… Tous figurent sur une liste explosive d’anciens collaborateurs du KGB soviétique, publiée et accessible gratuitement sur le site kgb.arhivi.lv. Après 25 années de batailles législatives et judiciaires, les Archives nationales lettonnes ont révélé la liste complète d’anciens collaborateurs des services spéciaux de Moscou, grâce à plusieurs amendements à la loi approuvés jeudi. L’objectif, “faciliter la reconnaissance des conséquences du régime totalitaire soviétique pendant l’occupation de la Lettonie et pour les surmonter” et “condamner les crimes contre l’humanité, le génocide, les crimes de guerre”, expliquent les Archives nationales de Lettonie sur leur site. (en français)

“C’était un peu un rêve de créer ce centre !” Caroline Gelot, restauratrice, passe en revue les derniers manuscrits nettoyés et disposés sur les étagères d’une pièce à l’humidité contrôlée. Niché sur les hauteurs de Daraaoun Harissa, à vingt kilomètres au nord de Beyrouth, le Centre de recherche et de conservation du patrimoine des Églises d’Orient, Beit Gazo (“Maison des trésors”, en arabe), a été inauguré le 12 avril 2018 en présence de Sa Béatitude Ignace Youssef III Younan, Patriarche d’Antioche des syriens-catholiques. À l’intérieur du bâtiment en vieilles pierres de trois étages, résidence du Patriarcat à Charfet, la restauratrice et le père Youssef Dergham s’attellent à préserver des oeuvres régionales. “Quand je suis arrivée au Liban, j’ai participé à une mission de reconnaissance du patrimoine en visitant les ateliers du pays, décrit cette diplômée de l’Institut national du patrimoine. On s’est rendu compte que chaque Église avait son atelier et qu’il n’était pas question que les uns restaurent les oeuvres des autres. Le tout avec des gens formés sur le tas. Cela donnait parfois des résultats catastrophiques.” (en français)

Les changements apportés aux modalités de gestion des programmes touchant les archives privées par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) frappent de plein fouet les archives du Séminaire Saint-Joseph. Dès 2020, la Mauricie deviendra la seule région administrative au Québec dont le service d’archives privées agréé ne recevra plus de soutien de l’État. Le directeur de ces archives, Christian Lalancette, indique qu’en perdant leurs subventions, les archives du SSJ pourraient être contraintes d’envisager certaines actions comme ne plus offrir le service de consultation gratuitement, par exemple. “Pour l’instant, on maintient le cap. Pour venir faire de la recherche ici, ça ne coûte rien”, assure-t-il. “Les archives ne vont pas fermer”, souligne le directeur du service. “Le Séminaire a à coeur de rendre accessibles ses archives à toute la population, sauf que les services vont être diminués”, prévoit-il et “nous ferons les acquisitions avec plus de parcimonie”, ajoute-t-il. (en français)

“Le Vietnam va collaborer avec la Russie, la France et les États-Unis pour organiser une exposition sur le Président Hô Chi Minh en l’honneur du 50e anniversaire de la réalisation de son testament”, a informé Dang Thanh Tùng, chef de la Direction d’État des archives, lors d’une rencontre avec la presse tenue vendredi 28 décembre à Hanoi. L’exposition fait partie des 16 activités réalisées, en 2019, par la Direction d’État des archives visant à promouvoir les valeurs des documents d’archives nationaux. “Les documents d’archivage sur l’Oncle Hô conservés dans divers pays sont les témoins éloquents et objectifs d’une célébrité sur la scène internationale”, a expliqué le chef de la Direction d’État des archives. (en français)

Durant des travaux d’entretiens d’un parc, situé dans l’une des banlieues de Mumbai, la plus grande ville de l’Inde, des travailleurs ont découvert une pierre tombale portant le nom du défunt: Salman bin Nissim Qazi, un juif décédé en 1828 à l’âge de 45 ans. Après un examen approfondi, il s’est avéré que tout le jardin avait été construit au dessus d’un cimetière vieux de plusieurs siècles, et cela ne serait pas un cas isolé. Les habitants juifs de la ville ont déclaré connaître l’existence d’un cimetière qui était encore utilisé il y a 100 ans mais sans savoir son emplacement exact. Selon le docteur Korosh Dalal, archéologue et professeur à l’Université de Mumbai, “c’était un vieux cimetière. Les autorités l’ont apparemment établi et utilisé depuis des centaines d’années. Il y a aussi une ancienne synagogue à proximité. De nombreux juifs ont vécu dans cette région aux 18e et 19e siècles mais ensuite, ils sont partis. Il y a moins de 100 ans, des jardins d’ornement ont été aménagés dans tout le cimetière car il n’y avait quasiment plus de juif et plus de visiteurs. D’ailleurs, en Inde, de nombreux cimetières juifs ont été convertis en jardins”. (en français)

19 commentaires Voir les commentaires précédents

Louis SAEZ, rien d’etonnant. Il manque souvent une information sur des actes officiels. J’ai même une aieule, sur l’acte de mariage dont la date de naissance, parfaitement lisible, indique qu’elle aurait eu 5 ans à son mariage!! et personne ne l’a remarqué….


Suggestion pour la lisibilité à l’avenir: serait-il possible d’avoir le nom des pays en positionnant la souris sur les drapeaux ?


Vous devez être connecté pour déposer un commentaire. Connexion / Inscription