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Noms et prénoms : leur origine

Origine du nom "MOYEN AGE"

Étymologie

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Abad
Deux possibilités pour le nom Abad, en fonction de son origine géographique. Soit c'est un nom arabe qui signifie serviteur (de Dieu) : arabe `abd, `abbâd. Soit c'est un nom du Sud ou du Sud-Ouest (variante : Abat), issu du latin abbate = abbé, qui dirige une abbaye. On peut s'étonner d'un tel nom de famille, les abbés ne se reproduisant pas, en principe. Mais d'une part ce n'était pas forcément le cas au Moyen Âge, et d'autre part il faut savoir que le nom abbé désignait aussi dans la société médiévale des fonctions n'ayant rien de religieux. Il peut enfin s'agir parfois d'un sobriquet, du domestique d'un abbé ou encore d'une personne dépendant d'un abbé, d'une abbaye en ce qui concerne les droits seigneuriaux. Notons enfin que, en pays gascon, il existait des abbés laïcs, chargés de percevoir les dîmes.
Agnel, Agniel
Le nom vient du latin agnellus (= agneau). On pense généralement qu'il évoque une personne douce, ce qui est fort possible, mais le nom peut aussi avoir été employé par métonymie pour désigner un pâtre. Surtout, il semble avoir été utilisé au moyen âge comme nom de baptême, sans doute avec une valeur mystique. La forme Agnel est fréquente dans le Sud-Est (83, 84, 13). La variante Agniel se rencontre surtout dans le Gard et la région Rhône-Alpes. Variante italienne : Agnelli. Forme savante : Agnelly.
Alis, Alix
On rencontre fréquemment ce nom dans l'Ille-et-Vilaine. Il est également présent dans les Pyrénées-Orientales. Il s'agit d'un matronyme (nom transmis par la mère) correspondant à un prénom féminin très en vogue au moyen âge. C'est un nom de personne d'origine germanique, Adalhaid, qui est a donné aussi la forme savante Adélaïde (adal = noble + haid = lande).
Allègre
Surnom désignant une personne gaie, enjouée, vive (du latin alacer = vif, prompt, qui a dû donner par la suite *alecrus), mais aussi nom de baptême au Moyen Âge. Le nom est surtout porté dans le Gard, le Var et la Haute-Loire. Diminutifs : Allégraud (87), Allégret (38).
Amiot
Diminutif de ami, ce dernier mot ayant été utilisé au moyen âge comme nom de baptême. Le nom est surtout porté dans la Manche, mais il est courant dans la moitié nord de la France. Matronyme : Amiotte (Doubs).
Amoros, Amouroux
Sobriquet désignant un homme amoureux, ou bien simplement une personne aimable, agréable (au Moyen Âge, amour a surtout le sens de amitié). Il est possible que le nom ait été utilisé comme nom de baptême, ce qui est attesté en Italie pour Amoroso.
Arago, Aragon
Le nom désigne en principe celui qui est originaire de l'Aragon, soit au sens géographique strict, soit en tant que royaume. Le nom Arago est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. La forme Aragon se rencontre dans le Sud-Ouest (09, 31, 32) et dans le Var. Le toponyme doit son nom à une rivière, affluent de l'Ebre, dont l'étymologie n'est pas claire. Il a sans doute été employé comme nom de personne au Moyen Âge, ce nom étant sans doute à l'origine de la commune d'Aragon, dans l'Aude (locus de Arago, 1203). Variante : Aragou (81). Dérivés : Aragonais (31), Aragonès (09), Aragonez (Espagne).
Arias
Utilisé au Moyen Âge comme nom de baptême, ce patronyme espagnol très répandu pourrait être un dérivé de Arès (dieu grec de la guerre), du nom latin Aredius (voir Yrieix), voire du nom hébreu Arieh ('arieh = lion). Variante galicienne ou portugaise : Aires.
Armange
Un nom rencontré dansl'Ouest, et qui semble venir du 49 ou du 53. On trouve aussi les formes Armanges, Harmange, Harmanges, Hermange, qui ont la même origine. La finale -ange(s) laisse penser qu'il s'agit d'un toponyme, nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -anicas. La forme d'Armange, rencontrée au moyen âge, semble également confirmer qu'il s'agit d'un toponyme. Cependant, il n'existe aucune commune portant ce nom, même si on trouve Hardanges dans le 53. Par contre, il semble bien que le nom ait été utilisé autrefois comme nom de baptême. Bref, l'origine reste obscure.
Astruc, Astruch
Fréquent en pays occitan et en Roussillon, le nom vient de "astre", et signifie "né sous un bon astre, chanceux". Il était très courant chez les juifs du Moyen Âge, soit comme prénom, soit comme patronyme, mais il a été aussi porté par des chrétiens. Matronyme : Astrugue. Variantes : Estruc, Estruch, Estru. En composition : Bonastruc (à rapprocher de Bonastre, porté dans la région toulousaine)."
Auriol
Le nom est fréquent dans le Tarn et dans l'Aude, ainsi que dans les Pyrénées-Orientales. On admet le plus souvent qu'il s'agit d'un sobriquet comparant l'individu à un loriot, soit en raison de la beauté de son chant, soit en raison de son infortune conjugale (vu la couleur de cet oiseau). Il est cependant possible que la couleur dorée soit un symbole de majesté (dans ce cas le nom serait formé directement sur l'adjectif latin aureolus), indissociable de l'auréole. C'est d'autant plus plausible qu'au Moyen Âge il était fréquemment utilisé comme nom de baptême et est à l'origine de Saint-Auriol, hameau de la commune de Lagrasse (11).
Auzanneau
On trouve aussi la forme Ozanneau, qui est équivalente. Autres variantes : Auzaneau, Auzanot, Auzeanneau. C'est un diminutif de Auzanne, Ozanne. Quant à ce nom Ozanne, il est en quelque sorte la traduction française de Hosanna, acclamation qui symbolise la fête des Rameaux (cri poussé lors de l'entrée du Christ à Jérusalem). On a pu donner ce nom à un enfant né au moment des Rameaux, mais c'était de toute façon un nom de baptême assez répandu au Moyen Âge. Le nom Auzanneau semble venir des Deux-Sèvres ou de la Vienne, département où on trouve aussi les diminutifs Auzanet, Auzannet. On rencontre également les formes Auzannat, Auzannat en Auvergne.
Babin
Nom surtout porté dans le Poitou et en Vendée. Il est de formation onomatopéique, et peut désigner celui qui fait la moue, ou encore celui qui bégaie. Autre possibilité, un personnage niais, sens du mot en wallon, et peut-être ailleurs au moyen âge.
Baculard, Bacculard
Nom rencontré dans le Vaucluse, le Var et les Bouches-du-Rhône. Probable dérivé du latin "baculum" (= bâton, sceptre), il a désigné au Moyen Âge, selon F. Mistral, un huissier à verge, un appariteur. Il a pris ensuite un sens plus péjoratif (bon à rien, jocrisse)."
Balency
Nom porté en Béarn. Variantes : Balencie, Valencia, Valencie. Désigne très rarement celui qui est originaire d'une localité appelée Valence. C'était en effet au moyen âge un nom de baptême assez fréquent dans cette région (formé sur Valentius, dérivé de valens = vaillant). A noter le patronyme composé Balency-Bearn (voir aussi Bearn).
Barboteu
Peut-être un sobriquet ayant désigné une personne qui bredouille, qui articule mal. C'est en tout cas le sens du verbe barbeter, barboter en ancien français. Le nom semble occitan, et correspond au français Barboteau, Barbotteau. A noter qu'au Moyen Âge la barbote était aussi une barque munie d'un pont, mais la première mention ne date que du XIVe siècle. Autre solution : un toponyme avec le sens de lieu boueux, où l'on patauge. A noter le hameau de Barboteux à Figarol (31). Enfin, il convient de noter que Barbot est aussi un nom de personne médiéval (Barbotus dans divers cartulaires), ce qui pourrait être la meilleure explication : voir Barbotin.
Baron
Titre de noblesse employé comme sobriquet pour désigner une personne hautaine (ou encore celui qui était au service d'un baron, qui détenait des terres appartenant à un baron). Le mot avait cependant un autre sens au Moyen Âge, et pouvait désigner un homme, surtout considéré en tant que mari. Le patronyme doit correspondre à ce second sens dans de nombreux cas. A noter enfin que Baron peut aussi être un patronyme juif (forme contractée de Bar Aaron = le fils d'Aaron). Le nom de famille est très répandu en France, il est particulièrement présent en Bretagne et dans le Nord.
Baudelaire
Correspond au badelaire ou bazelaire, coutelas de forme courbée utilisé au moyen âge (première mention en 1300). Le patronyme, surtout porté dans la Meuse, a dû désigner le fabricant ou le porteur de cette arme, à moins qu'il ne s'agisse d'une métaphore grivoise, toujours possible lorsqu'on parle de couteau ou d'épée. Variantes : Bazelair, Bazelaire (08), Beaudelaire (51).
Bearn, Béarn
Désigne en principe celui qui est originaire du Béarn. Seul problème, c'est en Béarn qu'il est essentiellement porté. Il faudrait vérifier que le nom n'a pas été utilisé comme nom de baptême au moyen âge.
Beauboucher
Les plus anciennes mentions situent le nom dans l'Aisne, où il est encore assez courant aujourd'hui, tout comme sa variante Beaubouchez. Il est également très présent dans le département du Nord. A priori, il désigne un "beau" boucher (à noter que l'adjectif "beau" a souvent le sens de "bon" au Moyen Âge, et qu'il peut aussi être employé ironiquement). Cependant, la variante ancienne Beaubouchet peut laisser planer un doute (le mot "bouchet" désigne un bosquet ou un lieu où pousse le buis)."
Surnom familier, le plus souvent moqueur.
Figure de style qui jouent un rôle essentiel dans la formation des surnoms. La plus fréquente est la métonymie. Lorsqu'on appelle une personne 'Bosch' (= le bois), on le désigne par le lieu où il habite, si on l'appelle Farine, on le désigne par la matière qu'il travaille. Quand on a affaire à des sobriquets, on ne sait jamais si on a affaire a une métaphore (= comparaison sous-entendue) ou à une métonymie. Prenons une personne qui s'appelle Poisson : l'a-t-on surnommée ainsi car elle pêche du poisson (métonymie), ou car elle ressemble au poisson, par son physique ou son comportement (métaphore) ? Le problème est insoluble, il suffit simplement de le savoir !
Nom de famille transmis par la mère. Ex : le nom Fabre est un patronyme, mais Fabresse est un matronyme.
Nom formé à l'aide d'un suffixe diminutif, utilisé en général pour exprimer la filiation. Les suffixes diminutifs catalans les plus fréquents sont -ET, -OT.
Anthroponyme transmis par le père. La plupart des noms de famille sont des patronymes.
Frédéric Mistral, Lou Tresor dóu Felibrige ou Dictionnaire provençal-français, 1878.
Figure de style qui jouent un rôle essentiel dans la formation des surnoms. La plus fréquente est la métonymie. Lorsqu'on appelle une personne 'Bosch' (= le bois), on le désigne par le lieu où il habite, si on l'appelle Farine, on le désigne par la matière qu'il travaille. Quand on a affaire à des sobriquets, on ne sait jamais si on a affaire a une métaphore (= comparaison sous-entendue) ou à une métonymie. Prenons une personne qui s'appelle Poisson : l'a-t-on surnommée ainsi car elle pêche du poisson (métonymie), ou car elle ressemble au poisson, par son physique ou son comportement (métaphore) ? Le problème est insoluble, il suffit simplement de le savoir !

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