Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 14 mai 2018 par Jean-Yves
 

L'actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd'hui en Guinée, en Haïti, en Allemagne, en Algérie et au Canada.

Le Président de la République de Guinée a procédé à l’inauguration de la bibliothèque nationale située à Donka. La Bibliothèque nationale de Guinée est héritière de la colonisation. C’est d’ailleurs les premières oeuvres coloniales qui ont été vulgarisées dans le pays, avant la construction d’une bibliothèque nationale au lendemain de l’indépendance en 1958. Depuis le bâtiment a été utilisé pour abriter le Ministère de l’enseignement technique puis le musée national avant d’être rénovée et transformée en bibliothèque par les autorités de la troisième République. Pour le ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique, cette bibliothèque nationale entièrement réalisée sur le budget national de développement va dorénavant permettre de combler un manque, vieux de plusieurs années. “Le vide qui était là c’était que la mémoire écrite et audio-visuelle n’était pas à la disposition de la population explique Sanoussy Bantama Sow. La mise à disposition de cette nouvelle bibliothèque nationale va permettre aux guinéens et aux étrangers, dans les années à venir, de consulter cette mémoire”, dit-il. (en français)

La ministre du tourisme, Madame Colombe Emilie Jessie Menos, a participé à la mise en place d’une organisation de la société civile, l’Association Nationale des Archivistes Haïtiens. Outre la Ministre du Tourisme, le Directeur Général des Archives Nationales, Wilfrid Bertrand, le Responsable du Service des Archives du Ministère du Tourisme, M. Balthazar, le Conseiller de la Ministre, M. Gracia Joseph Maxi, les Membres du Conseil provisoire de gestion de l’Association. Pour dire merci et souhaiter longue vie à l’Association Nationale des Archivistes Haïtiens, la Ministre du Tourisme a été invitée, en la circonstance, à partager avec l’assistance, les fondements de sa participation au lancement de la dite organisation. (en français)

En 2015, un groupe d’enseignants-chercheurs de l’Arizona State University faisait une incroyable découverte. Au coeur du monastère d’Altomuenster, en Allemagne, une bibliothèque renfermait des milliers de documents vieux de plusieurs siècles et pour la plupart encore inconnus. Depuis, ils n’ont eu de cesse que de chercher un moyen de sauver ces ouvrages et de les faire découvrir au plus grand nombre. Pressé par le temps, le groupe s’engage à revenir étudier ce trésor. Seulement voilà, un mois plus tard, le Vatican annonce la fermeture prochaine du monastère en question. Les fonds de la bibliothèque Brigittine risquent alors d’être dispersés voire vendus à des acheteurs privés ou pires, détruits. Inquiets pour l’avenir du bâtiment, mais aussi de ses ressources, Schier et Schleif décident de passer à l’action. Ainsi, au cours de l’été 2017, pendant trois jours, Schleif, Schier et un troisième collègue ont pu étudier et trier les centaines de documents plus ou moins bien conservés. (en français)

Un fond de 35 000 boites d’archives audiovisuelles, remontant à plusieurs étapes de l’histoire de l’Algérie, se trouve actuellement dans les sous-sols du siège de la wilaya d’Alger, a indiqué Eric Dubois, expert auprès de l’Institut national de l’audiovisuel de France (INA). Qualifiant son travail au niveau des sous-sols de la wilaya de “véritables fouilles archéologiques”, cet expert de l’INA a expliqué qu’actuellement son équipe tente d’identifier les boites d’archives en bon état afin de les envoyer vers des équipes techniques au niveau de la bibliothèque nationale d’Alger pour un second examen plus approfondi et plus minutieux en vue de les restaurer et de les numériser plus tard. M. Dubois a assuré, en outre, que 300 films ont été récupérés et sauvegardés à l’instar du court métrage algérien “L’enfer à 10 ans”. Le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi, a annoncé, pour sa part, la mise en place prochaine à Tipaza d’un centre de conservation des archives audiovisuelles répondant aux normes internationales. (en français)

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) procède au lancement du Co-Lab, un outil de production participative qui permet aux contributeurs de faire découvrir le passé canadien, une page à la fois. Les Canadiens sont invités à transcrire, à décrire ou encore à traduire les documents numérisés de la collection de BAC, ainsi qu’à les étiqueter au moyen de mots-clés. Ils seront ainsi plus facilement repérables dans le nouvel outil de recherche dans la collection. Grâce au Co-Lab, les Canadiens contribueront à dévoiler d’importants volets de leur histoire. Les premiers défis du Co-Lab portent sur quatre sujets : le journal et les photos de l’Arctique de Rosemary Gilliat (Eaton), les lettres de sir Wilfrid Laurier à sa bien-aimée et future épouse Zoé Lafontaine (Laurier), la correspondance entre sir Robert Borden et sir Sam Hughes et les relations entre la Nouvelle-France et les Autochtones. (en français)

6 commentaires Voir les commentaires précédents

Bernard LERME
19/05/2018

J’ose espérer que les 35 000 boites d’archives audiovisuelles puissent être correctement stockées à une température adéquate, en attendant d’être restaurées et numérisées. Ce qui serait un véritable miracle après 56 ans d’abandon dans les sous-sols du siège de la wilaya d’Alger. Les « fouilles archéologiques » ne demandent qu’à être diffusées sur la toile et visionnées par les nostalgiques.


Merci pour ces infos très intéressantes !


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