Thierry Sabot répond au questionnaire de Proust

Le 3 oct. 2017 par Frédéric (Geneanet)
 

Marcel Proust a imaginé à la fin du XIXe siècle un questionnaire destiné aux écrivains, afin de cibler leur personnalité. Nous avons remanié celui-ci afin de l'adapter aux généalogistes. Nous vous proposerons régulièrement les réponses de différents acteurs du monde de la généalogie. Cette semaine, c'est Thierry Sabot qui répond au questionnaire.

Thierry Sabot est âgé de 52 ans, il est né à Saint-Etienne et vit dans le Roannais. Il est marié et a trois enfants. Auteur-éditeur, il fait de la généalogie depuis plus de 30 ans. Ajoutons aussi qu’il collabore avec Geneanet, qui publie régulièrement des notes de son site web.

Pourquoi avez-vous commencé à faire des recherches ?

  • Suite au décès de mon père et parce qu’il parlait souvent de faire des recherches généalogiques… toujours repoussées à plus tard…

Mon occupation préférée en dehors de la généalogie/l’histoire ?

  • La littérature, la poésie, la musique… enfin, si je trouve un moment de disponible…

Ce que j’apprécie le plus dans la généalogie/la recherche historique ?

  • Les mentions insolites, les anecdotes historiques et les témoignages de l’époque… Tout ce qui est inattendu et qui donne du relief à nos recherches.

Mon principal défaut quand je fais des recherches généalogiques/historiques ?

  • Ne plus lever le nez des registres et oublier, négliger tout le reste…

Quel serait mon plus grand malheur lors de mes recherches ?

  • Ne plus avoir aucune source disponible ou plus aucune piste de recherche.

Ce que je déteste par-dessus tout quand je fais des recherches ?

  • Ne pas trouver un acte qui est pourtant mentionné par d’autres documents.

L’ancêtre dans lequel j’aimerais me réincarner / qui m’a le plus fasciné, et pourquoi ?

  • Je ne sais pas, sans doute aucun, car leur existence ne fut pas facile.

La commune/région/pays de mes ancêtres où j’aurais aimé vivre ?

  • Sans aucune hésitation le Velay (Haute-Loire), l’un des plus beaux “pays” de France.

Mes noms de famille favoris/originaux chez mes ancêtres ?

  • Chodoreille, Seignobosse, Mouleyre…

Mes prénoms favoris/originaux chez mes ancêtres ?

  • Mélina mais aussi Gaspard Deville (qui me fait penser à gaz de ville… lol).

L’événement historique le plus terrible vécu par mes ancêtres ?

  • Mes parents, alors jeunes adultes, ont vécu le bombardement de la vallée de l’Ondaine par l’aviation américaine en 1944.

La qualité que je préfère chez un généalogiste/un chercheur ?

  • Ne pas se contenter de récolter des patronymes ou des noms de métiers mais essayer de reconstituer le vécu d’un ancêtre ou d’une famille.

Les fautes chez le généalogiste/le chercheur qui m’inspirent le plus d’indulgence ?

  • Une erreur de lecture sur un document ou une mauvaise compréhension ou interprétation d’un document. C’est le métier qui rentre !

Les fautes chez le généalogiste/le chercheur qui sont impardonnables ?

  • Recopier les travaux des autres sans remercier l’auteur, sans citer les sources et souvent sans même vérifier leur exactitude.

Si je pouvais faire évoluer la généalogie en France et dans le monde d’un coup de baguette magique, que ferais-je ?

  • Je numériserais dans l’année les registres notariaux et les archives judiciaires de tous les départements… puis, dans la foulée, ne reculant devant rien, j’ajouterais un index des patronymes et des noms de lieux.

Si je devais définir ma passion pour la généalogie/l’histoire en un mot ?

  • Chronophage (je sais, c’est moche !)

Site web de Thierry Sabot : www.histoire-genealogie.com

14 commentaires Voir les commentaires précédents

Depuis une trentaine d’ années ,je cherche ,et cherche encore .Mais je regrette le temps où avec mon mari ,faisions nos recherches dans les registres dans les mairies puis aux archives ainsi que chez les Mormons à Arras .


comme pour la plupart des généalogistes, l’heure passe plus vite qu’une heure ordinaire ; mais le plus frustrant est que lorsqu’on a trouvé une piste et que l’on se met à chercher dans les archives départementale, on fait chou blanc parce qu’il manque des pages, justement celles dont on a besoin ou que les registres n’existent pas ou plus comme pour Paris


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