Brigitte Snejkovsky répond au questionnaire de Proust

Le 10 oct. 2017 par Frédéric (Geneanet)
 

Marcel Proust a imaginé à la fin du XIXe siècle un questionnaire destiné aux écrivains, afin de cibler leur personnalité. Nous avons remanié celui-ci afin de l'adapter aux généalogistes. Nous vous proposerons régulièrement les réponses de différents acteurs du monde de la généalogie. Cette semaine, c'est Brigitte Snejkovsky, rédactrice du blog Chroniques d'Antan, qui répond au questionnaire.

Brigitte Snejkovsky est âgée de 61 ans, elle est née à Alger et vit en banlieue parisienne. Elle est mariée et a deux enfants. Chef-comptable, elle fait de la généalogie de façon organisée depuis 9 ans. Blogueuse bien connue, elle est aussi membre de Geneatech.

Pourquoi avez-vous commencé à faire des recherches ?

  • Au décès de ma belle mère, pour essayer d’en savoir plus sur les racines de mes enfants.

Mon occupation préférée en dehors de la généalogie/l’histoire ?

  • En premier lieu la lecture, surtout les romans historiques et policiers, le jardinage quand il fait beau.

Ce que j’apprécie le plus dans la généalogie/la recherche historique ?

  • La découverte des différents aspects de la vie quotidienne de mes ancêtres, un peu partout en Europe.

Mon principal défaut quand je fais des recherches généalogiques/historiques ?

  • Je m’oblige à programmer des pauses régulières, sinon je pourrais oublier de bouger de mon siège pendant des heures.

Quel serait mon plus grand malheur lors de mes recherches ?

  • Ne plus avoir que des impasses définitives à chaque fin de branche, mais je doute que ça m’arrive un jour. J’ai toujours de nouvelles sources à étudier, de nouvelles branches à approfondir, et puis il y a la généalogie descendante qui permet aussi de belles découvertes.

Ce que je déteste par-dessus tout quand je fais des recherches ?

  • Découvrir que l’acte dont j’ai besoin pour avancer se trouve juste dans l’année manquante – et introuvable ailleurs – du registre en ligne.

L’ancêtre dans lequel j’aimerais me réincarner / qui m’a le plus fasciné, et pourquoi ?

  • J’ai une longue ligne d’ancêtres que j’aimerais rencontrer, regarder vivre, mais aucun dans lequel j’aurais voulu me réincarner. Ma vie me convient. Mais je suis plutôt attirée par toutes les femmes dans l’ascendance de mes enfants, avec une grande tendresse pour Adèle Kühner, l’arrière grand mère de mes enfants, qui a eu une vie hors du commun.

La commune/région/pays de mes ancêtres où j’aurais aimé vivre ?

  • Toutes celles que je ne connais pas, et que j’espère découvrir un jour – mais là encore, j’aime l’endroit où je vis.

Mes noms de famille favoris/originaux chez mes ancêtres ?

  • Mes enfants ont des ancêtres Schmutz (saleté) et Kleinknecht (petit valet) qui nous ont beaucoup fait rire quand on les a rencontrés. Mais mes patronymes favoris sont ceux que portaient les quatre grands parents de mes enfants.

Mes prénoms favoris/originaux chez mes ancêtres ?

  • J’ai longtemps cru que Philomène était un prénom original, j’ai découvert dernièrement que ce n’était pas le cas. J’aime beaucoup les prénoms de Salomé et Edwige, et j’ai eu le plaisir pendant mes recherches de découvrir que les prénoms que nous avons donnés à nos enfants sont des prénoms qu’on retrouve régulièrement dans leurs deux branches paternelle et maternelle.

L’événement historique le plus terrible vécu par mes ancêtres ?

  • Un ancêtre direct de mes enfants a été guillotiné au moment de la Terreur. Mon arrière-grand-père est mort en 1915, mon arrière-grand-oncle également. Les grands-parents de mon mari ont fui la révolution russe. Si on remonte dans le temps, mes laboureurs ont survécu aux famines, aux épidémies, aux guerres. Comment choisir parmi tous ces événements historiques terribles ?

La qualité que je préfère chez un généalogiste/un chercheur ?

  • L’envie de partager.

Les fautes chez le généalogiste/le chercheur qui m’inspirent le plus d’indulgence ?

  • Je suis par principe indulgente et tolérante, et j’ai du mal à concilier l’idée de “faute” avec un loisir – Aussi longtemps qu’on ne nuit à personne, rien n’est une faute pour moi.

Les fautes chez le généalogiste/le chercheur qui sont impardonnables ?

  • Impardonnable, le mot est fort, mais j’ai peu de patience avec les généalogistes qui se prennent trop au sérieux, et ceux qui croient que leurs ancêtres leurs appartiennent

Si je pouvais faire évoluer la généalogie en France et dans le monde d’un coup de baguette magique, que ferais-je ?

  • Je mettrais un portail et une visionneuse commune au niveau des différentes archives en France et ailleurs.


Le blog de Brigitte Snejkovsky : http://www.chroniquesdantan.com

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