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Forums - Surnames - MAUVILLAIN | MAUVILAIN | MALVILLAIN | MALVILAIN



Author Topic: Le fils du médecin de Molière, J.A. de Mauvillain, clerc tonsuré en 1669  (Read 1407 times)
dauvillar

Messages: 33

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« on: 08 October 2006, 13:10:14 »

Le Docteur Christian Warolin, pharmacien, ancien Président et membre de la Société d'Histoire de la Pharmacie, vient de me communiquer une de ses publications récentes (1) qui nous en apprend un peu plus sur Armand-Jean de Mauvillain, le jeune, fils du médecin et ami de Molière.

Nous connaissions par quelques auteurs dont Voltaire, la demande de canonicat à la Sainte Chapelle de Vincennes faite par Molière au Roi Louis XIV dans son troisième placet du 5 février 1669 (2).
Dans ce placet, Molière parle de son médecin mais de dit pas expressément que le canonicat demandé est en faveur de son fils. Il n'y a aucune trace d'un Mauvillain chanoine à Vincennes dans le registre capitulaire de la Chapelle Royale de Vincennes de 1668 à 1672.

Mais Molière ne cite pas non plus de nom du médecin pour lequel il demande un canonicat. Et si ce médecin n'était pas Mauvillain mais un autre de son entourage ? Il faudrait que ce fils soit  tonsuré, apte à recevoir un canonicat !

Le Dr Warolin a retrouvé un acte notarié de juillet 1669 dans lequel le jeune Armand-Jean de Mauvillain, il a alors tout juste 18 ans, est dit "clerc tonsuré". Il réside alors au séminaire Saint Charles (anciennement Saint Lazare puis Petit Saint Lazare, renomme en 1651).

Son oncle, Louis Mauvillain, chanoine de l'église cathédrale de Luçon lui octroyait une pension viagère pour ses études.
 
On sait que le jeune Armand-Jean de Mauvillain poursuivit ensuite des études de médecine à la faculté de Paris jusqu'à obtenir le titre envié de Docteur Régent le 31 décembre 1976, à l'âge de 25 ans. Il décède jeune, l'année suivante, en août 1677.

Le Docteur Christian Warolin en conclut bien logiquement que "la requête n'a pas été entérinée par le Roi"
 
 
(1) Revue XVIIe siècle, n° 232, 56e année, n° 3-2006

(2) "Sire,
Un fort honnête médecin, dont j'ai l'honneur d'être le malade, me promet et veut s'obliger par-devant notaires de me faire vivre encore trente années, si je puis lui obtenir une grâce de Votre Majesté. Je lui ai dit, sur sa promesse, que je ne lui demandais pas tant, et que je serais satisfait de lui pourvu qu'il s'obligeât de ne me point tuer. Cette grâce, Sire, est un canonicat de votre chapelle royale de Vincennes, vacant par la mort de ...

Oserais-je demander encore cette grâce à Votre Majesté le propre jour de la grande résurrection de Tartuffe, ressuscité par vos bontés? Je suis, par cette première faveur, réconcilié avec les dévots; et je le serais, par cette seconde, avec les médecins. C'est pour moi, sans doute, trop de grâce à la fois; mais peut-être n'en est-ce pas trop pour Votre Majesté, et j'attends, avec un peu d'espérance respectueuse, la réponse de mon placet. "

Gérard Mauvillain


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