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Une balade sur la Côte d’Albâtre Hier et Aujourd’hui

Le 16 juil. 2018 par Aliénor
 

Cet été, nous vous emmenons en balade sur les littoraux français, à la découverte de vos lieux de vacances et de leur histoire. Une plongée dans le temps possible grâce aux plus de 270 000 cartes postales anciennes déposées sur Geneanet. En route !

Nous débutons notre périple sur la Côte d’Albâtre, qui doit son nom à la couleur blanc laiteux que prend parfois la mer au pied de ses hautes falaises de craies. Nous faisons une première étape à Dieppe, première station balnéaire de France, où la duchesse de Berry (1798-1870) lance sous la Restauration la mode des bains de mer. Près de 30 ans plus tard, à la fin de l’été 1853, l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie y séjournent à l’occasion de leur voyage de noces.


Devenu un important lieu de villégiature pour les classes sociales les plus aisées, la ville se développe dans les années 1880 : après l’inauguration de la gare de Dieppe-Maritime en 1874, de gros travaux de voirie modernisent les quais et le port, et un nouveau casino de style mauresque voit le jour en 1886. Il est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale au cours des bombardements qui ravagent un tiers des immeubles de la ville. Pleine de mines, la plage reste inaccessible de nombreuses années. Ville d’art et d’histoire, Dieppe attire aujourd’hui à nouveau les touristes, et accueille même depuis 1980, tous les deux ans, le Festival International de Cerf-Volant. Le prochain aura lieu cette année du 8 au 16 septembre 2018 !

Poursuivons notre promenade sur le littoral. À une trentaine de Dieppe, nous croisons les Valeriquais, habitants de Saint-Valery-en-Caux. Malgré les bombardements de 1940, la maison Henri IV bâtie en 1540 est toujours debout et abrite aujourd’hui l’Office du Tourisme et le Musée d’Histoire locale.


Construite par le riche propriétaire Guillaume Ladiré, et propriété de ses descendants jusqu’en 1881, la maison doit son nom au séjour qu’y aurait effectué Henri de Navarre en 1593.

Après cette étape culturelle, nous nous dirigeons vers Fécamp, ancien port morutier. A l’apogée de son activité, en 1903, le port compte pas moins de 73 morutiers, manoeuvrés par des équipages d’en moyenne 35 hommes !

À bord de leurs trois-mâts, les pêcheurs quittent les côtes européennes pour celles de Terre-Neuve, au large du Canada, d’où ils ramènent les morues. Ces bateaux sont alors appelés des terre-neuviers, et leurs pêcheurs des terre-neuvas.

Nous achevons notre promenade sur la Côte d’Albâtre en allant voir les célèbres falaises d’Étretat, aux pieds desquelles les laveuses et blanchisseuses s’affairent au début du siècle.


La falaise d’Aval, ici en arrière-plan, attire aujourd’hui curieux et photographes du monde entier. Derrière elle, on trouve la Manneporte (de l’ancien français manne porte qui désignait une grande porte ou porte principale), plus large. La plus petite arche des falaises d’Étretat est celle d’Amont. S’y dresse la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, protectrice des pêcheurs.

Ainsi se termine notre balade normande. Pour prolonger le voyage, où que vous vous trouviez, n’hésitez pas à télécharger gratuitement l’application Hier et Aujourd’hui. En plus de pouvoir consulter plusieurs dizaines de milliers de cartes postales anciennes, vous pourrez prendre en photos les vues actuelles et les superposer aux vues anciennes ; le moyen idéal d’appréhender le présent à la lumière du passé…

Partez à la recherche des cartes postales de vos lieux préférés !



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16 commentaires Voir les commentaires précédents

Née en Seine et Oise, c’est vers ces ports et plages que les enfants des écoles d’après guerre partaient en voyage de fin d’année. Que de beaux souvenirs !


Native de Fécamp, j’essaie de retracer mon arbre généalogique qui se cantonne à Fécamp, St Pierre en Port , Saint Valery en Caux ….Merci pour ces cartes postales magnifiques


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