Une quinzaine de généalogie par-delà les frontières

Le 13 nov. 2017 par Jean-Yves
 

L'actualité internationale des archives et de la généalogie nous entraîne aujourd'hui en Suisse, en Chine, en Argentine et en Espagne, en Tunisie, en Italie, au Canada et aux Pays-Bas.

Un travail fascinant est mené à l’initiative de l’Université de Fribourg, Suisse, pour rassembler des milliers de fragments médiévaux éparpillés dans le monde. La base de données s’offre aux chercheurs et au public. Professeur à l’Université de Fribourg, Christoph Flüeler imagine la création d’une bibliothèque virtuelle mondiale recensant tous ces fragments médiévaux. La bibliothèque nationale de France, du Vatican, Harvard, Yale ou encore Stanford, soit les contributeurs de cette base de données, se partagent aujourd’hui tous ces savoirs. L’Université de Fribourg est à la tête du projet, car elle domine depuis de nombreuses années le domaine de la recherche sur les manuscrits numériques. (en français)

A Pékin, Chine, Jiang Yulin, 82 ans, résident du district de Fengtai et amateur d’histoire, a passé les trente dernières années à amasser un véritable trésor sur le passé de la ville sous forme de milliers de coupures de presse. Sa famille vit dans le quartier depuis quatre générations et il est très souvent visité par des gens qui souhaitent connaître l’histoire du vieux Pékin. (en anglaisen français)

Alberto Manguel, directeur de la Bibliothèque nationale d’Argentine, a annoncé que lui et son homologue de l’institution espagnole, Ana Aramburo, se rencontreront pour conclure l’accord qu’ils ont élaboré et par lequel les deux centres vont travailler ensemble et partager des fonds documentaires numériques. L’Argentine a numérisé ses collections de littérature coloniale et de journaux coloniaux ce qui permettra à la Bibliothèque nationale d’Espagne de compléter ses collections. (en espagnolen français)

Pour la deuxième fois, les Archives Nationales de Tunisie réussissent à inscrire des documents d’archives dans le Registre Mémoire du Monde, programme de l’Unesco lancé en 1992. Ce registre comprend des documents et des fonds documentaires et d’archives qui ont une portée universelle. Les documents proposés par les Archives nationales et inscrits cette année dans ce registre concernent l’abolition de l’esclavage en Tunisie entre 1841 et 1846. Pour rappel, les Archives Nationales de Tunisie ont inscrits, pour la première fois en 2011, dans ce Registre, des documents ayant trait à l’activité de la course en Méditerranée aux XVIIIe et XIXe siècles. (en français)

Les autorités de Bologne, en Italie, ont annoncé la découverte du site du cimetière médiéval juif de la ville, qui avait été détruit en 1569. Elles ont fait savoir que des fouilles archéologiques, réalisées de 2012 à 2014, ont permis de découvrir 408 tombes, ce qui fait de ce lieu d’inhumation le plus important et le plus ancien cimetière juif connu à ce jour en Italie. Le secteur, qui se trouve via Orfeo et dans ses alentours, avait été utilisé comme cimetière juif à partir de 1390 mais avait été détruit après que le Pape Pie V a interdit la présence des Juifs dans les territoires papaux, à l’exception de Rome et d’Ancône, en 1569. (en français)

On en sait maintenant un peu plus sur les Acadiens qui sont restés en Acadie française, sur le territoire actuel du Nouveau-Brunswick, Canada, pendant la période du Grand Dérangement. Des milliers de documents ont été découverts à Paris et permettent de jeter un nouvel éclairage sur le quotidien des camps de réfugiés acadiens de 1751 à 1760. Les documents, qui se trouvaient aux Archives nationales de France à Paris, ont d’abord été remarqués par l’archiviste des Archives nationales du Québec, Rénald Lessard, en 2012. C’est lui qui a avisé ses collègues acadiens de la découverte. Plus de 8000 entrées sont inscrites dans la base de données, dont 4 554 touchent directement à l’Acadie française, c’est-à-dire au Nouveau-Brunswick actuel. (en français)

Vrij Nederland est un journal fondé en 1940, pendant l’occupation allemande des Pays-Bas lors de la Seconde Guerre mondiale, par un groupe de jeunes protestants néerlandais menés par Frans Hofker, un employé de compagnie téléphonique âgé de 20 ans. Les numéros datant de la Seconde guerre mondiale (1940-1945) avaient déjà été numérisés et mis en ligne. Un accord vient d’être signé pour numériser tous les numéros postérieurs à la Seconde guerre mondiale jusqu’en 1994. La durée de ce projet de numérisation n’est pas encore connue. (en néerlandaisen français)

2 commentaires

ghislou1
15/11/2017

bravo pour cette initiative. A quand pour la Russie ?


Denise JUNGER
15/11/2017

Merci pour l’information, mais je ne vois pas l’article concernant l’Espagne !


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