Publicité

X

Une liste de 16 000 militaires morts pendant les guerres napoléoniennes

Le 15 mars 2013 par admin

vignmilitaires.jpgQuels progrès depuis les débuts de l’Internet grand public ! On peut aujourd’hui y dénicher des documents que l’on n’aurait jamais pu rêver de consulter, comme cette ” Liste de seize mille militaires Français ou au service de France, faits prisonniers de guerre de 1810 à 1814 et qui sont morts en Russie, en Pologne et en Allemagne, suivis d’une autre liste de militaires encore vivans en Russie“.

militaires.jpgCet ouvrage est disponible sur le site de la Bibliothèque Nationale de France, Gallica. Son titre en précise exactement le contenu, comme on le faisait à l’époque. Il a été édité en 1826 par le sieur Mehliss, notaire royal à Hemmendorf, alors un simple quartier de la ville de Rottenburg-am-Neckar, dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne.

Pourquoi ce personnage a t-il décidé de publier une telle liste ? Probablement pour des raisons altruistes et afin de venir en aide aux nombreuses familles qui, douze années plus tard, étaient toujours sans nouvelles de leurs proches partis combattre dans les armée de Napoléon.

Quelques rappels sont nécessaires sur cette période-clé de l’Histoire de France. En 1810, Napoléon vient de signer la paix avec l’Autriche et il ne se bat plus après ses échecs successifs en Espagne et dans ce pays, c’est la célèbre bataille de Wagram. Néanmoins il reste à la tête d’un Empire important comportant 134 départements, et les frontières de la France s’étendent jusqu’à la Hollande, l’Italie et une partie en ex-Yougoslavie. De nombreux Etats limitrophes sont également vassaux de la France, de l’Espagne à la Pologne en passant par l’Italie et la Suisse.

A partir de 1812, il s’engage dans de nouveaux conflits qui le conduiront à sa perte : les campagnes d’Allemagne et de Russie. Son armée est alors gigantesque car elle compte 600 000 hommes. Les batailles seront meurtrières et les conditions climatiques épouvantables. Notre époque en a d’ailleurs conservé l’expression “c’est la bérézina”, du nom du fleuve franchi par une grande armée en lambeaux.

Pour nos ancêtres paysans ou artisans, le recrutement dans les armées Napoléoniennes fut assez similaire à celui que l’on a connu avec la guerre de 14-18 : absence de tous les jeunes hommes pour les travaux des champs, envoyés se battre dans des contrées lointaines et souvent y perdre la vie. Cette liste de 16 000 noms reste très limitée en importance face aux nombre de soldats décédés pendant ces campagnes, mais elle a été faite à partir d’informations que l’on peut qualifier de sérieuses, puisqu’il s’agit de listes obtenues directement auprès des hôpitaux militaires de Russie, Allemagne et Pologne, par “plusieurs personnes” qui se sont déplacées pendant plus de quatre ans dans ces hôpitaux, aidés dans leur tâche par des “fonctionnaires publics”

Comme on peut le constater, deux types de listes sont publiées dans cet ouvrage : l’une comportant les nom, prénom et lieu de naissance (décès en Allemagne), l’autre les seuls nom et prénom (Allemagne, Russie, Pologne). Néanmoins, si vous avez pu repérer parmi vos ancêtres un soldat engagé dans les armées napoléoniennes et dont vous n’avez jamais retrouvé trace du décès, pourquoi ne pas tenter votre chance ? Signalons également que la première liste n’est pas classée, ni par ordre alphabétique ni par ordre géographique.

Nous remercions vivement Patrick Boucard pour cette information précieuse : nous procèderons prochainement à la reconnaissance optique de cette liste de noms (si vous n’avez pas le courage de la lire en entier !) afin de l’intégrer dans nos moteurs de recherche et de vous permettre d’y accéder via la Bibliothèque Numérisée.

[ La liste des 16 000 militaires ]

9 commentaires Voir les commentaires précédents

Claudine ROSE
06/04/2016

Bonjour
je recherche des renseignements sur un soldat Jean Libéral mort a l’hopital de seville en 1811.ou puis je trouver des renseignements?
Merci d’avance pour votre aide


Yves ULPAT
20/06/2016

J’ai découvert que 2 Dames du même patronyme que moi habitaient au Kirghizistan —
Peut on imaginer que un ou des soldats français –prisonniers après la Berezina –aient fait ‘souche’
en Rusie ,dans ce pays lointain ? Sinon comment s’y trouvent elles ?


Vous devez être connecté pour déposer un commentaire. Connexion / Inscription