Les cartes des archives numérisées désormais sur Geneanet

Le 2 juil. 2018 par Frédéric Thébault
 

Vous les connaissiez peut-être déjà, nous vous proposions depuis plusieurs années de consulter des cartes de France des archives numérisées sur l'encyclopédie de la généalogie, Geneawiki. Ces cartes font désormais partie intégrante de Geneanet. Mode d'emploi et petit bilan des archives numérisées à ce jour.

Les cartes numérisées des archives sont accessibles sur Geneanet via le menu “Plus”, puis “Bien débuter”, c’est ensuite la première rubrique :

 

1/ L’état civil et les registres paroissiaux

L’état civil a longtemps été la principale source utilisée pour les recherches généalogiques, faute de temps pour les chercheurs d’aller plus loin. Épuiser l’état civil des communes de ses ancêtres pouvait prendre plusieurs années quand il fallait se rendre sur place à l’autre bout de la France.

Ce n’est plus vrai aujourd’hui, et même si les mises en ligne sont de moins en moins fréquentes, nous sommes au bout de l’élan de publication initié il y a quinze ans, puisque presque tous les départements français sont en ligne.
Alors, plutôt que d’évoquer ceux qui sont disponibles, contentons-nous de parler de ceux qui n’y sont pas encore :

  • le Gard (30)
  • le Gers (32)
  • la Seine-Saint-Denis (93)

Ces trois départements ont pour la plupart commencé leurs opérations de numérisation et promettent une mise en ligne prochaine : rendez-vous sur leurs sites respectifs pour voir ce qu’il en est… nous ne manquerons pas, bien sûr, de vous informer de la publication de leurs archives dès que ce sera le cas. Notons que le Jura propose quand même trois communes.

Parmi les départements qui publient déjà leurs archives, tout n’est cependant pas encore en ligne. Il s’agit par exemple de lots de communes mises en ligne au fur et à mesure de leur numérisation (comme dans le Finistère ou la Gironde avec les registres paroissiaux), ou d’une seule partie des archives disponible, ainsi pour le Haut-Rhin qui ne publie que l’état civil depuis 1792. Paris fait mieux que tous les autres en publiant ainsi l’intégralité des décès jusqu’en… 1986 !


2/ Les registres militaires

En cette période de centenaire 14-18, vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser à la vie de vos ancêtres ayant participé à la Grande Guerre. De nombreux départements ont donc priorisé la mise en ligne de leurs registres matricules, c’est-à-dire la fiche individuelle de chaque homme âgé de vingt ans, qui retrace tout son parcours militaire avec ses décorations et condamnations, différents domiciles et même description physique. Ces fiches n’existent toutefois qu’à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, mais elle sont très complètes.
Paris est le seul département à ne proposer que des tables (sans intérêt donc pour le généalogiste), mais la numérisation des fiches individuelle est en cours. Quant à la Marne et la Haute-Marne, ils ne couvrent pas encore la période 14-18.

Aujourd’hui, la quasi-totalité des départements est disponible. Il manque :

  • le Lot-et-Garonne (47)
  • Le Bas-Rhin (67)
  • le Val-de-Marne (94)
  • La Martinique (971)
  • Mayotte (976)

Nous vous proposons également de consulter une carte mise à jour régulièrement, à la même adresse que la carte de l’état civil.
N’oublions pas les archives du site Mémoire des Hommes, incontournable pour qui a des recherches à effectuer sur ses ancêtres soldats, avec les fiches de Mort pour la France et les Historiques Régimentaires.


3/ Les recensements

Une bonne part des archives départementales en permettent la consultation depuis leur naissance en 1836, puis tous les cinq ans jusqu’en 1911 bien souvent, certains départements allant au-delà jusqu’en 1936. Ce sont des documents bien évidemment fondamentaux pour les recherches, car ils permettent de voir un instantané d’une famille en fonction des gens qui vivaient sous le même toit. Et pour ceux qui vont jusqu’en 1936, c’est évidemment une possibilité de contourner les manques de l’état civil numérisé.

Les 3/4 de la France sont couverts, pour une liste exhaustive suivez le lien ci-dessous !

4/ Le cadastre

Le cadastre est le cadastre dit “Napoléonien”. Il a une double utilité pour le généalogiste : réalisé par Napoléon de façon exhaustive pour la première fois dans l’Histoire de France, il permet de visualiser les maisons de façon très précise. Malheureusement très peu de départements permettent de consulter la liste des propriétaires correspondant à ces maisons, il faut donc se contenter, mais c’est déjà beaucoup, d’un aperçu du lieu de vie.

Seuls 8 départements proposent donc les matrices cadastrales (contenant les noms des personnes) : Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Calvados, Charente, Jura, Var, Val-de-Marne et Yvelines. Une vingtaine de départements n’a pas encore numérisé du tout son cadastre.

5/ Notaires et enregistrement

C’était encore un doux rêve il y a dix ans, mais on y songe de plus en plus aujourd’hui : les archives des notaires, peu à peu, sont numérisées, pour la plus grande satisfaction des généalogistes qui vont y trouver contrats de mariage, testaments, inventaires après décès, accords commerciaux, etc. Il n’est plus à démontrer la richesse incroyable de ces archives, qui fait le sel de toute une généalogie.en donnant à ses ancêtres une vraie existence, sans compte les déblocages de l’état civil qu’elles permettent dans les périodes les plus anciennes.

Bien entendu, ces numérisations, effectuées par un petit tiers des départements français, sont très partielles, parfois infimes, mais patience et longueur de temps font plus que force ni que rage : les mises en ligne sont régulières. Et n’oublions pas que Geneanet vous en propose également, voyez la carte, nous y avons ajouté les plus conséquentes.


6/ À l’international

Il serait difficile ici d’évoquer les archives du monde entier ! Celles qui existent sont la plupart du temps payantes, notamment dans les pays anglo-saxons ou nordiques, mais elles sont nombreuses. Plus “près” de nous par les flux migratoires, signalons les archives de la Belgique, bien avancées, et celle de l’Italie qui commencent. La Suisse propose le canton de Genève ou la banlieue de Bâle, l’Allemagne le Bade Wurtemberg… une liste (à compléter) est consultable ici. On se tournera vers un site américain comme Cyndi’s List, qui répertorie les sites de généalogie du monde entier, ou on s’aidera des multiples groupes d’entraide ou du bon vieux moteur de recherche Google.

Enfin signalons la variété des outils de visualisation utilisés, souvent simples et performants, certains proposant le téléchargement des images ou des paniers virtuels, d’autres une indexation collaborative, quelques-uns (rares heureusement) aux possibilités très limitées, avec des outils vieillots, lents et inefficaces. Mais là encore, rien n’est figé.

 

NB : vous constatez une erreur ou un manque sur les cartes proposées ? Signalez-le en commentaire, nous mettrons la carte à jour !

 


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89 commentaires Voir les commentaires précédents

Bernard MOULIN
26/07/2018

on ne trouve pas les vosges


Annie RUGRAFF
03/09/2018

Je regrette les archives des Vosges existent , vous écrivez archives numérisées en ligne Vosges


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