Guillaume de Morant répond au questionnaire de Proust

Le 4 déc. 2017 par Frédéric (Geneanet)
 

Marcel Proust a imaginé à la fin du XIXe siècle un questionnaire destiné aux écrivains, afin de cibler leur personnalité. Nous avons remanié celui-ci afin de l'adapter aux généalogistes. Nous vous proposerons régulièrement les réponses de différents acteurs du monde de la généalogie. Cette semaine, c'est Guillaume de Morant qui répond au questionnaire.

Guillaume de Morant est journaliste, on le connaît pour sa collaboration avec le magazine La Revue Française de Généalogie ou avec les éditions Archives & Culture (le tout premier guide de Geneanet, c’était lui, ou encore “Retrouver ses ancêtres par l’ADN”). Il se qualifie lui-même “d’observateur infatigable de la ‘société des généalogistes’ “, et il fait de la généalogie depuis “Une bonne trentaine d’années maintenant. Mais j’ai commencé jeune !”.

Pourquoi avez-vous commencé à faire des recherches ?

  • Pour vérifier des informations transmises dans ma famille et qui me semblaient peu crédibles. J’avais raison de ne pas croire à toutes, mais certaines étaient vraies.

Mon occupation préférée en dehors de la généalogie/l’histoire ?

  • L’enquête !

Ce que j’apprécie le plus dans la généalogie/la recherche historique ?

  • La découverte de nouvelles personnes, de nouveaux lieux et leur mise en contexte historique.

Mon principal défaut quand je fais des recherches généalogiques/historiques ?

  • Parfois je m’obstine. Alors ça peut durer des années…

Quel serait mon plus grand malheur lors de mes recherches ?

  • Je redoute les lacunes dans les archives.

Ce que je déteste par-dessus tout quand je fais des recherches ?

  • Une panne d’idée pour contourner les lacunes.

L’ancêtre dans lequel j’aimerais me réincarner / qui m’a le plus fasciné, et pourquoi ?

  • Boulay de la Meurthe : il a quand même été vice-président de la République ! Sinon, j’adore aussi mes ancêtres plus modestes, dont la vie est moins documentée. C’est un défi de les retrouver et de savoir qui ils étaient, particulièrement les femmes.

La commune/région/pays de mes ancêtres où j’aurais aimé vivre ?

  • Courseulles en Normandie.

Les fautes chez le généalogiste/le chercheur qui sont impardonnables ?

  • L’appropriation. L’absence de remise en question. La destruction d’archives ou la falsification d’archives.

Si je pouvais faire évoluer la généalogie en France et dans le monde d’un coup de baguette magique, que ferais-je ?

  • Les archives notariales de tout le pays seraient numérisées et indexées.

Si je devais définir ma passion pour la généalogie/l’histoire en un mot ?

  • Le plaisir.

La page Facebook de Guillaume de Morant : https://www.facebook.com/guillaume.demorant

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