“Retour aux Sources” : un complément de généalogie pour Sonia Rolland

Le 19 juin 2017 par Frédéric (Geneanet)
 

Vous avez peut-être suivi les deux numéros de la cuvée 2017 de l'excellente émission de France 2, "Retour aux Sources", consacrée à la généalogie. Cette année, c'était au tour de deux personnalités féminines attachantes de s'y coller. La première, dans l'émission du 13 juin, est bien connue des Français, c'est l'ex-Miss France, désormais actrice et productrice Sonia Rolland. Revenons sur sa généalogie.

Nous avions pu suivre Sonia Rolland le 13 juin dernier, à la recherche de l’origine mystérieuse de son grand-père paternel Rolland d’un côté, et de l’autre vers sa famille rwandaise. Nous ne pouvions pas laisser “vacantes” les autres branches d’ancêtres sur lesquelles l’émission n’avait pu s’attarder, notre devoir était donc, au mieux possible, de mener à notre tour notre petite enquête.

Sa branche maternelle étant au Rwanda, nous nous sommes intéressés à sa branche paternelle. Nous avons appris grâce à l’émission que son grand-père, Eugène Rolland, était né d’une rencontre éphémère de sa mère, Germaine Deslandes, avec un jeune soldat tué sur le front pendant la guerre de 14-18 sans que le couple ait pu convoler en justes noces et sans que l’on connaisse l’identité du père. C’est donc l’homme qu’elle épousera après la guerre, Eugène Rolland, qui reconnaîtra l’enfant, devenant ainsi son père officiel à défaut de l’être par le sang.

Nous ne nous aventurerons pas dans l’éternelle polémique “peut-on faire une généalogie à partir d’un père adoptif et non d’un père biologique”, et nous étudierons donc l’ascendance ROLLAND (qui s’écrit aussi ROLAND ou ROLAN), dont Sonia a hérité du nom.
Les ancêtres paternels de Sonia Rolland se répartissent sur deux régions bien distinctes : d’abord dans le nord du Béarn, tout prêt du pays basque, via les ancêtres de sa grand-mère paternelle Cécile CASALOT, née en 1918. C’est là que vivaient ses ancêtres laboureurs ou vignerons (familles CASALOT, HAURAT, BETBEDER, CASTILLON, BLONDE…), dans de petits villages vassaux de la vicomté de Béarn, villages qui ne comptaient que 400 habitants (Laneplaà et Orion) ou 1400 habitants (Lagor) à la Révolution. On y parlait l’occitan-gascon, appelé plus simplement le béarnais.

origines-sonia-rolland

Notons que les recherches s’interrompent vite du côté de la mère de Cécile CASALOT, Joséphine, née LABORDE en 1882 d’une fille-mère, Elisabeth LABORDE, dont l’origine reste à déterminer car de nombreux homonymes rendent les recherches difficiles.
Autre particularité de ses ancêtres : les CASALOT ont changé de nom !  En effet, trois générations de descendants d’un certain Pierre SACABOUÉ, décédé en 1817, verront s’accoler “CASALOT” à leur nom, ainsi Etienne CASALOT SACABOUE(U) (1790-1860) puis Jean CASALOT SACABOUEU, né en 1844 ainsi qu’une tante de Cécile CASALOT, morte-née en 1875. Un spécialiste de la transmission des noms de familles de cette région pourrait sûrement nous aider à trouver une explication, en tout cas l’appel est lancé !

Blason de Romagné

Blason de Romagné

 

L’autre région où vécurent les ancêtres de Sonia Rolland se situe à cheval sur deux anciennes régions françaises, le Pays de Vitré et le Pays de Laval, aujourd’hui en Bretagne et dans le Pays de la Loire.
Deux branches s’y étalent sur une ligne allant de l’est de Fougères, en Ille-et-Vilaine, à l’ouest de Laval, dans la Mayenne. L’une en Ille-et-Vilaine du côté d’Eugène ROLLAND avec les familles PITOIS, BLANCHARD, GROUSSARD, BESNIER, LERAUDE, PETIT…, où hormis trois générations de charrons chez les ROLLAND, on ne trouve que les habituels fermiers, cultivateurs ou journaliers. Ces familles vivaient donc aux alentours de Fougères, dans les villages de La Selle-en-Luitré, La Chapelle-Janson, Romagné, Saint-Sauveur-des-Landes, Beaucé, Javené, des communes de 500 à un millier d’habitants…
Le niveau social se hausse lorsque l’on remonte le temps (on devrait plutôt dire que le temps passant, des familles aisées se sont appauvries !) avec plusieurs “sieurs” et “dames”, témoignages de respect pour des individus connus et un peu moins défavorisés que les autres (sans pour autant être richissimes), ainsi les GERMERIE, BERANGER ou LECOQ, qui vivaient à Laignelet.

L’autre branche, à une soixantaine de kilomètres, débute par Germaine DESLANDES que l’on a vu en photo dans l’émission, qui était née à Bazouges, commune intégrée à Château-Gontier, aujourd’hui, à 30 km au sud de Laval.
Les ancêtres de Germaine vivaient dans une zone allant de Château-Gontier à 20 km au nord-est de la petite ville : Bazougers, La Bazouge-de-Chemeré, Arquenay, Parné-sur-Roc, La Bazouge-de-Chemeré, Saint-Denis-sur-Maine. Notons que ses ancêtres BOURBON, qui vivaient à Bazougers, vécurent une histoire agitée : la commune est devenue célèbre pour avoir été l’un des centres de la contre-révolution qui vit se réunir de nombreux chefs chouans. Ainsi, le 18 septembre 1795, un détachement de 350 hommes y fut attaqué et battu par les Chouans à Bazougers : 25 à 30 hommes furent tués, et 40 à 50 blessés. Pendant plus d’un siècle, la ville et la région subirent également plusieurs épidémies. La dernière en date, en 1849, fit 48 morts (du choléra).

Les familles DESLANDES, JOUSEAU, DUVAL, HUNAULT, JOUSEAU, MAURICE, CHEVREUIL, BOURBON, BOITEAU vivaient de la terre : on y trouve ainsi des métayers et des closiers (petit métayer). Plus près de nous, l’arrière-grand-père de Germaine Deslandes, Arsène JOUSEAU, était facteur de la poste aux lettres dans les années 1830, au moment où se structurait à l’échelon national la distribution du courrier (le timbre-poste ne verra le jour que sept ans après le décès d’Arsène, en 1849).

12 commentaires Voir les commentaires précédents

malotte
25/06/2017

je suis déçue j’ai loupé l’émission je vais la rechercher en re play


Enchantée par cette émission comme la précédente. Elle nous a permis de mieux comprendre le probleme du Rwanda et ses atrocités. Les précisions que vous avez apportées sur la branche paternelle et je vous en remercie ont permis un approfondissement des recherches paternelles qui auraient été sûrement trop longues pour la durée de l’émission. Bravo encore. J’attends la suivante avec impatience.


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